Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Samantha Fish

Belle of the west

Écrit par

Issue de Kansas City, cette jeune chanteuse/guitariste pratique aussi bien le blues que le rock. Elle n’a pas encore 30 ans, et pourtant, elle affiche déjà une solide expérience. Faut dire qu’elle a entamé sa carrière en 2009, alors qu’elle venait juste de fêter ses 20 printemps. Au cours de cette année, elle avait publié "Live bait", un elpee autoproduit. C’est Thomas Ruf qui la repère et la signe sur son écurie. Depuis, elle a gravé 5 long playings, dont ce "Belle of the west". Elle a également participé à plusieurs tournées européennes, dans le cadre du projet "Girls with guitars". En trio, Samantha privilégie le répertoire clairement blues/rock. Et amplifié. Mais "Chills and fever", paru seulement il y a quelques mois, s’ouvrait à la country, la soul et r&b. Luther Dickinson, le chanteur/guitariste de North Mississippi All Stars, s’est chargé de la mise en forme mais figure également parmi les musicos. Les sessions se sont déroulées au studio Zebra Ranch, sis dans le pays des collines du Mississippi.

"American dream" affiche bien la couleur. Un retour aux sources du blues pimenté par le pipeau de Sharee Thomas et balisé par des percussions placides. Une atmosphère passéiste qu’on retrouve tout au long de "Blood in the water". Outre la flûte droite, le violon de Little Mae s’intègre dans le décor, alors que Samantha s’autorise une sortie parcimonieuse sur les cordes, mais amplifiée. Elle chante joliment 'Need you more", une compo bluegrass empreinte de douceur. Une délicatesse qui imprègne également l’excellent "Cowtown", une piste au cours de laquelle les cordes se révèlent particulièrement séduisantes. La contrebasse d'Amy Lavere balise "Daughters", une ballade dont les voix féminines sont contrebalancées par des percussions accablantes. Bénéficiant d’un refrain pop, le plus roots "Don't say you love me" se distingue par sa six cordes tout en retenue. De toute bonne facture, cet LP s’achève dans le blues aux accents primitifs. "Poor black Mattie" et "No angels" sont illuminés par les superbes répliques entre Samantha et l'homme du Mississippi, Lightnin' Malcolm. Puis, en finale, "Gone for good", un morceau traité au bottleneck dans une ambiance digne de R.L Burnside, et si proche du son Fat Possum ! 

 

Samantha Fish

Chills & Fever

Écrit par

Agée d'à peine 28 ans, Samantha Fish est une jeune femme particulièrement séduisante. Née à Kansas City, dans le Missouri, elle compte déjà une belle carrière comme chanteuse, guitariste et compositrice. Son univers de prédilection ? Le blues/rock ! Il y a quelques années, elle a signé chez le label allemand Ruf, pour lequel elle a déjà publié trois albums solos, "Runaway" en 2011, "Black wind howlin'" en 2013 et "Wild heart" en 2015. Début de cette année, elle a tourné en Europe en proposant un répertoire énergique, taillé dans le rockin' blues, s’autorisant même des moments de bravoure, réminiscents de Jimi Hendrix.

Ce "Chills & Fever" adopte un registre radicalement différent, intégrant des éléments de soul, r&b, country et americana. Les sessions se sont déroulées à Detroit, au studio The 45 Factory, sis non loin de la Motor City, en compagnie de musiciens locaux. Tout d’abord le guitariste rythmique Joe Mazzola, le bassiste Steve Nawara et le drummer Kenny Tudrick, soit des ex-membres de The Detroit Cobras. Mais aussi le claviériste Bob Mervak ainsi qu’une section de cuivres néo-orléanaise constituée du trompettiste Mark Levron et du saxophoniste Travis Blotsky. Et pour enregistrer cet elpee, Samantha s’est réincarnée en chanteuse de musique soul/pop des années 50 et 60. Pourtant, même si on ne comprend pas trop la soudaine reconversion (temporaire?) de Miss Fish, il faut confesser que cet opus découpé en 14 reprises, tient parfaitement la route…

La cover du "He did it" de Jackie DeShannon, un morceau de pop rock'n'roll vintage, est une belle réussite. Les Ronettes l’avaient traduite en tube, dès 1965. Savoureux, "Chills & Fever" trempe dans le r&b. La rythmique est légèrement ska et la guitare, bien allumée. Piano électrique et sax baryton participent activement à la texture de l’expression sonore. Barbara Lewis a décroché un hit, en 1963, en gravant "Hello stranger", une ballade soul/pop atmosphérique. Samantha se concentre sur son chant. Swamp r&b bien nerveux, "It's your voodoo working" est une chanson que Charles Sheffield avait publiée sur le légendaire label Excello, en 1961. Caractérisé par ses envols de gratte très rythmiques, "You can't go" est un excellent r&b. Tout comme "Little baby", mais dans un registre davantage Tamla Motown. Les derniers titres de ce long playing sont certainement les plus intéressants. A l’instar du blues/rock "Crow Jane", une composition du légendaire Skip James, remise au goût du jour. Littéralement dévastatrices, les sonorités de guitare sont manifestement contemporaines.

