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Regina Spektor

What We Saw From The Cheap Seats

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Pour son sixième LP studio, Regina Spektor reste fidèle à elle-même. Pas la peine de chercher une quelconque imprévisibilité ou fausse note, la New-Yorkaise privilégie sa formule piano-voix impeccable habituelle. Armée de son inusable instrument à touches, Spektor fredonne des ritournelles qui font chaud au cœur et aux oreilles. Même lorsqu’elle tente de nous arnaquer en récupérant l’un de ses vieux morceaux. En l’occurrence « Ne Me Quitte Pas » –aucun lien avec le classique– déjà présent sur son deuxième labeur « Songs » auto-publié en 2002. Sans compter qu’une bonne moitié de ce « What We Saw From The Cheap Seats » réunit d’anciens titres interprétés lors de ses pérégrinations ‘live’, mais jamais enregistrés en studio.

Le talent de conteuse de la brunette vise toujours dans le mille, d’autant plus lorsqu’elle s’adonne à quelques cabrioles vocales ou que le ton se fait grave (« Oh Marcello », « All the Rowboats »). Plutôt maligne, Spektor emballe ses mélopées en 37 minutes, une durée raisonnable quand on ressert plus ou moins le même plat pour la sixième fois. Mais « What We Saw From the Cheap Seats » est tellement bon qu’on tombe dans le panneau sans demander son reste.

 

Regina Spektor

Live In London

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Depuis la publication de son quatrième LP (NDR : premier au sein d’une major), « Begin To Hope », en 2006, Regina Spektor s’est imposée comme une figure particulièrement respectée de la scène indie pop féminine. A l’heure où Fiona Apple est aux abonnées absentes et Tori Amos concocte le même disque trois fois de suite, la New-yorkaise d’origine russe arrive au bon moment. Quatre ans et quelques millions de disques écoulés plus tard, la poétesse propose son premier disque enregistré en public. Accompagné d’un Dvd retraçant une version imagée de l’œuvre sonore, « Live in London » a été immortalisé le 4 décembre 2009 à l’HMV Hammersith Apollo, au cœur de la capitale britannique, et retrace un large pan du parcours de la jeune femme. Une sorte de best-of ‘live’ que la charismatique chanteuse envoie tout sourire et parfois avec une pointe de second degré aux auditeurs/téléspectateurs.

Le Dvd s’ouvre sur une reprise culottée de l’intro du « November Rain » des Guns’n’Roses avant de suivre plus ou moins la même trajectoire que le Cd. Spektor virevolte majestueusement de ses tubes (« On The Radio », « Laughing With », « Dance Anthem Of The 80’s », sans oublier « Us ») à quelque uns de ses meilleurs morceaux (« Après Moi », « Man Of A Thousand Faces », « Ode To Divorce », « Hotel Song », « Samson ») en passant par deux ou trois inédits. Le tout bonifié par la présence d’un petit orchestre à cordes. Circonstanciellement, une guitare opère une rapide incursion (« That Time », « Bobbing For Apples ») mais la voix de Regina Spektor n’est jamais mieux mise en valeur que lorsqu’elle s’exprime derrière son instrument de prédilection, le piano. « Live In London » se destine autant aux fans qu’à ceux qui désirent découvrir un joli panorama de la carrière de la demoiselle.

 

Regina Spektor

Begin To Hope

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Conteuse hors pair au parcours atypique, Regina Spektor (ce nom !) a du prendre son mal en patience. Après avoir occupé de nombreux soirs la scène d’un piano-bar dans lequel elle revendait des démos pour arrondir ses fins de mois, la post-adolescente (19 ans à l’époque) autoproduira ses deux premiers essais, « 11:11 » et « Soviet Kitsch ». Elle signera ensuite auprès du label Sire Records, filiale de Warner Music, qui tentera de donner une seconde vie commerciale à un « Soviet Kitsch » à nouveau très injustement ignoré par la critique. Début 2006, Warner voit en elle une potentielle vache à lait et décide de lui consacrer une promo à la hauteur de son talent. Les perles de ses travaux antérieurs se retrouveront donc compilés sur « Mary Ann Meets The Gravediggers and Other Short Stories » qui se frayera un chemin vers les oreilles attentives des critiques et du public. Enfin.

Satisfaits du succès généré par ce recueil, la jeune Russe juive du Bronx (rien que ça !) et son label précipitent la sortie de sa nouvelle plaque, « Begin To Hope ». Une petite merveille. Si quelques similarités entre Fiona Apple et Regina Spektor subsistent, il est aujourd’hui plus difficile de les démasquer. Qualifiée par la presse américaine d’anti-folk, la musique de la Russe ne se résume pas à un simple contre-courant. Les compositions abruptes de « Begin to Hope » sont un microcosme à elles seules. Un petit univers théâtral cosy où l’auditeur devient témoin, malgré lui, des frasques verbales d’une narratrice à la fois exubérante et attachante. Du trippant « 20 Years Of Snow » à l’affirmation de ses racines russes sur un bouleversant « Après Moi », Regina et son piano captivent. Ce qui suffit à notre bonheur.