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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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Royal Southern Brotherhood

The Royal Gospel

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Le Royal Southern Brotherhood est un supergroupe dont la musique oscille entre blues et soul. Les deux membres fondateurs sont le chanteur/percussionniste Cyril Neville et le drummer Yonrico Scott. Publié en 2015, le précédent opus, "Don’t look back", impliquait aux grattes Bart Walker et Tyrone Vaughan (le fils de Jimmie). Ils figurent toujours au sein du line up. Par contre, la basse a été confiée à Darrell Phillips. En outre, lors des sessions d’enregistrement, qui se sont déroulées au studio Dockside, invité, Norman Caesar est venu apporté son concours à l’orgue Hammond B3.

"Where there’s smoke there’s fire" est une entrée en matière solennelle et solide. La six cordes de Tyrone Vaughan entretient ce climat. Une rythmique cool balise "Blood thicker than water", une composition complexe qui monte lentement mais sûrement en puissance. Superbe ! Et c’est dans cette même atmosphère que baigne "I wonder why", un blues signé Pop Roebuk Staples (NDR : le regretté leader des Staple Singers). Les arrangements vocaux sont ambitieux. Yonrico Scott imprime le tempo. Et l’orgue Hammond tapisse l’ensemble. Une ambiance qu’on retrouve encore tout au long d’"I’m comin’ home". Talonnée par la slide bien amplifiée de Walker, la voix de Cyril Neville est superbe. "Everybody paid some dues" baigne le funk. Neville est ici dans son jus. Et c’est la guitare tourmentée de Walker qui libère le groove. Angélique, la voix illumine, la ballade dépouillée "Face of love". Autoritaire, celle de Barth Walker domine "Land of broken hearts", un morceau sculpté dans un blues/rock coriace, bien alimenté par la guitare largement amplifiée. Plus lent, quoique rythmique, "Spirit man" adopte un même profil. Walker, Neville et Gary Nicholson cosignent cette compo cool au cours de laquelle la slide de Walker se réserve une sortie remarquée. R&b funkysant, "Hooked on the plastic" est une piste bien ficelée et entraînante. Non seulement elle incite à remuer le popotin, mais également à reprendre le refrain en chœur, en compagnie des musiciens. Neville et Vaughan cosignent "Can’t waste time", un morceau taillé dans le pur funk, au cours duquel Tyrone se réserve le micro et surprend par ses interventions à la gratte. Et l’opus s’achève par l’enlevé "Stand up", une piste caractérisée par des échanges animés entre les deux sixcordistes. 

 

Royal Southern Brotherhood

Don't look back

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Royal Southern Brotherhood est en quelque sorte un super-groupe créé en 2011 dans la Crescent City de la Nouvelle Orléans. Quatre ans plus tard, il publie déjà son 4ème elpee. Il fait suite à un éponyme et un live ("Songs from the Road") gravés en 2012 et "Heartsoulblood", paru en 2014. Au fil du temps le line up a subi quelques changements. Cyril Neville, assure toujours le chant. L'extraordinaire section rythmique, constituée du batteur Yonrico Scott et du bassiste, est toujours en place. Les deux guitaristes ont été remplacés. Mike Zito a quitté le navire en 2014. Il a depuis embrassé une carrière solo qu’il mène avec succès. Il a cédé le relais à Bart Walker, issu de Nashville. Récemment, Devon Allman a été remplacé par Tyrone Vaughan, le fils de Jimmie Vaughan et neveu de Stevie Ray. Les sessions de ce dernier elpee se sont déroulées au célèbre studio Fame, à Muscle Shoals, dans l'Alabama. Il a été produit par Tom Hambridge.

