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Sam Lay

Rush hour blues

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Sam est un des plus anciens batteurs du Chicago blues encore sur la route. A la fin des années 50, il faisait partie du groupe de Howlin' Wolf. Il participa, ensuite, à l'aventure du Paul Butterfield Blues Band, et contribua à la confection du fameux 1er album. Depuis, il est devenu le boss de sa propre formation. Dans les 90s, il a gravé plusieurs albums. Produits par Fred James, ils sont sortis sur le label italien Appaloosa. Fred James est à nouveau impliqué pour la mise en forme de " Rush your blues ". Il signe, en outre, quelques compositions et prête son concours à la guitare. Pas la lead, ce rôle ayant été confié à Larry Burton. Fred a voulu restituer le son des anciens albums Delmark, le son du blues comme on peut l'écouter dans les clubs de Chicago.

Sam débute dans le répertoire de son ancien boss, "Baby how long". La 1ère étincelle éclate avec "Second man" d'Arthur Crudup. Il y injecte un maximum de simplicité, d'authenticité aussi. Larry tire les notes qu'il faut de sa guitare avec beaucoup de retenue et de feeling. Le piano de Celia Ann Price assure à l'arrière. Celia s'entend d'ailleurs fort bien avec Larry pour produire un blues sentant bon le Chicago Southside. J'apprécie ainsi le traitement administré au "Blow wind blow", de Muddy Waters. La guitare, le piano et l'harmo de Greg "Fingers" Taylor s'entrechoquent à qui mieux mieux. Pour notre plus grand plaisir. Burton produit un bon shuffle sur "I got two woman". Rythmé, "Somebody gotta do it" est encore une fois du tout bon Chicago blues. Miss Price excelle dans son rôle. Elle tient ses ivoires à la manière d'Otis Spann. Rien de tel pour doper Burton, qui se prend pour Jimmy Rogers. Tout un climat qui transpire tout au long du lent "Mama and Papa Hopkins". Ceci n'est pas un album génial mais une œuvre agréable à écouter, qui tient bien la route...