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Spiritual Beggars

Return To Zero

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Cinq ans sans nouvelles des Spiritual Beggars (NDR : « Demons », le dernier album studio, est sorti en 2005) : le temps commençait à se faire long. Il faut dire que les musiciens du groupe suédois sont tous très occupés, sur d’autres projets. Michael Amott (Guitare) et son Arch Enemy tournent depuis plus de deux ans ; en outre, il a aussi passé du temps pour réactiver la carrière de son premier amour extrême : Carcass. Lorsqu’il n’accompagne pas Leif Edling (Candlemass) et Krux, Per Wiberg (Orgue Hammond) se charge d’affiner le son d’Opeth. Sharlee D’angelo, le mercenaire de la basse, milite chez Arch Enemy et Witchery depuis que Mercyful Fate est en ‘stand-by’. Ludwig Witt, a siégé derrière les fûts pour les blacks métalleux suédois de Shining, tout en flagellant les peaux du combo classic rock Firebird. Quant à JB (Vocaux), il a décidé d’abandonner définitivement le navire pour se consacrer uniquement à Grand Magus, son groupe principal. Son remplaçant, Apollo Papathanasio, mi-grec/mi-suédois est issu du combo métal hellénique Firewind. Celui-ci est décidément un vivier de talents puisque que Gus G, le nouveaux six-cordiste d’Ozzy Osbourne, y a opéré ses premiers pas. 

Prévu pour fin août 2010, « Return To Zero » sera le septième opus des Spiritual Beggars. Petit à petit, Amott et ses sbires continuent de transformer leur chenille en en merveilleux papillon. Au rock/métal stoner des débuts se substitue désormais un classic hard rock sublime qui fleure bon les seventies.

Le brassage tendancieux de l’orgue Hammond de Per Wiberg et des soli dantesques de Michael Amott évoque les joutes célèbres de deux autres duellistes : Jon Lord et Ritchie Blackmore. Cette impression d’assister au retour du Deep Purple Mark III, ou même de Whitesnake et Rainbow est encore accentuée par le timbre de voix d’Apollo Papathanasio qui rappelle tour à tour David Coverdale, Ronnie James Dio et Graham Bonnet. De leurs débuts stoner, les ‘Mendiants Spirituels’ ont toutefois gardé le sens du riff pachydermique inspiré de l’œuvre du grand Tony Iommi. Si Purple et Sabbath constituent manifestement les influences principales du groupe, il semble aussi évident qu’UFO et surtout Michael Schenker aient laissé une marque indélébile sur la patte ‘guitaristique’ de Michael Amott. Le titre « Concrete Horizon », pourrait d’ailleurs avoir été extrait de la discographie solo du génial six-cordiste allemand.

Comme c’était déjà le cas pour « On Fire » (2002) et « Demons » (2005), « Return To Zero » a été produit par Michel Amott en collaboration avec Rickard Bengtsson (Armaggedon, Last Tribe, Tristitia, Arch Enemy). La version digipack limitée inclura une reprise du classique « Time To Live » d’Uriah Heep.

Comme le bon vin, les Spiritual Beggars s’améliorent au fil de l’âge. Ces musiciens, presque tous issus des milieux les plus extrêmes du métal, sont parvenus à capturer l’essence du rock des seventies et la restituent tout au long d’un opus qui fait déjà office de futur classique du groupe.

 

Spiritual Beggars

Ad Astra

Écrit par

Les membres de Spiritual Beggars ont fait de l'oeuvre de Deep Purple et Grand Funk Railroad une véritable religion, imposant une relecture heavy du hard seventies qui connaît aujourd'hui un renouveau à travers les mouvements ‘Stoner’. Mais le groupe de Michael Amott, ex Carcass, pousse le bouchon encore plus loin que les Fun Manchu et autre Kyuss. L'orgue Hammond tient une place considérable tout au long de ce digne successeur du déjà très prometteur "Mantra III". Le mellotron y est utilisé avec parcimonie sur certaines plages, et l'iconographie de la pochette n'est pas sans évoquer le graphisme et les symboles du mouvement psychédélique. Néanmoins, on sent chez Spiritual Beggars cette volonté d'aller de l'avant, tout en s'appuyant sur des racines délicieusement rétros, comme si ce voyage vers les étoiles (Ad Astra) constituait le chaînon manquant entre "In Rock" et "Superunknown". Une entreprise rondement menée!