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The Shovels

Spaced Out In Outer Space

Écrit par

Fondée en 1995, The Shovels est une formation originaire de la région de Hasselt. Son leader, Erik Debny, reconnaît pour influences majeures –entre autres– les Beatles et les Kinks. « Spaced Out In Outer Space » constitue déjà son cinquième elpee. Et il s’ouvre par la très jolie chanson « Judy », une compo particulièrement accrocheuse qui aurait pu figurer au répertoire de Pierre Rapsat. Mais le reste de l’album s’avère plutôt étonnant. A cause des vocaux, qui tour à tour lorgnent vers Mercury Rev (parfois même les intonations), Brian Eno (souvenez-vous de « Back Water ») ou encore Syd Barrett. Et puis des textes saugrenus. Il y a même une compo dans la langue de Vondel. Et le tout est dispensé dans une ambiance de pub, digne des Pogues. Original !

 

Shovels & Rope

Little seeds

Écrit par

Shovels & Rope est issu de Charleston, en Caroline du Sud. Un duo folk réunissant Michael Trent et son épouse, Carry Ann Hearst. Le premier elpee "Shovels & Rope", remonte à 2008. Et il est signé par les deux artistes. Les deux tourtereaux se marient l’année suivante, mais décident de poursuivre des carrières individuelles. En 2012, ils gravent enfin un nouvel opus ensemble, "O’ be joyful", sous le patronyme S&R. Et dans la foulée, publient "Swimmin’ time", en 2014, et un long playing constitué de covers, en 2015, "Busted Jukebox Vol 1". Carry Ann et Michael se partagent l’instrumentation : guitares, claviers et percussions, Michael saupoudrant le tout d’un zeste d’harmonica.

Sculpté dans le folk/rock, "I know" ne manque pas de charme. Très rythmé, il se distingue par la conjugaison des voix. Et elles sont épatantes. Ce qui n’empêche pas les instruments de dispenser des sonorités déjantées, largement amplifiées, mais parfaitement maîtrisées. Une claque ! Des cordes de gratte flamenco et des percus subtiles amorcent "Botched execution". Les vocaux sont complexes mais excellent de nouveau.  Ballade morose, "St Anne’s Parade" décrit un cortège qui déambule dans les rues du quartier français de la Nouvelle Orléans, alors que le temps est maussade. Des percus dynamisent quelque peu "The last hawk", une plage que chante Carry Ann d’une voix expressive. Et elles se font lourdes tout au long de "Buffalo Nickel", une piste caractérisée par des accords de piano et des cordes amplifiées, autour desquels viennent se greffer de subtils effets vocaux. Et le tout est parfaitement maîtrisé. Des accords de gratte bien réverbérés amorcent "Invisible man". Les drums opèrent ensuite leur entrée en scène et impriment un tempo soutenu, alors que la voix féminine se dédouble. Deux chouettes ballades, ensuite. Tout d’abord la plus folk "Johnny come outside". Elle se distingue par sa jolie mélodie. Les vocaux sont parfaitement adaptés. Le refrain est contagieux. Les cordes électriques montent en crescendo jusqu’à l’embrasement final. Puis la roots/americana "San Andreas Fault line blues". Chanté presque a capella, "BWYR" baigne au sein d’un climat minimaliste. Et le long playing de s’achever par "This  ride", une compo intimiste qui bénéficie d’arrangements de cordes.