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Scarlett Johansson

Anywhere I Lay My Head

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Pas folle la Scarlett. Jouissant d’ores et déjà d’une reconnaissance internationale grâce à sa filmographie relativement étoffée, cette énième actrice devenue chanteuse n’aura pas du se décarcasser pour assurer la promo de son premier ouvrage. Cet « Anywhere I Lay My Head » s’attaque à quelques uns des classiques de Tom Waits. Un raison suffisante pour attiser la curiosité. Mais lorsqu’on apprend que Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs), Dave Andrew Sitek (TV On The Radio) ou encore le grand David Bowie font partie de l’aventure, on ne peut que se plier à la volonté de la jeune femme et glisser son œuvre dans la platine. Et c’est là où le bât blesse. En effet, se contenter de contempler la pochette aurait peut-être été la meilleure initiative à prendre. Bien que la bravoure de la blondinette soit admirable, elle n’arrive pas à se montrer à la hauteur d’une initiative certes culottée, mais qui tombe à plat une fois l’introductif et instrumental « Fawn » arrivé à son terme.

Johansson enchaîne sur un « Town With No Cheer », dont les mots clés sont « No Cheer ». Ces derniers vont d’ailleurs se ressentir tout au long de la plaque, la voix ténébreuse de l’actrice ne dégageant manifestement pas grand-chose et se noyant dans les instrumentations. Même les deux duos partagés en compagnie de Bowie, qui se contente uniquement d’assurer les chœurs, n’ajoutent aucune plus-value à l’ensemble. Etrangement, « Song For Jo » est probablement le seul morceau qui retient l’attention. Coécrit par Scarlett et Dave Sitek, il s’agit de l’unique plage inédite d’une première œuvre peu exaltante. « I Don’t Wanna Grow Up » et son côté eighties procure éventuellement un peu de cachet à un « Anywhere I Lay My Head » manquant cruellement de vie. L’hommage monotone de Scarlett Johansson à son héros ne risque certainement pas de s’inscrire dans les annales…