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Robson Fernandes

Gumbo blues

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Ce jeune chanteur/harmoniciste/compositeur avait concocté un premier album en 2002 : "Sampa bluers". Un elpee sur lequel figurait notamment la reprise du "Blues in the dark" de George ‘Harmonica’ Smith. « Gumbo blues » constitue son second. Il a été produit par Chico Blues et recèle dix compositions personnelles ainsi que deux covers.

L'album démarre en puissance et dans un style jump par "Sweet young thing". L'introduction à l'harmo est aussi réaliste que brutale. Robson est ici soutenu par le Igor Prado Band. Igor est impérial sur les cordes. Il se montre à  la hauteur des grands maîtres californiens. Son frère Yuri siège à la batterie et Rodrigo Joffre se charge de la basse. Robson possède également une bonne voix. Profonde, puissante et caractérisée par un accent sudiste, elle colle parfaitement à son répertoire. Pourtant ce sont les plages instrumentales qui dominent cet opus. Interprété sous la forme du quartet, "L.W Boogie" maintient l’excellent niveau de départ. La section rythmique est solide et permet aux deux solistes de s’exprimer en toute quiétude. Les sonorités entretenues par Robson sont originales. Très explosives, elles sont souvent proche du regretté William Clarke. "I can't have the truth" maintient la pression. Le backing group est cependant différent. Marcos Ottaviano se réserve les six cordes. Sa tonalité est davantage blues rock, plus dure. Il manipule beaucoup les pédales. Mais la surprise procède plutôt de Bogato. Un tromboniste dont l’attaque est à la fois étonnante, vibrante et surtout très intéressante. Le choix de la première reprise a été fixé sur le fameux "Sugar Mama", un morceau popularisé par Howlin' Wolf. Le traitement est sans surprise. Robson emprunte un timbre plus grave de manière à vaguement rappeler celui du géant de Chicago. Tout au long de ce slow blues très Southside, l’harmonica est omniprésent et les cordes de Prado sont sur l’offensive. Les mêmes acteurs demeurent à Chicago pour adapter le "Have you ever been in love" de Sonny Boy Williamson II. Le son est distinct et très caractéristique de Sonny Boy. Il lui colle comme un gant. L'attaque en bouche de l'harmo est saisissante. "In your face" s’attaque au funk, mais dans l’esprit de Memphis Blues. Claviériste brésilien notoire, Flavio Naves se charge de l'orgue Hammond. Le trombone savant de Bocato opère son retour lors de cet instrumental très participatif et dansant. Merveilleux shuffle, "Man of devotion" se mue en rouleau compresseur. Tout passe en force, même la voix et la section rythmique du Prado Band. Robson continue à souffler. Il a les poumons au maximum de leur capacité. Le son est en permanence proche de la saturation. C'est incontestablement la touche personnelle de l'artiste brésilien. Igor ne reste pas longtemps en rade avant de s'évader. Et lui aussi force la voie.  "Mellow boogie" est un instrumental dévastateur. Les quatre musiciens sont passés à l'offensive. Imprimé sur un tempo vif, "Silver spoon" est un blues façon BB King ; cependant, le gratteur Ottaviano et ses comparses ne possèdent pas la légèreté et le sens du rythme de la bande à Prado. "Forgive me" convient davantage à cette équipe. Un slow blues à l'intensité dramatique. Le décor sonore est pourtant assez lourd ; mais l'orgue Hammond de Naves rencontre les aspirations profondes de Fernandes. "Don't wanna loose your mind" marque le retour au west coast swing. Igor Prado est au sommet de son art. Il soutient son ami Robson aux vocaux. De très bonne facture, cet elpee s’achève par "SP Groove", une plage caractérisée par un exercice de voltige sur l'harmo et un fort intéressant travail sur l'orgue B3 opéré par Flavio Naves (NDR : ce musicien est également responsable de "Bluesamba", un album concocté en compagnie du guitariste Lancaster)…