Un dixième album studio pour Idlewild

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Shooting At Unarmed Men

Yes ! Tinnitus !

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Depuis qu’il a quitté nos héros regrettés de Mclusky, le bassiste fou Jon Chapple semble encore plus perturbé. Vraiment à la ramasse, loin dans la forêt. Reste que, côté musique, l’homme a conservé un savoir-faire électrique à l’épreuve du feu et des critiques. Certes, ce premier véritable premier album de Shooting At Unarmed Men ne nous rendra pas la puissance viscérale de Mclusky. Mais à travers des titres à l’énergie débridée comme « Pathos Ate Pathos », « Girls Music » ou « I Cry For No Man », Jon et ces deux nouveaux trublions (Simon Jarvis et Steve Morgan) font preuve d’une rage incendiaire et communicatrice. L’envie de balancer toutes formes solides dans l’espace se fait alors sentir. Putain, merde, pas la chaîne hi-fi ! Trop tard...

Shooting At Unarmed Men

Soon There Will Be…

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Ce disque a autant de chance d’approcher les ondes, qu’un pingouin de se promener dans les rues de Londres. Mais là n’est pas le problème. Car cette décharge d’électricité comble largement notre incurable dépendance aux distorsions furieuses, aux mélodies candides plaquées sur deux accords impétueux. Pourtant, le scepticisme était de mise avant de pousser le disque de Shooting At Unarmed Men dans le lecteur. Ce n’est rien de l’écrire : Shooting At Unarmed Men ne doit son existence qu’à la dépouille de Mclusky. Jon Chapple, son bassiste, fou, parfois cagoulé, souvent givré ayant décidé de rejoindre une autre équipée d’énergumènes chopés du ciboulot. Et à l’écoute du premier album de la formation galloise, il convient de s’agenouiller, d’admettre que ce nouveau départ flirte avec la réussite. Shooting At Unarmed Men agrippe la folie par le col et la traîne dans ses derniers retranchements. L’énergie, la fraîcheur de ce disque, l’envie bordélique de déménager le quartier à grands coups de riffs cinglants inspirent un album puissant, brutal, diablement mémorable. La démence s’est emparée des guitares pour balancer de solides morceaux : « Take Care of Business », « Four-Eyed McClayvie » ou le fulgurant « There’s a reason It’s Called The Easy Way Out ». Une camisole au cou, cet album chancelle dans les couloirs d’un hôtel psychiatrique où les locataires portent des noms mystiques : Nirvana, Melvins, Mclusky, Pixies. Quelqu’un aurait-il aperçu un martien ?