Le nouveau tombeur de ces dames se nomme Sam Sparro. Et le bougre sait exactement ce qu’il faut faire pour faire fondre le cœur des demoiselles tout en obtenant l’approbation de leurs petits copains. Aussi bien capable de susurrer des mots doux à leurs oreilles que de les inviter à secouer l’arrière-train, l’Australien immigré à Los Angeles met fin à la guerre des sexes. Sur sa piste de danse, l’égalité est de mise. Le machisme et le crêpage de chignon sont gentiment rangés au vestiaire. Une fois installés sur le dancefloor, les couples se forment tandis que Sparro amorce la soirée sur un electrofunk galvanisant (« Too Many Questions ») qui donne tout de suite le ton. La nuit sera chaude.
S’ensuivent des « Black And Gold », « 21st Century Life », « Cottonmouth », « Sally », « Can’t Stop This ! » et « Sick » invitant aux danses les plus lascives. La température grimpe. Les gouttes de sueur commencent à perler sur le sol. Les vêtements se mettent à voler dans tous les sens. Les corps brûlants s’échangent et se mélangent à mesure que le funk, la soul, le disco et l’electro du jeune artiste s’extirpe des énormes baffles. La foule électrifiée se noie alors dans une vague de ravissement intégral, dépassant les limites de la décence. Michael Jackson (circa 80s), Calvin Harris, Prince, Jamie Lidell ou encore Scissor Sisters, assistent tous à la scène, fiers de leur petit frère spirituel. La soirée la plus chaude de l’année se clôture sur les très justement intitulés « Can’t Stop This! » et « Still Hungry ». Les corps se détachent progressivement les uns des autres et les convives quittent alors l’établissement, impatients de recevoir leur invitation à la prochaine réunion charnelle de Sam Sparro…