Paru il y a juste deux ans, « Natural born Chaos » a été salué par la critique comme un incontestable chef d’œuvre. En commettant « Stabbing the Drama », Soilwork démontre qu’il n’évoluera pas durant toute sa carrière dans l’ombre de sa discographie passée. Car ce nouvel opus est tout aussi réjouissant que la plaque produite à l’époque par le génial Devin Townsend. Plus technique que son prédécesseur, il bénéficie de l’apport de Dirk Verbeuren, batteur belge venu prêter main forte aux Suédois, qui martèle ses fûts avec rage et précision. Björn Strid, vocaliste inépuisable, est la clef de voûte qui chapeaute l’ensemble, loin des clichés qui caractérisent le death techno-mélodique dont il est pourtant un des instigateurs. Férocement actuel et diablement efficace, le trash contemporain de Soilwork est agrémenté d’atours électroniques bien sentis, à l’image d’un Strapping Young Lad dont il est le plus digne héritier.