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Robben Ford

A tribute to Paul Butterfield

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Tout comme son ami Charlie Musselwhite, Paul Butterfield a sans doute été un des musiciens blancs qui a le plus marqué le blues des années 60. Deux musiciens qui ont préfiguré l'arrivée d'un phénomène qui allait sacrer le retour de cette musique comme musique populaire. Il n'a que 23 ans lorsque son 1er album sort en 65. Un disque qu'il commet en compagnie de Mike Bloomfield, Elvin Bishop, Jerome Arnold, Sam Lay et Mark Naftalin. Patrick Ford a eu le nez creux en réunissant ses deux frères, Robben et Mark, pour rendre un hommage commun au légendaire Paul Butterfield.

Les Ford Brothers ont rassemblé des titres issus des sept premiers albums du célèbre Butterfield Blues Band. Et pour réaliser ce travail, le Ford Blues Band réunit une superbe brochette de musiciens ; en l'occurrence Pat Ford à la batterie, Dewayne Pater à la basse, deux harmonicistes, Mark Ford et Andy Just, ainsi que deux guitaristes, Robben Ford et Volker Strifler.

L'opus s'ouvre par "Screamin", un instrumental composé Bloomfield. Si les 2 guitaristes se partagent les soli, c'est surtout Andy Just qui se signale par une intervention lumineuse. "One more heartache" opère un changement de style. Un extrait de "The resurrection of Pigboy Crabshaw", au cours duquel Mark Ford chante et souffle dans l'harmo, au milieu de cuivres, dont la présence faisait la saveur de cet album paru en 67. Flûte et sax circulent dans un courant jazz pour l'interprétation absolument superbe de "Last hope"s gone". La basse de Dewayne ainsi que le chant et la guitare de Robben sont au top. Ce titre ouvrait l'album "In my own dream", paru en 1968. Robben chante très bien le R&B mélodique "No amount of loving", pendant que Mark souffle avec une clarté remarquable. Tout comme l'instrumental "Work song", "Mary Mary" figurait sur le second album et très aventureux "East West", paru en 66. Andy Just démontre sa puissance naturelle, proche de Butterfield, à l'harmo. A charge de Robben, de mettre à la sauce 2001, les parties de guitare délirantes de Bloomfield! Et dans le registre jazz, il est tout à fait impressionnant. Enfin, soulignons la présence de deux canons issus du répertoire des débuts de PBBB. Tout d'abord, "Good morning little schoolgirl", caractérisé par le concours du pianiste originel, Mark Naftalin ; et ensuite "Everything's gonna be alright". Ces deux compositions étaient sorties sur l'album "The original lost Elektra sessions", chez Rhino. Le 4 mai 1987, Paul Butterfield s'éteignait, victime d'une overdose…