Vous pleurez la disparition de Dead Can Dance ? Séchez vos larmes, Soysoy devrait verser du baume dans votre cœur. Un groupe belge. Issu de Bruxelles. Enregistré en 2001 dans leur propre studio, " Six teaspoons of eiran cari " constitue leur premier album. A l'époque, le line up se limitait encore à un duo : Cécile et Franck. Et à une boîte à rythmes. Depuis, Sylvain est venu prendre la place aux drums. Mais ici c'est déjà une autre histoire qui devrait se prolonger à travers la confection d'un deuxième elpee. En préparation, si vous voulez tout savoir. Découpé en sept fragments, " Six teaspoons of eiran cari est absolument superbe ". Si, si, croyez-moi ! Et je pèse mes mots. Le seul reproche qu'on pourrait adresser au groupe, c'est de ne pas trop être dans l'air du temps. Mais l'opus est tellement bien fait, qu'on en oublie la temporalité. Dead Can Dance, Soysoy leur emprunte d'abord la conjugaison vocale opérée entre Lisa Gerrard et Brendan Perry. La voix éthérée, flottante, fragile, ‘miaulante’ de Cécile et le baryton de Franck, capable de passer en falsetto, n'ont pas grand chose à leur envier. Solennelle, empreinte d'accents mystiques, la musique est inspirée par les musiques traditionnelles ; et en particulier irlandaise, bulgare, mongole, galicienne et orientale. Ils reconnaissent cependant bien d'autres influences. En les sélectionnant, je pointerai le doigt vers collection d'Arnell-Andréa, Bel Canto, les Cranes et plus précisément Cocteau Twins. A cause des guitares cinglantes, bringuebalantes qui sculptent les mélodies intrigantes, tourmentées, tramées comme des mélopées incantatoires. J'ai quand même particulièrement flashé sur " Loonontahi ", un titre beau et hypnotique à la fois. Et si le reste n'a pas l'intensité de ce fragment, il en a la passion. A suivre de très près, c'est une certitude !