Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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St. Thomas

Un cow-boy venu du froid...

Soirée néo-country à l'AB, en compagnie de Centro-Matic, Saint Thomas et My Morning Jacket en fougueux cow-boys échappés de leurs bourgades désertiques, les cheveux pleins de sable et d'épines de cactus, ruminant leur rock emprunt d'americana sous les loupiotes de l'ABBOX. Sous ce ciel étoilé d'une salle à moitié remplie, Will Jonhson brave très vite l'indifférence de début de soirée en enfilant les perles de « Love You Just The Same », le dernier album de son groupe Centro-Matic. Neil Young, figure tutélaire de tous ces jeunes mélodistes hors pair, veillera tout au long de ses trois heures intenses de concerts habités. Après 20 minutes, Centro-Matic finit par séduire le public, tout émoustillé par ces complaintes sudistes d'une limpidité enivrante.

Mais le vrai déluge viendra de My Morning Jacket, combo psyché-country d'une virtuosité et d'une hargne insolentes : Creedence Clearwater Revival, Flaming Lips, Pink Floyd, At The Drive-In, Pinback,… Les références se bousculent devant l'étendue des talents de Jim James et de ses quatre potes de Louisville. Et quels talents ! Marier ainsi la violence tourbillonnante du psychédélisme et la mélancolie bucolique de la country donne souvent pour résultat d'infâmes bouillons sans aucune magie. Chez My Morning Jacket c'est le contraire, et c'est magnifique. « It Still Moves », leur troisième album, est un chef d'œuvre. L'un des albums de l'année, pas moins… Mais ce soir, Jim James avait mal à la gorge, s'excusant après trois titres sublimes de ne pouvoir continuer à chanter sous peine de devenir aphone pour le restant de ses jours. Pourtant ce « Mahgeetah » en ouverture, qui justifie à lui tout seul l'achat de l'album, annonçait un concert grandiose. Et il le fût, en un certain sens… A condition d'accepter que même sans la voix magnifique de Jim James, My Morning Jacket est un grand groupe. Techniquement bluffant. Instrumentalement ahurissant. C'est là qu'on reconnaît le génie de ces types : même sans paroles, leur musique reste tout bonnement fantastique. Même s'il faut dire qu'on aurait préféré un concert normal… Mais au moins pourrons-nous dire qu'on a vu My Morning Jacket dans des conditions singulières. Pour leur prochain concert, Jim James nous a déjà promis d'être en forme, jusqu'à jouer « deux fois plus longtemps » pour se racheter une conduite. D'ici là, on se repassera en boucle « One Big Holiday » et « Easy Morning Rebel » en tapant du pied et en chantant nous-mêmes, avec l'espoir qu'un autre rhume ne dissipera pas toutes nos chances d'un jour voir ces rockeurs à 100 %… Quand même, quelle claque !

Et s'il y avait des récalcitrants dans la salle, leur déception n'aura pas été de longue durée, grâce à la prestation sympathique de Thomas Hansen, alias St Thomas, au club, en clôture de cette soirée déjantée. Le Norvégien, qu'on avait déjà vu ici même il y a plus d'un an en première partie de Lambchop, n'a rien perdu de son humour et de sa décontraction. Alternant les titres de ses deux albums (« I'm Coming Home » et « Hey Harmony »), notre cow-boy venu du froid aura vite fait de redonner un peu d'entrain aux plus déçus des fans de My Morning Jacket. Entre sa musique, de la néo-country mélancolique, et ses blagues potaches à l'accent scandinave, un monde : comme quoi on peut chanter des histoires de ruptures et puis en rire… C'est déjà ça de pris !

 

St. Thomas

Let´s Grow Together – The Comeback of St. Thomas

Il y a un an et demi Thomas Hansen sortait la grosse artillerie alt-country en enregistrant son deuxième album chez Lambchop : « Hey Harmony ». Pas de bol : cette débauche marketée ne lui aura fait récolter que les louanges de ses amis, et de quelques autres. Moins drôle, moins finaud, plus terre à terre et déprimant, « Let’s Grow Together » marque un retour à la case départ. L’humilité, donc : après avoir essayé de copier la bande à Kurt Wagner, Thomas Hansen a dû revoir ses plans à la baisse. Résultat : sur « Let’s Grow », il manque cette étincelle de délire qui enflammait ses deux premiers albums, et rendait son personnage de ‘beautiful loser’ si attachant… Gentillet comme sa pochette, ce disque (rappel : il est signé chez 62 TV), on le prêterait volontiers à sa petite sœur pour lui expliquer la country, ses musiciens, ses idoles (ici : Neil Young), ses instruments (le banjo), ses origines (Nashville). Très bien… sauf que nous on est déjà des grands.

St. Thomas

Hey Harmony

" Hey Harmony " : ce titre sied à merveille au deuxième album du Norvégien Thomas Hansen, star de l'alternative country dans son pays, mais moins connu ici. Explorant une veine plus pop que ses amis Kjellvander et Astrom, Hansen rêve toujours d'Amérique, récompensé cette fois par un aller-retour Oslo-Nashville chez le producteur attitré de Lambchop, Mark Nevers. On retrouve d'ailleurs deux membres du groupe à Kurt Wagner en renfort, sans compter l'aide précieuse de ce sacré Howe Gelb, toujours là quand il faut (NDR : écoutez ce " Falling Down " !). Mais l'invité le plus surprenant, c'est ce vieux cow-boy de Neil Young, qu'on a l'impression de croiser sur chaque morceau dès que Hansen ouvre la bouche… Ce filet de voix, bon sang mais c'est bien sûr : St Thomas n'est autre que le petit-neveu du Lonesome Man ! C'est flagrant sur " 45 Seconds ", mais sur le reste aussi. La différence, c'est que le Scandinave manie l'humour comme Buffalo Bill son lasso : avec dextérité. Sur " New Appartment ", l'un des sommets country-pop de l'album, il nous invite même chez lui à venir prendre le thé : pourquoi pas ? Si son intérieur ressemble à celui de son disque (arrangements simples mais jolis, couleurs chaudes, ambiance amicale et tamisée), on passe quand il veut.