La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Ray Davies

See my friends

Écrit par

Drôle d’idée de réenregistrer ses propres chansons en compagnie d’autre musiciens. Et surtout de consacrer un album complet à ces exercices de style. D’autant plus qu’il s’agit, pour la plupart, de classiques de la musique pop/rock. Car hormis Mumford & Sons qui apporte un peu de fraîcheur à l’adaptation de « Days/This time tomorrow » ainsi que la seule perle de l’elpee, curieusement un autre medley, intitulé « All day and all of the night/ Destroyer », pour lequel Billy Corgan apporte une toute nouvelle dimension, le reste fait un peu pâle figure par rapport aux versions originales. Et pourtant, il y avait du beau monde invité pour participer à ce banquet musical : Bruce Springsteen, Lucinda Williams, Metallica, Jackson Browne, Spoon, Black Francis et même Arno. Bon Jovi aussi. Qui se paye le luxe de massacrer « Celluloid heroes ». Bien sûr, pour les sexagénaires, voire les quinquas, ces compos ne peuvent que rappeler d’excellents souvenirs. Mais si Ray Davies est un des mélodistes et paroliers les plus doués de sa génération, il faut reconnaître qu’il y a plus d’un quart de siècle qu’il est tombé en panne d’inspiration. Un album sans grand intérêt…

 

Ray Davies

Other people’s lives

Écrit par

Si on tient compte de la bande sonore du film « Return to Waterloo » commise en 1985 et de « The Storyteller » en 1998, une œuvre qui mêlait lecture d’extraits de son livre et chansons interprétées à la guitare sèche, « Other people’s lives » constitue le troisième album solo de Ray Davies. Un disque dont la plupart des compos ont été écrites lors de son séjour à la Nouvelle-Orléans. Mais Raymond Douglas Davies est surtout célèbre pour avoir drivé pendant plus de 40 années, en compagnie de son frère Dave, les célèbres Kinks. Considéré comme un des meilleurs songwriters britanniques de tous les temps, Ray est même devenu une des influences majeures pour des artistes incontournables comme Paul Weller (The Who), Morrissey (The Smiths), Damon Albarn (Blur) et Pete Townshend ; ce dernier a d’ailleurs concocté son célèbre « Tommy » en s’inspirant d’« Arthur or the decline of the British Empire » (1969) et de « S.F. Sorrow » des Pretty Things (1968). Quatre décennies plus tard, la plume de Ray est toujours aussi caustique et lucide. Et sa vision du monde contemporain britannique aussi réaliste. Chroniqueur social et rêveur mélancolique, il est également demeuré un excellent mélodiste. Et il le démontre encore sur une majorité de titres de cet « Other people’s live ». A l’instar de « The tourist » ou de « Stand up comic » qui auraient pu figurer au répertoire de Blur. Ou encore de « The getaway (lonesome train) », une compo plus romantique très proche de la face la plus country d’un Neil Young (avec dobro et slide). L’elpee recèle également l’un ou l’autre fragment enrichi de cuivres, au sein une atmosphère de fête très New Orleans. En y séjournant, il devait forcément y rester quelque chose. Mais Ray n’a pas pour autant négligé l’électricité. Particulièrement musclé, « Things are gonna change (the morning after) » implique la bagatelle de trois guitares, alors qu’« After the fall » évolue dans un registre que n’aurait pas renié Tom Petty. Bref, un album d’honnête facture, qui ne recèle cependant pas de tubes de la trempe de « Well respected man », « Sunny afternoon », « Waterloo sunset » ou encore « Lola »…