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Reno Jones

Shrunken heads

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En 1997, trois musiciens californiens - issus de Valencia très exactement - décident de monter un groupe : Reno Jones. Le tromboniste Mike Crandall, le guitariste Doug Chapline et le trompettiste K.O Skinsnes osent le parti de réunir une ligne de cuivres forte, engageant deux saxophonistes pour accentuer cet aspect –ma foi– déjà fort cuivré : Roger Ehrnman au ténor et Chris Searight susceptible de doubler au ténor et au baryton. Pour compléter le line up, une chanteuse est recrutée. Elle occupera le front de la scène : Miss Jerri-Sue Dawson. Il ne manquait plus qu'une section rythmique que traduira le concours de Larry Passhall aux drums, de Mike Burnham à la basse et de David Jones aux claviers. Forte de ses neuf musiciens, Reno Jones avait de quoi impressionner la galerie. La formation commet un premier album en 2000 : "How're we gonna pay for this"; un opus suivi de "Live from Inside of the California institution for women" en 2003.
 
Ce nouvel elpee s’ouvre par une très courte plage qui donne pourtant le nom à l'album. Elle met immédiatement en exergue la voix puissante et percutante de Jerri-Sue, bien soutenue par le piano et la guitare largement amplifiée. Le rythme s'accélère. Tous les instruments font leur entrée sur "Tired of feelin' blue". Pour la circonstance, c'est le leader gratteur Chapline qui se réserve le chant. Et avec talent ! Jerri-Sue revient chanter le très blues "Take a look at me now". Nonobstant le rôle du piano et de la ligne de cuivres, le tempo est plutôt indolent, avant que l'orgue - un tantinet jazz - n’opère un petit cavalier seul fort intéressant. "I thought I had it bad" est un long slow blues. La voix claire de Miss Dawson se détache parfaitement des cuivres. Coécrite par Martie Echito, "I plead guilty" est une plage funky impliquant des claviers synthétiques. Ce n’est pas trop ma tasse de thé. Plus excitant, "Three legged man" consomme du rockin' R&B teinté d’un soupçon de jump. Le piano de Jones sautille. Les cuivres s'emballent, et en particulier la trompette, le trombone et le sax ténor. Reno Jones se révèle plus laidback au sein d’une ambiance chaleureuse et volontiers sudiste. Il interprète ainsi "Temptress", une plage chantée nonchalamment par Jerri-Sue et colorée par la slide gouailleuse de Mr Rick Vito (NDR : un invité !). Probablement une des meilleures de l'album! Très blues, mais acoustique, "Jezebelle" est chantée par Chapline ; un fragment souligné par l'harmonica de Jeff Masters. Excellent ! Les cordes introduisent en douceur "No warning". L’atmosphère est jazzyfiante tout au long de ce R&B qui autorise une sortie de la trompette de Skinsnes. Blues dynamique, "Sure takes care of me" est imprimé sur un tempo qui correspond parfaitement au profil de ce big band. Jerri-Sue assure et contrôle parfaitement ses vocaux La partie de saxophone est brillante. "I saw you" est un blues/jazz lent (NDR si vous préférez un ‘long late night blues’) réservé aux fins de soirée pour petit cabaret. Le chant de Miss Dawson prend ici toute sa dimension. L’interprétation très cool est entretenue par les cuivres feutrés et les cordes brillantes de Doug. L'approche relaxante opérée par Reno Jones sur "Sometimes love is hard to find" est remarquable. Le timbre de la chanteuse s’immisce, tel un instrument, au chœur des cuivres. Les musiciens nous invitent à rejoindre le bar lors d’un dernier blues contagieux : "Down to the bar". Un titre conduit par la voix rocailleuse, très éraillée de Chapline, qui en profite pour se libérer totalement à la guitare. De très bonne facture, cette plaque s’achève comme elle a commencé ; c'est-à-dire par la reprise du titre maître…