Coécrite par Cyril Neville et les deux nouveaux gratteurs, "I wanna be free" est une plage puissante qui déménage au sein d’un climat southern rock. Les trois musicos se partagent le chant. Une véritable propagande pour la musique de ce band issu de New Orleans. Une même puissance alimente "Reach my goal". La voix de Cyril est toujours aussi superbe. Les percussions de Yonrico crèvent l'écran alors que la gratte de Bart Walker est toujours aussi brûlante. Ivan Neville siège derrière l'orgue Hammond. Funkysante, la basse de Charlie amorce "Don't look back". Walker est passé au banjo. L'attaque percussive adopte même un profil reggae. Plus funk encore, mais contaminé par la soul, "Hit me once" est issu de la plume de Danny Dugan, le leader de Sons of Soul. Tapissé par les sonorités du Hammond et caractérisé par des accès de basse insatiables, "The Big Greasy" baigne dans le même climat. "Hard blues" en revient au rockin' blues ; un titre séduisant signé par le producteur Tom Hambridge. Les riffs des deux grattes sont puissants sur cette piste southern rock. Ballade atmosphérique, "Better half" sert d’intermède pour les frangins Cyril et Ivan Neville. "Penzi" est une compo coécrite par Charlie Wooton et Cyril. Exotique, elle véhicule des accents cubains. Bart se consacre à la mandoline, face au percus entraînantes de Yonrico et Cyril. Paisible, "It's time for love" concède des inflexions jazz et country. La voix de Mr Neville est lumineuse et les sixcordes sont hantées par l’Allman Brothers Band. "Bayou baby" macère au cœur des bayous louisianais. Un blues imprimé sur un tempo indolent dont s’évade un harmonica, alors que Bart dispense des tonalités métalliques à l’aide de sa slide. Tyrone chante son "Poor boy", un blues nerveux légèrement teinté de funk. A la fois technique et chargé de vécu, son envol sur les cordes est brillant. En outre, il n’hésite pas à se servir de ses pédales. Il est aussitôt relayé par un Walker bien inspiré. R&B dynamique et dansant, "They don't make 'em like you no more" est enrichi de cuivres parmi lesquels le saxophone de Jimmy Hall s’autorise un billet de sortie, alors que les sixcordes entrent en effervescence. Devon Allman participe à l’écriture de "Come hell or high water", une compo luxuriante dominée par le chant et dont la ligne mélodique est à la fois accrocheuse et participative. Cyril Neville et Anders Osborne cosignent "Anchor me", une finale acoustique… 

 

Royal Southern Brotherhood

Heartsoulblood

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Après avoir publié un opus éponyme et un live ("Songs from the road"), l’an dernier, ce super groupe de blues rock, issu de la Nouvelle Orléans, nous propose déjà son troisième elpee. Le line up implique trois chanteurs. Soit Cyril Neville, l'un des fameux frères qui symbolise si bien cette Big Easy. Puis Devon Allman, le fils de Gregg et le neveu du regretté Duane. Et enfin, Mike Zito, performer particulièrement doué. Zito et Allman se réservent les guitares. Les cinq musicos participent à l'écriture. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio louisianais de Dockside, à Maurice, sous la houlette de Jim Gaines. Et sa mise en forme est impeccable.

"World Blues" célèbre la fraternité sudiste. Solide, l'assisse est assurée par Yonrico Scott et Charlie Wooton. Les trois vocalistes chantent en chœur. Les guitares crachent rapidement leurs flammes ; et déjà à l’avant-plan, la slide est dévorante. Cyril signe "Rock'n'roll", une compo qui porte bien son titre. Elle déménage. Et puis la voix veloutée de Neville prélude les envols des deux grattes, toujours à l'affût! Tramé sur une rythmique syncopée et caractérisé par l’excellente intervention vocale, "Groove on" libère effectivement énormément de groove. Soutenu par la basse, "Here it is" est sculpté dans du pur funk. Zito chante d’un timbre rauque et ravagé. Zito signe la musique de "Callous", une piste qui baigne au sein d’une atmosphère quasi irrespirable. Quoique agonisante, la voix est bien maîtrisée. Les sonorités des guitares sont tourmentées, torturées, mais tellement enivrantes. Toujours issu de la plume du même Zito, "Ritual" opère un retour au southern blues, une plage qui monte irrésistiblement en puissance, avant l’explosion attendue des cordes. Devon Allman signe "Shoulda known", une jolie ballade soulignée par une voix lumineuse. Cyril chante son "Let's ride", un autre funk néo-orléanais imprimé sur un tempo lent. Le climat est dramatique. Toutes en rythme, les grattes se reconnaissent progressivement. Devon Allman se réserve le micro pour attaquer son "Trapped", encore un morceau qui monte graduellement en intensité. Des cordes acoustiques caressent "She's my lady", une ballade empreinte d’une grande douceur, au cours de laquelle tous les vocalistes reprennent le refrain en choeur. Et "Takes a village" s’inscrit dans le même cadre. Une sorte de gospel moderne dont le climat est à la fois dépouillé et riche en tonalités diverses, des variations produites par la sèche et un Resonator aux sonorités métalliques. Remarquable ! "Love and peace" clôt l’opus, une finale très caractéristique de la culture néo-orléanaise. Les percus sont bien mises en exergue, alors que toutes les voix se conjuguent pour propager ce message d'amour et de paix…