La version cd recèle deux bonus tracks. Tout d’abord le "Somebody's always trying" de Ted Taylor, un titre paru en 1964. Samantha chante passionnément ce r&b aux accents pop, dans l’esprit d’un Ray Charles au sommet de son art. Ce qui ne l’empêche pas de libérer frénétiquement ses cordes. Et puis "I'll come running over", une chanson que le célèbre producteur anglais Bert Berns avait écrite pour Lulu, de son véritable nom Marie McDonald McLaughlin, en 1965. Et la nouvelle version aurait pu figurer au catalogue du label Stax.

 

Samantha Fish

Wild Heart

Écrit par

Samantha Fish est une jeune chanteuse/guitariste. Elle vient seulement de fêter ses 26 printemps. Et vit à Kansas City. En 2009, son album "Live Bait" séduit le producteur allemand Thomas Ruf qui la signe sur son label. Elle tourne depuis, souvent en Europe. Elle a également participé aux séries "Girls with guitars", en 2011 et 2012. Ses deux elpees publiés pour Ruf ont été produits par Mike Zito : "Runaway" et "Black wind howlin'".

"Wild Heart" a été enregistré au sein de différents studios, en Louisiane, au Tennessee et Mississippi. Luther Dickinson, chanteur et guitariste chez North Mississippi All Stars assure la mise en forme et participe à toutes les plages. Il apporte une nouvelle coloration à l’expression sonore de cette artiste issue du Missouri. La plupart des titres sont issus de la plume de Samantha ; et certains ont été coécrits en compagnie de Jim McCormick, qui partage son temps entre Nashville et la Nouvelle Orléans. Au départ, elle privilégie la formule trio, format qui est favorisé par le concours du drummer Brady Blade et du multi-instrumentiste Dickinson.

En ouverture, "Road Runner" est un parfait témoignage de la direction plus roots empruntée par Samantha, s’inspirant ainsi davantage de l’atmosphère du Mississippi. Luther Dickinson double la basse et la lap steel sur "Place to fall". Une lap steel qui communique une sonorité métallique troublante à cette jolie ballade empreinte de quiétude, enrichie par les chœurs de Shontelle Norma-Beaty et Risse Norman, alors que Miss Fish se révèle très créative sur ses cordes. Derrière ses fûts, Brady imprime le Diddley beat pour baliser "Blame it on the moon". Le tempo s’accélère. La lap steel de Luther gémit. Le rythme adopté par "Highway's holding me now" est davantage sculpté dans le blues/rock familier de Samantha. Epaulée par les vocaux de Shontelle et Risse, elle se réserve le micro sur la plaisante ballade acoustique "Go home". Elle creuse dans les racines pour interpréter "Jim Lee Blues Pt1", composé il y a bien longtemps par le légendaire Charley Patton. Luther Dickinson est préposé à la mandoline et Lightnin' Malcolm –invité pour la circonstance– à la sèche. Malcolm vit du côté de Holly Springs, dans le Mississippi et apporte régulièrement sa collaboration à la famille Burnside. La voix de Samantha est chargée de passion et d’énergie pour attaquer son "Turn it up". Son partenaire, Luther Dickinson, se réserve le solo sur les cordes qui nous entraînent au coeur des collines du Nord du Mississippi. Sans aucun doute, l'un des sommets de cette plaque! Samantha chante "Show me", dans un style plus familier. Et sa voix atteint la perfection sur "Lost myself", une plage paisible, traversée par les accords lugubre de la lap steel de Dickinson. D’excellente facture, ce long playing atteint son apogée sur le dynamique "Bitch on the run", un blues/rock plus conventionnel, théâtre d'un beau duel entre les guitares de Samantha et Luther. Une claque! Dickinson et Lightnin' Malcolm se partagent les sèches tout au long de la finale, "I'm in love with you", une plage très roots issue de la plume du regretté Junior Kimbrough, un des fleurons du North Mississippi hill country blues…

 

Samantha Fish

Black wind howlin’

Écrit par

Agée de 24 printemps, Samantha Fish est originaire de Kansas City. Cette jeune chanteuse/guitariste y a fait ses premières armes, et tout particulièrement au sein du club local Knuckleheads Saloon. Elle y tape dans les oreilles de Mike Zito et Tab Benoit. Miss Fish s’était illustrée en 2011, lors de la tournée organisée par Thomas Ruf, baptisée ‘Girls with guitars’, un périple au cours duquel elle était accompagnée par l'Anglaise Dani Wilde et Cassie Taylor (NDR : c’est la fille d'Otis). L'année dernière, elle publie sa première oeuvre en solitaire chez Ruf. Intitulé "Runaway", cet opus est bien reçu par la critique. Elle a également participé aux sessions d’enregistrement de "Turquoise", un long playing signé Devon Allman et paru sur le même label allemand. Ce nouvel elpee a été concocté au studio Dockside de Maurice, en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito.

