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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Melissa Martin & The Mighty Rhythm Kings

On the Mark

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Jump blues band, The Mighty Rhythm Kings nous vient du côté de Philadelphie, en Pennsylvanie. Fondée en octobre 1994, cette formation accompagne la chanteuse Melissa Martin. Un line up au sein duquel militent deux guitaristes (David Sagherian et Neil Taylor), un pianiste (Paul Matecki), un contrebassiste (Jeff Michae) et un drummer (Robin Poggi). « On the Mark » constitue leur premier album! Pas de composition du groupe sur cet opus, mais uniquement des covers. Tantôt notoires, tantôt méconnues.
 
La plaque s’ouvre par le "Jump with you baby" de BB King, une compo qui remonte au début des 50s. Tout au long de cette adaptation remuante, Melissa démontre qu’elle est une bonne chanteuse. Pas pour rien qu’elle cite volontiers comme principales influences, Ruth Brown, Etta James, Wynnonie Harris et Big Maybelle. Son backing group est solide. Et la guitare de David est bien mise en évidence. Le rythme ne faiblit par pour "Baby baby every night". Les Mighty Rhythm Kings répliquent vocalement à leur chère Melissa. La six cordes est encore très présente ; mais elle est rapidement talonnée par le piano de Paul. Le tempo ne fléchit toujours pas. Les parties syncopées confèrent une ambiance festive au "You don't love me no more" de Roscoe Robinson. Particulièrement solide, la section rythmique permet aux solistes de s’évader. Et en particulier le talentueux Matecki sur les ivoires. Le "Want me some love" de Johnny Guitar Watson laisse enfin un peu d’espace au blues lent. Melissa dispose de toute liberté pour extérioriser ses facultés vocales. Un des deux gratteurs (NDR : Lequel ? Difficile à dire. Une chose est sûre, les sonorités de sa Gibson sont bien grasses) tire parfaitement son épingle du jeu. Par contre, ils sont bien deux pour conjuguer leurs râpes tout au long d’"I want you to be my baby". La voix de Miss Martin entretient la montée en puissance de cette plage qui éclate lors de la sortie du piano de Paul. Les Kings sont taillés sur mesure pour faire danser leur public. A l’instar du léger "Boogie woogie daddy", tout en jump et swing. Le célèbre "Let the good times roll" de Louis Jordan permet aux musiciens de s'éclater d'une manière moins sophistiquée. Le naturel constitue une des vertus de ce style musical ; et c'est tant mieux. "It's love 24 hours a day" est imprimé sur un mid tempo. La situation est alors idéale pour embarquer les deux gratteurs au sein d’une lutte bien fratricide. Paul Matecki chante "Lovin' machine" tout en s’accompagnant au piano ; un boogie qui correspond parfaitement à son jeu sur les ivoires. Signé Big Joe Turner, "Get on right track baby" est sculpté dans le rockin' R&B, une excellente adaptation dominée à nouveau par le piano ; juste avant qu’une des guitares ne décide de s’aventurer dans un univers bien jazzyfiant. Cet opus se révèle bien plus percutant en fin de parcours. Et le conclusion, "Much later for you", en est la plus parfaite illustration...

Rhythm Kings

Double Bill

Écrit par

Ancien bassiste des Rolling Stones, Bill Wyman est un musicologue. Il aime le blues, le R&B, le jazz, le swing et le gospel. Il en est même nostalgique. Sacré Bill ! Après avoir quitté les Stones en 93, il a mangé du hamburger en montant ses restaurants Sticky Fingers.

En 95, à l'écoute de ses vieux disques de Fats Waller, de Louis Jordan et de Billie Holiday, il ressort sa basse et bat le rappel de ses meilleurs potes. Les Rhythm Kings sont nés. Le 1er album "Struttin' our stuff" sort en octobre 97. Le second, "Anyway the wind blows", en octobre 98. Comme le produit se vend bien, un 3ème "Groovin", suivra en 2000.

Le public en redemande, et Bill nous sort donc son 1er double album, baptisé intelligemment "Double Bill", 24 plages à la clé! Ses plus fidèles comparses sont du voyage : Georgie Fame, Gary Brooker et Albert Lee. La double addition s'ouvre sur une plage gospel, "Long walk to DC", caractérisée par la remarquable Beverley Skeete au chant. Sur "Hot foot blues" on retrouve la voix chaude, si caractéristique, de Gary Brooker. Si, si, souvenez-vous, celle qui enchantait les pistes de danse de naguère sur "A whiter shade of pale". L'ex-boss de Procol Harum sait chanter et pianoter le boogie. Il le démontre tout au long de "Boogie woogie all night long" et de "Turn on your lovelight", alors que Fearweather-Low rocke sur les cordes. Le ton est jazz dès l'intro de "Hit that jive Jack". Georgie Fame swingue au chant et à l'orgue. "Love letters" est une merveilleuse ballade lente. Colorée par la slide de George Harrison elle a été choisie comme single. Emouvante à l'extrême, Miss Skeete, cette ancienne choriste de Chaka Khan, s'acquitte admirablement du chant. Elle a bien du talent ! De la même manière, elle interprète "Trust in me" avec cette fois, Mr Chris Rea à la slide. "Love's down the drain" s'étend sur un riff bluesy. L'opportunité pour la voix monocorde de Mr Wyman d'officier, pendant que les réponses fusent des gorges déployées de Beverley et Janice Hoyle. Medley, "Snap your fingers"/"What a friend we have in Jesus" mélange gospel et R&B. La guitare en pickin d'Albert Lee se détache clairement de l'arrière-scène. Andy Fairweather-Low (du groupe d'Eric Clapton) chante l'amusant "Get in the chicken". Un titre plutôt jug band, traversé par le piano de Dave Hartley. Albert Lee se met lui aussi à chanter sur la cover d'Eddie Cochran, "Tired & sleepy". Un titre de rockabilly qui recèle une de ces interventions à la guitare!!! Pour vous faire danser tendrement, Gary Brooker revient chanter l'impeccable "Lonely boy blue". "Double Bill" est très bon. Je ne possède qu'un album promo unique limité à 18 plages ; mais si je n'ai pas eu le loisir d'écouter les six dernières, elles doivent sûrement rester dans le même registre. Come on Bill!