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Rick Derringer

Knighted by the blues

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Aujourd'hui sexagénaire, Rick Derringer, de son véritable nom Richard Zehringer, a connu la fortune à l'âge de 17 ans. En décrochant un numéro 1, en 1965. Grâce au "Hang on sloopy" des McCoys. Il succédait alors au sommet des hit-parades, à l’incontournable "Yesterday" des Beatles! Il se forge une certaine notoriété au tout début des 70s, comme deuxième guitariste du Texan albinos, Johnny Winter. Ensemble, ils vont accorder des shows rock'n'roll et blues torrides que plus personne ne parviendra à égaler. C'est d’ailleurs Rick qui a composé le succès de Winter, "Rock'n'roll hoochie koo". En 1971. Il passe ensuite chez White Trash, la formation du frangin Edgar Winter, avant de se lancer dans une carrière en solitaire. Qui ne décollera vraiment qu’en 1993. Lorsqu’il signe sur le label Shrapnel. Et enregistre successivement les albums "Back to the blues", "Electra blues", "Blues Deluxe" et "Jackhammer blues". En 2001, il décide de monter D.B.A. (Derringer, Bogert & Appice) une section rythmique performante, dans l’esprit de ce que Jeff Beck avait créé bien avant lui. La suite de ses aventures musicales est plus intimiste et surtout religieuse, impliquant son épouse Jenda. Mais chassez le caractère et il revient au galop ; car notre Rick vient d’opérer un nouveau retour au blues. Et c’est une bonne nouvelle. Pour ce nouveau projet, il a reçu le concours de deux frères, Dave, aux drums et Ron Reinhardt aux claviers. Rick se charge des parties de guitare, de basse, du chant et aussi de la production.

L’elpee s’ouvre en force par "The mess around", une cover du regretté Ahmet Ertegun, fondateur et ex-boss du label Atlantic. Rick n'a rien perdu de ses qualités de gratteur. Ses interventions sont aussi limpides qu’efficaces. Ses inflexions vocales sont déterminées mais manquent de charisme. Soutenu par une rythmique menaçante, "Sometimes" nous rappelle qu’il a été un adepte du rockin' blues aux accents hard. Il prend cependant bien soin de ne pas tomber dans les excès du métal. "Give me some money" et "Time to go" sont des blues rock classiques et très efficaces. Instinctivement, Rick est susceptible de prendre un billet de sortie, afin de démontrer toute l’étendue et la versatilité de son registre. Derringer n'a retenu que deux reprises pour cet elpee. Tout d’abord "If 6 was 9", une composition de Jimi Hendrix datant de 1968 qui figurait sur le long playing "Axis : Bold as love". Manifestement une de ses idoles. Il y reproduit parfaitement les dérives psychédéliques de son maître. Un voyage sur les cordes tout à fait convaincant. Le titre maître (NDR : traduction ‘Fait chevalier par le blues’) campe un riff classique proche du "Help me" de Sonny Boy Williamson. Les vocaux sont empreints de douceur. Face à l'orgue Hammond, les cordes sont délicatement et subtilement ciselées. Il a écrit "Jenda" pour sa tendre épouse. Une plage directement inspirée par le grand Albert King. Plage instrumentale, "Cat on a hot tin roof" est couvert d’accents jazzyfiants. Ce qui permet à Rick d’étaler la subtilité et la vivacité de sa technique. "My gals kinda crazy" est un slow blues de circonstance. Très électrique, à première écoute conventionnel, il se révèle quand même un rien déjanté, comme se le permettrait Buddy Guy. L’elpee s’achève dans une ambiance cabaret, satinée et mélodieuse. Une autre plage lente empruntée à Ray Charles et intitulée "Funny I still love you". Sans grande surprise, cet opus est néanmoins de toute bonne facture…

 

Rick Derringer

Jackhammer Blues

Écrit par

C'est flanqué des McCoys que Rick Derringer a connu le succès dans les 60s. Qui ne se souvient du célèbre hit, "Hang on sloopy" ? Rick devint une agréable surprise pour les amateurs de blues, lorsqu'il devint le second gratteur de Johnny Winter. Sur l'album "Johnny Winter And" et surtout sur le fameux "Live" sorti en 71, sur CBS. Il avait gravé un bon album l'an dernier, "Blues Deluxe", sur Blues Bureau.

Façonné dans le même moule, cet opus dispense un rockin' blues bien senti et de bonne facture. Il démarre avec un "Shake your money maker" très saignant. Il reprend de manière exemplaire, "Wrapper up in love again" d'Albert King dont il a facilement assimilé les phrases. Mais la réussite indéniable, c'est le blues lent, électrique, découpé dans les changements de rythme. Comme sur "You've got to love her with feeling" de Little Walter. Et lorsqu'il nous remet en mémoire ses meilleurs interventions de l'époque Winter, c'est un passé glorieux qui défile dans nos oreilles. Surprise, il reprend "Street corner talking", l'une des meilleurs compositions de Kim Simmonds du Savoy Brown, époque 71. Autre fort bonne version, celle de "Somebody loan me a dime", de Fenton Robinson (et non pas Elmore James comme l'indique la pochette). Notez qu'ils attribuent bien le "Just a little bit" de Roscoe Gordon à Barry Goldberg et Steve Miller!! Signalons encore la présence du très nerveux "Red Hot" de Billy "The Kid" Emerson. Album de bonne facture dans le style, ce " Jackhamer blues " se termine par une longue version du "Texas" de Mike Bloomfield et Buddy Miles, une composition qui figurait sur le 1er album d'Electric Flag, "A long time comin", sorti en 1968. Très bon !

 

Rick Derringer

Blues Deluxe

Écrit par

Rick Derringer est bien connu pour avoir été de longues années le second guitariste de Johnny Winter. Quelle expérience pour ce jeune homme issu des milieux pop des sixties en compagnie de ses McCoys ! Pour ceux qui se rappellent l'époque, Rick n'était pas rejeté dans l'ombre de l'albinos texan, mais passait régulièrement à l'avant-plan.

"Blues Deluxe" constitue déjà son 3ème album pour Blues Bureau. Il fait suite à "Back to the blues" et "Electra blues". Mais n'y cherchez pas les structures hard habituelles du label. Non, cet album a de quoi plaire aux oreilles des aficionados du blues. Beaucoup de reprises entourent 2 de ses compositions : Sonny Boy, Jimmy Reed, Howlin' Wolf, Freddie King, etc.

Il démarre bien par "Let the good times roll", un jeu de cordes en finesse, clair et distinct, une voix qui n'est pas inoubliable, mais juste, comme en témoigne la version de "Runnin' blue" de Boz Scaggs. A signaler "Blues power" (de Leon Russell et Clapton), "Key to the highway", "Hide Away 1972" et "Checking out my baby". Une mention spéciale aux deux titres longs et lents, "Something inside of me", écrit par Danny Kirwan (ex Fleetwood Mac), et surtout la plage titulaire "Blues Deluxe". Les vétérans se rappelleront ce fabuleux titre live sur l'album "Truth" du Jeff Beck Group en 68 (avec Rod Stewart au chant, Nicky Hopkins au piano et Ron Wood à la basse). En fait ce Blues Deluxe était pompé sur le "Goin' crazy" de Buddy Guy. Allez, bon album Rick!