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Splitter

Thea

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Splitter est le projet de Benjamin Sievers débuté en 2010. Malgré ses 19 ans, "Thea" constitue déjà son 4ème album mais le premier qui bénéficie d'un support physique. Le label Finaltune a en effet été séduit par les compositions de l'Allemand que l'on pouvait trouver sur Bandcamp (le présent elpee était d'ailleurs en ligne depuis fin 2012).

Les influences principales de cet habitant de Brême sont assez évidentes : Boards of Canada, Arms & Sleepers, Aphex Twin et Radiohead. On cite également Paul Kalkbrenner et Trentemøller. Soit une série de morceaux qui oscillent entre electronica, IDM et ambient-techno, destinés à une écoute domestique plus qu'aux dancefloors. C'est mignon, plutôt inoffensif, sans faute de goût et plein de bonnes intentions mais fort peu original. A cet âge, il n'est pas facile de s'affranchir de ses héros.

On retiendra néanmoins les deux plages les plus technoïdes (même si les beats sont plutôt légers) : "Trabantenstadt" (du Kalkbrenner sans les basses énormes) et "The Belt of Venus" (hommage aux "Analord" de AFX). On signalera encore L'IDM glitch de "Eath Satellite" proche des derniers travaux de BOC ainsi que l'electronica et le chant mélancoliques de "Secondary". Et l'on suggérera à Benjamin de continuer dans la veine un rien plus expérimentale de "Das Leben Zieht An Mir Vorbei", où les drones se marient plutôt biens à des claviers très Arms & Sleepers.

Mélodique, introspectif et planant à l'image du titre final, "Pylon", caractérisé par son IDM aux rythmiques répétitives, "Thea" se consomme froid ou chaud mais n'a pas l'effet excitant attendu. C'est plutôt une camomille apaisante à siroter avant d'aller dormir ; mais dont on aura peu de souvenir au réveil.