Samantha a du tempérament. Elle débute en force par "Miles to go", un morceau très dynamique, imprimé sur un tempo delta blues particulièrement enlevé, au cours duquel notre blonde est constamment à l'attaque. Southern blues, "Kick around" évoque les Georgia Satellites de la belle époque. L'ami Zito se réserve le poste de soliste et donne la réplique vocale sur cette compo au rythme entraînant. Miss Fish a reçu le concours de Zito pour écrire "Go to hell". Le tempo est toujours aussi offensif. Le riff rythmique puissant. Mais pour la circonstance, c’est Paul Thorn, un bluesman du Wisconsin, qui colore le morceau de son timbre chaleureux. Armée de son bottleneck, Samantha impose une cadence qui fleure bon le Mississippi blues tout au long de "Sucker born", alors que le vétéran Jumpin' Johnny Sansone galvanise le tout de son harmonica. Un sommet de ce long playing ! Ballades acoustiques, "Over you" et "Let's have some fun" nous permettent savourer une autre facette du timbre vocal de Samantha. Et pour cause, il s’y révèle particulièrement délicat. La reprise du célèbre "Who's been talking" de Howlin' Wolf trempe dans le blues pur et dur. Pas de fioritures. Des accords de gratte bien dosés et respectueux. Seul l’harmo de Sansone est flamboyant. L’énergie et l’âpreté font leur retour pour "Lay it down", un boogie constamment sur la réserve qui laisse la part belle aux cordes. Hard blues rock, "Heartbreaker" s’inspire à nouveau du Delta, une piste dont le riff de slide est probablement exécuté par Zito. "Foolin' me" concède des accents plus pop rock. La titre maître macère dans le delta funk blues.  Samantha démontre tout son art à maintenir la tension lorsqu'elle s'évade sur ses cordes, dans un registre proche d’un Jimi Hendrix. "Last september" achève l’elpee, une ballade dont la touche country est apportée par le violon de Bo Thomas.

 

Samantha Fish, Cassie Taylor & Dani Wilde

Girls with guitars

Écrit par

Thomas Ruf, ce n’est un secret pour personne, aime les femmes. Il leur voue même une certaine admiration. Le boss leur permet ainsi d’enregistrer et de tourner dans le cadre du projet ‘Blues Caravan Tours’. D’excellents blueswomen ont ainsi sillonné notre Vieux continent, telles Sue Foley, Ana Popovic, Candye Kane, Deborah Coleman ou Erja Lyytinen.

"Girls with guitars" se consacre, vous vous en doutez, aux dames et demoiselles qui jouent de la guitare. Et le trio en présence se débrouille plutôt bien, il faut le reconnaître. Dani Wilde avait déjà publié deux albums, "Heal my blues" et "Shine". Cette jeune chanteuse/compositrice/guitariste anglaise est issue de Brighton. Samantha Fish n’a que 21 printemps. Elle vit à Kansas City, dans le Missouri. Elle s’est produite, l’année dernière, au Chicago Blues Festival. Cassie Taylor, est la fille du bluesman Otis Taylor. Elle aussi affiche à peine plus de vingt ans.  

Ces filles sont capables de rocker. Elles ouvrent la plaque par le "Bitch" des Rolling Stones, une cover qui ne manque pas de panache. Le trio conjugue les voix en harmonie. Dani est emportée par son solo et enflamme ses cordes. La petite Cassie (NDR : très élégante, sous sa chevelure toute bouclée) chante d’un timbre caressant son "Satisfy my soul ", pendant que Dani se dresse sur ses pédales ! Dani Wilde n’est plus une novice. Empreinte de sensibilité, sa voix passe bien la rampe. Elle interprète impeccablement son "Mr loving man", tout en égrenant de subtiles notes sur sa Fender. Samantha (NDR : c’est la fille blonde !) prend son tour de rôle et chante "We ain’t gonna net out alive", soutenue par Mike Zito à la slide. Ce dernier s’est également chargé de la mise en forme de cet elpee. Actuellement, Dani est la seule à pouvoir affronter le public en solitaire. Armée de son seul dobro, elle démontre toute son assurance sur les planches en attaquant "Reason to stay". Ce qui ne l’empêche pas d’injecter une certaine émotion dans son interprétation. "Get back" est sans aucun doute la meilleure plage de cet opus (NDR : non, ce n’est pas une cover des Beatles). Les trois félines se succèdent au chant au cœur d’un climat oppressant entretenu par les sonorités métalliques de la guitare de Mike Zito. Samantha tire également son épingle du jeu sur le lent "Come on home" ainsi que tout au long de "Wait a minute", un morceau dont le rythme particulièrement syncopé épouse un profil très New Orleans. Mais surtout lors du blues rocker "Move on", une chouette compo au cours de laquelle elle libère une bonne dose d’énergie sur sa gratte. Cassie possède une très belle voix. Douce aussi. Pas vraiment adaptée au blues, mais plutôt au folk rock. Une délicatesse quelle laisse transparaître sur son "Leaving Chicago". Dani revient une dernière fois mettre les pendules à l’heure sur "Are you ready". Une chanson abordée dans l’esprit du Fleetwood Mac, deuxième époque, lorsque le combo impliquait deux vocalistes. Et en final, le "Jet Airliner" de Päul Pena, baigne au sein du même climat ; mais pour la circonstance, les trois chanteuses se libèrent en chœur.