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Simon McBride

Crossing the line

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En Irlande du Nord, Rory Gallagher et Gary Moore sont de véritables symboles du blues rock énergique. Agé de 33 balais, Simon McBride est originaire de Belfast. Producteur, compositeur, guitariste, il est également chanteur. Gallagher n'est pas vraiment sa référence. Rory était intrinsèquement bien plus blues. Par contre, McBride peut revendiquer la succession de Gary Moore. De toute évidence, il relève de la face la plus rock du blues. Ses débuts, il les a d’ailleurs accomplis au sein de Sweet Savage, un groupe de métal ! Son talent est enfin reconnu en 2008, lors de la sortie de sa première production personnelle, "Rich man falling", un elpee déjà publié chez Nugene. Il embraie par "Since then" en 2010 et "Nine lives" en 2011, deux opus qui allaient confirmer la naissance d'une nouvelle étoile.

Le disque s’ouvre par "Lead us away". On pense immédiatement à Free, un groupe que Simon apprécie beaucoup. Même sa voix évoque leur chanteur, Paul Rodgers. Tout comme sur la cover du "Go down gamblin'" de David Clayton-Thomas. Dynamique, cette compo ouvrait le 4ème elpee de Blood Sweat & Tears, un long playing paru en 1971. "No room to breathe" est un premier sommet de l’opus. Cette compo baigne parfaitement dans le style de McBride. Le tempo est lent. Autoritaire et majestueuse, la voix est contrebalancée par la réplique féminine de Mia Simone. L’intro de "Don't be a fool" est imprimée sur un tempo saignant. Simon s’y multiplie. Tout d’abord à l'orgue Hammond. Enfin on suppose. Dans un registre réminiscent de Deep Purple voire de Whitesnake. Pensez à Jon Lord. Puis à la slide. A la manière de Mick Moody. Il est vraiment dans son trip, lorsqu’il attaque le blues lent aux accents dramatiques. A l’instar de "Starve this fever", une piste digne du jeune étasunien Joe Bonamassa ; cependant, il ne se contente pas de parodier le natif d’Utica. Il brille tant au chant qu’aux cordes. Elles vibrent. Leur intensité est maximale. McBride est agité par une passion trépidante. Pop/rock/blues, "Alcatraz" est soutenu par un riff solide. Les cuivres sont bien présents ; et on assiste, en même temps, au retour de Mia Simone aux chœurs. Le tout est raffiné par le travail de production. Jackie McAuley est un autre gratteur issu du Nord de l’Irlande que j’apprécie beaucoup. Il a milité auprès de Van Morrison, chez Them, et un peu plus tard, soit au milieu des sixties, au sein des Belfast Gypsies. Par la suite, il s’est converti au folk, avant de s’investir dans le rock celtique à travers Poormouth. Sixcordiste extraordinaire, il est injustement méconnu du grand public. McBride me fait furieusement penser à McAuley tout au long du superbe "One more try". Un nouveau point culminant de l’elpee. Simon chante passionnément "A rock and a storm", en s’accompagnant uniquement d’une gratte sèche. Il se réincarne en Jimmy Page lors de l'intro de "Heartbreaker" ; même si au chant il demeure le disciple de Paul Rodgers. Simon adapte "Home to me", une plage particulièrement mélodieuse signée par son jeune compatriote Gareth Dunlop. L’opus s’achève par une reprise puissante et magistrale de "Down the wire", une piste qui figurait sur "Since then", long playing gravé en 2010. Excellent!

 

Simon McBride

Nine lives

Écrit par

Simon McBride est un chanteur/guitariste irlandais qui a déjà fait son petit bout de chemin. Il n’a guère plus de 15 ans quand il est nominé ‘Young guitarist of the year’, par un magazine spécialisé notoire ! Comme il crèche à Belfast, il a souvent été comparé à quelques concitoyens célèbres ; et en particulier Gary Moore et Rory Gallagher. Encore qu’aujourd’hui ces comparaisons soient devenues banales et redondantes.

Simon a opéré ses débuts au sein de Sweet Savage, un groupe de heavy metal qui avait été fondé par l’un des musiciens de Def Leppard. Au fil du temps, il diversifie son style et embrasse une forme davantage blues, voire R&B. Il reconnaît alors puiser son inspiration chez des maîtres comme Jimi Hendrix et Jeff Beck. En 2008, il propose ses services au label anglais Nugene qui le signe. Une écurie au sein de laquelle militent des artistes proches du blues comme Matt Schofield et Ian Siegal. Son  premier essai, “Rich man feeling” suit rapidement. Et il embraie par “Since then”. Sa célébrité naissante lui permet d’ouvrir pour des grands gratteurs contemporains comme Joe Bonamassa, Joe Satriani et Derek Trucks.

Cet opus a été enregistré ‘live’, en mai 2011. La qualité sonore est excellente, proche de celle réalisée en studio. Presque toutes les plages sont des compos issues de ses deux albums précédents. McBride est soutenu par le drummer Paul Hamilton et le bassiste Carl Harvey. Le style de Simon est limpide. Sa technique est assez impressionnante. Perso, je ne détecte guère de références à ses illustres compatriotes, Gallagher et Moore, mais plutôt à Jeff Beck et Hendrix. Il est très doué, et n’hésite pas à libérer de nombreuses notes de son manche. Sans pour autant choquer. C’est manifestement un esthète des cordes. Son chant est naturellement puissant et adapté à sa musique. Peut-être manque-t-il un peu de relief ou de diversité!

“Down the river” est une plage qui colle manifestement à l’esprit de Jimi Hendrix. Mais une piste très réussie. Simon étale une telle virtuosité que sa technique en devient écœurante pour un débutant. Et il en remet une couche tout au long de la longue reprise du “Power of soul” du même Hendrix (NDR : ce  morceau avait été enregistré lors de son aventure vécue au sein du Band of Gypsys). L’album est sous-titré “Live in concert plus bonus acoustic tracks”. Pas étonnant, dès lors qu’en fin de parcours, on a droit à quatre plages acoustiques supplémentaires. Trois accordées lors de ce set en public et une inédite, “Coming home”. Et Simon me parait encore plus impressionnant dans ce registre non amplifié. En outre, sa voix semble mieux adaptée à ce style ! A suivre de très près!