 

Royal Southern Brotherhood

Songs from the road (Cd + Dvd)

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"Songs from the road" est une œuvre qui a été immortalisée à la Nouvelle-Orléans, en 2012, dans le cadre du Crossroads Blues Festival. Ce set est reproduit sur cd et dvd.

Le compact disc s’ouvre par "Fired up!", une compo réminiscente du Santana d’une certaine époque. Yorinco est bien calé sur son siège, derrière une imposante batterie. Cyril est debout à l'avant-plan, face à un impressionnant dispositif de percussions. Les deux musicos mènent la danse. Cyril est aux vocaux. Les accords de guitare concédés par Devon sont nerveux. Mike prend le relais au chant sur "Hurts my heart". Sa voix est stupéfiante. Ce solide roots rock est appuyé par un riff rythmique, pendant que Devon remplit tous les intervalles à l’aide de notes bien grasses produites par sa Gibson Les Paul. Devon Allman chante "Gotta keep rockin'", dans un style aussi autoritaire que celui de son père, Gregg. Mike Zito se réserve à son tour le rôle de soliste. Le refrain est repris en chœur par les trois vocalistes. Victor Wooton assure discrètement et efficacement la partie de basse. Neville interprète, d’un timbre clair et mélodieux, "Moonlight over the Mississippi", un funk pourtant solide. Devon est au micro pour "Left my heart in Memphis", un blues rock lent aux accents dramatiques. Légèrement acide, la guitare nous invite au voyage. Mike a armé son doigt d'un bottleneck pour aborder "Fire on the mountain, une chanson roots signée Mickey Hart. Cyril est à nouveau aux vocaux et Zito se signale par une superbe partie de slide. Une piste qui trempe dans des sonorités southern blues rock dignes de l’Allman Brothers Band ! Et dans le même esprit, il cède ensuite le relais à Allman, pour consacrer une fête des cordes. Moment au cours duquel on se remémore la fabuleuse paire constituée par Duane Allman et Dicky Betts ! D’une voix naturellement puissante, Zito se charge du paisible "Ways about you", théâtre de joyeux échanges de cordes entre les solistes. "Sweet Jelly Donut" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Les percus de Yorinco sont bien présentes. Cyril est aux vocaux. Zito se révèle très agile en se servant du bottleneck sur la slide. Et la section rythmique participe activement aux réjouissances… Morceau de roots pop, "New horizons" surprend par son refrain facilement mémorisable et ses interventions de guitares en folie. Le public est de plus en plus en effervescence. Mike Zito marque de son empreinte "All around the world", une des meilleures compositions du groupe. Il est encore aux cordes et Devon se réserve le micro pour "Sweet little angel", un blues lent classique qui figurait au répertoire de BB King. Lors du dernier rappel, le Royal Southern Brotherhood adapte le "Gimme Shelter" des Rolling Stones. Attention, cette finale figure sur le dvd, mais pas sur le cd. Une excellente propagande pour le blues…