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Shelley Short

The came the after

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Shelley Short est né aux Etats-Unis. A Portland dans l’Oregon, très exactement. Dès sa tendre enfance, la jeune fille baigne dans le milieu musical. Très jeune, elle apprend la basse puis la guitare. Au lycée, elle écrit ses premières chansons. Shelley s’inspire de tout ce qui l’intéresse au quotidien : la littérature, le cinéma et bien entendu la musique. Bref, tout ce qui peut développer son imagination. Influencé par le folk et tout particulièrement l’americana, elle enregistre ses premières compos en 2003. Elle publie, ensuit quatre albums sur le label Hush (Laura Gibson, Loch Lomond, …) Ce qui lui permet de tourner aux States, mais aussi sur le Vieux Continent. Elle a notamment assuré la première partie du dernier périple de M.Ward. Et c’est à cette époque, qu’elle a composé les chansons de ce nouvel elpee, « Then came the after ».

Je dois avouer ne pas très bien connaître cette Shelley Short. Mais j’ai vraiment été surpris d’apprendre qu’elle avait signé chez Africantape, une écurie au sein de laquelle on ne rencontre pas vraiment d’artistes pratiquant ce style musical. Faut croire que le label français a décidé d’élargir son champ d’action. 

Pour concocter cet opus, l’Etasunienne à quand même reçu le concours de vielles connaissances. Et en particulier Alexis Gideon, Nate Query (aperçu auprès de The Decemberist) ainsi que Rachel Blumberg (M.Ward, The Decemberist). Du beau monde, en perspective, donc… Et le résultat est plus que satisfaisant. Ses compos sont recherchées mais aussi parfois bouleversantes d’émotion. Les mélodies ne se dévoilent qu’après plusieurs écoutes. La production est soignée. L’instrumentation diversifiée : depuis la harpe à la trompette, en passant par l’ukulélé ainsi que les grattes électrique et acoustique.

Lorsqu’on écoute la musique de Shelley Short, on ne peut s’empêcher de projeter dans son esprit les images des paysages verts et paisibles de l’Oregon.

Au sein d’un genre qui se mord trop souvent la queue, « The came the after » est manifestement une bonne surprise.