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Raphael Saadiq

Stone Rollin’

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Ex Tony! Toni! Toné! et Lucy Pearl, Charlie Ray Wiggins, alias Raphael Saadiq, revient en forme pour son cinquième LP. Du moins à premier abord. Après avoir exploré la Soul des sixties sur son déjà classique « The Way I See It », en 2008, le chanteur à lunettes s’attaque de nouveau à la Soul vintage, en y ajoutant une pincée de rockabilly, de funk et de groove.

« Stone Rollin’ » s’ouvre par un « Heart Attack » au riff funky irrésistible ; mais c’est essentiellement l’excellent single « Radio » qui retient l’attention. Un morceau qui donne envie de ressortir le vieux papier peint fleuri, les fringues de papa et maman –circa seventies–afin de dessiner des pas de danse dont James Brown serait fier.

Malheureusement, l’euphorie est de brève durée et opère quelques petites courbes mal venues. Lorsque les morceaux se distinguent, ils sont particulièrement bons. C’est le cas de « Radio », « Stone Rollin’ », « Moving Down The Line », « Day Dreams » et « Good Man ». Mais dans le souci de ne pas effrayer les fans de « The Way I Like It », Saadiq exécute, sur l’autre moitié du disque, un bis-repetita à coups de morceaux mous du genou. A l’instar de « Go To Hell », le très N.E.R.D. « Over You », les barbants « Just Don’t » et « The Answer ». Reste que l’on sent Saadiq ultra investi dans son travail, même au sein des morceaux les plus pourris de l’opus. Si bien que la production de « Stone Rollin’ » est tout simplement parfaite. Ne manque plus que le craquement du vinyle et on s’y croirait.

Live : Gent Jazz Festival (16/07)

 

Raphael Saadiq

Natural Born Groover

Écrit par

Pour son premier passage en Belgique, Raphael Saadiq a choisi de se produire sur la scène de l’Ancienne Belgique. Le soulman/producteur venait y défendre « The Way I See It », un troisième ouvrage publié il y a un peu plus d’un an. Un show qui avait de quoi faire taire les critiques zélés pointant encore du doigt ses semi-échecs du passé.

Il est loin le temps des Tony! Toni! Toné! et Lucy Pearl, ces formations qui ont peiné à décoller pour, finalement, finir leurs jours dans l’indifférence la plus totale. Raphael Saadiq, pierre angulaire de ces deux combos, a réussi à tirer son épingle du jeu. D’abord en produisant un large panel d’artistes multi-récompensés (TLC, Macy Gray, The Roots, d’Angelo, etc.), puis en délivrant trois travaux d’excellente facture. Dont un « The Way I See It » qui distille toute sa substance de la Soul des années 60. L’artiste, né en 66, rend un bel hommage à cette décennie aussi bien en studio que sur scène.

Cette scène, Raphael Saadiq l’occupe comme pas deux. Accompagné d’une demi-douzaine de musiciens et de deux choristes, l’homme enflamme l’Ancienne Belgique dès son entrée. Vêtu d’un costard jaune et portant de petites lunettes qui font désormais partie intégrante du personnage, Saadiq souffle le chaud sans se prendre la tête. Au milieu du set, il laisse d’ailleurs l’avant-scène à ses deux choristes le temps de deux morceaux. La jeune femme ultra-motivée, dont le nom m’a échappé, reprend le méga-tube de Lucy Pearl, « Don’t Mess With My Man » tandis que CJ Hilton, le second backing vocalist, prend le micro sur « Never Give You Up ». L’osmose entre le band et le chanteur est irréprochable. Le groupe s’amuse et communique sa bonne humeur au public qui, de part en part, se secoue sur le Doo-Wop de Saadiq.

Au bout d’une petite heure, la scène se vide, le temps de reprendre son souffle. La troupe revient très vite pour déballer près de trois-quarts d’heure de show supplémentaire. Raphael Saadiq réapparaît sur scène, sans lunettes et dans une tenue plus décontract’. Les fans du premier rang lui tendent des stylos et le gars se prête au jeu des autographes pendant une bonne dizaine de minutes. L’assistance a même droit à un second rappel durant lequel les musiciens interprètent le classique « Let The Sunshine In », repris en chœur par tous. Le guitariste de la troupe vient ensuite clouer le bec à tout le monde le temps d’un solo exemplaire qui clôture les deux heures d’un show incontestablement fédérateur.

Organisation : Live Nation + AB

(voir aussi notre section photos) 

Raphael Saadiq

The Way I See It

Écrit par

On connaît surtout Raphael Saadiq pour ses talents de producteur. Il suffit de citer quelques noms pour en être convaincus : The Roots, Roots Manuva, Jill Scott, D’Angelo… On s’arrêtera en chemin, car la liste n’est pas exhaustive. Ne se contentant pas d’être un multi-instrumentiste talentueux, notre homme est également doué au chant. Et il l’a déjà prouvé chez les défunts et très bons Lucy Pearl.

« The Way I See It » constitue son troisième album solo, un disque au cours duquel Raphael monte sans complexe dans le wagon de la soul ‘vintage’. Genre extrêmement populaire depuis l’explosion d’Amy Winehouse, la soul à l’ancienne a toujours compté ses fanatiques et dignes défenseurs, comme l’excellente et pas assez connue Sharon Jones. Un peu en retard donc, Raphael Saadiq se fend aussi d’un hommage appuyé aux grands maîtres de la soul des années soixante. Marvin Gaye et Curtis Mayfield sont les figures tutélaires, Motown la référence stylistique. Douze chansons énergiques et mélodiques, magnifiquement orchestrées et trempées dans le doo-wop. On y rencontre quelques invités de marque comme Stevie Wonder, Joss Stone et Jay Z, responsable d’un excellent rap sur « Oh Girl ». L’intervention de ce dernier s’avère d’ailleurs la seule touche ‘moderne’ sur « The Way I See It », car on a très souvent l’impression que l’elpee a été enregistré en 1966. Rien d’original donc, mais un pur plaisir d’écoute garanti. Les fans de soul à l’ancienne auraient tort de bouder leur plaisir…