La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Sten

Sten (Ep)

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Quelle mouche a-t-elle donc piquée les 3 membres de Sten lorsqu’ils ont décidé d’utiliser cette image affectée pour illustrer leur nouvel Ep ? Un égo surdimensionné ou une fascination pour les années 80 ? A l’écoute de leur ‘5 titres’, on découvre la raison : l’ambition des Auvelaisiens de faire carrière et –peut-être– truster les charts ! Pas que les compositions de Joffrey Ferrera-Lopez soient médiocres, mais comme il cite Bon Jovi (pour le lyrisme ?), Indochine (pour les paroles ?) et Nickelback (pour les guitares légèrement métal FM ?) comme influences majeures, j’ai du mal a avaler la pilule… Tout est dit et le mix est d’ailleurs très bien réussi sur le 1er morceau « Je Me Sens ». L’univers de Sten devrait donc plaire aux fans des groupes précités. Mais impossible pour votre serviteur de trouver un quelconque intérêt à leur musique…

 

Ostend Powers

Ostend Powers

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Combiner le nom de l’une de nos plus célèbres villes côtières à l’illustre espion à la ‘Shaguar’, fallait tout de même oser. Pourtant, le patronyme ‘Ostend Powers’ va comme un gant à ce groupe originaire d’Ostende qui, à l’instar d’Austin Powers, cultive l’humour débridé avec une ferveur communicative.

Si les Ostendais citent volontiers Incubus, Red Hot Chili Peppers, System Of A Down, Tool, Faith No More et Mr Bungle, comme sources d’inspiration, seule l’influence des deux dernières formations est vraiment manifeste dans leurs compos. Il faut dire que Sing Thing, le vocaliste, incarne un clone vocal de Mike Patton ; et impossible de penser à autre chose que FNM ou Mr Bungle, en entendant une telle voix. Côté musique aussi, d’ailleurs, l’empreinte des divers projets de Patton est réellement palpable. Les rythmes solides et pétillants de la batterie de Guy Drum Bump évoquent le style de Mike Bordin, tandis que le mélange de guitares heavy et de groove funky rappellent les meilleurs moments d’« Angel Dust » ou de « The Real Thing ». Sur le titre « All Rise » le son du clavier est identique à celui utilisé sur l’album éponyme de Mr Bungle.

Pourtant, malgré des références parfois un peu trop évidentes, les Ostendais arrivent à tirer leur épingle du jeu en proposant onze titres d’excellente facture et assez personnels pour ne pas être considérés comme le ‘Mini-Me’ de Faith No More. Les climats sont variés, et oscillent du funk-métal à la pop en passant par le hardcore. De quoi, au final, nous faire vivre un excellent moment.

Groovy Baby !

Steno.p

L’esthétique des Blocs

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« L’esthétique des Blocs » constitue le premier album de ce groupe français. Issu de Besançon (NDR : pour votre info, ce sont des Bisontins), très exactement. Bab, Tibô, Co, Cooz et Traï décrivent la vie de Mr Chapuis, personnage imaginé par un écrivain local, Jacky Schwartzmann. A travers Mr Chapuis, représentant Mr tout le Monde (‘Mr Chapuis, c’est moi, c’est vous, c’est eux’), Steno.p dresse le bilan de la société contemporaine tout en la stigmatisant. Traitant autant des problèmes écologiques (« Ecologue »), de l’emploi dans l’hexagone (« Patientez ») que des questions carcérales…

Essentiellement métal, énergique, la musique de Steno.p est cependant très susceptible d’être contaminée par le dub (« Monsieur Chapuis », réminiscent du combo français La Phaze) ou le hip hop (les scratches qui parcourent « Le grand sédatif »). Voire par tout ce qui leur tombe dans l’oreille. Dans l’esprit de Lofofora voire de Mass Hysteria. Sans jamais parvenir à se forger une véritable identité. Dans ces conditions, il faut admettre que leurs influences ont du plomb dans l’aile. En 37 minutes, les 7 morceaux de cet elpee étalent toutes leurs limites. Les compos ne sont pas de mauvaise facture, mais elles ne transcendent jamais le genre…

Festen

Festen

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Une belle petite claque dans la figure... Dans l'univers très peu riche du rap 'décalé' belge apparaît enfin une petite lumière au bout d'un tunnel jusqu'alors fréquenté par le seul James Deano... Originaire de Bruxelles, ce quatuor délivre ici 8 morceaux clairement influencés par ce qui se passe pour le moment du côté de la France... TTC, Le Klub des Loosers ou encore La Caution semblent avoir inspiré les compères qui, à coup de productions électros malicieuses et de textes dépassant les clichés habituels du hip hop, mettent tout le monde d'accord en 26 minutes chrono. On avouera une petite préférence pour des titres comme "Sherlock Holmes" et son loop complètement tordu, "Salope" et sa fausse mysoginie ou encore un "Festen" diablement mélodique. Il est à noter que le groupe n'a pas encore de label et qu'il assure en live... A bon entendeur...



Listener

Whispermoon

En direct d’Atlanta, Listener déroule ses rimes avec la constance d’un bûcheron au travail, sciant le tronc du rap mainstream pour le faire s’écraser dans un grand fracas dont l’écho s’entend jusqu’à Oakland, patrie d’Anticon et de ses frappadingues Sage Francis, Sole et Dose One. Ex membre de Deepspace5 et de Lablik, Listener mérite qu’on l’écoute, ne serait-ce parce qu’il propose un rap corsé comme l’écorce d’un arbre centenaire. Ses beats semblent trempés dans l’acide le plus virulent, celui qui attaque le rap FM à la racine : « Whispermoon », c’est du hip hop crade et sombre, abrasif et sans fioritures. De l’underground sans aucun doute, mais le regard fixé sur l’horizon, vers un futur qui s’il s’annonce apocalyptique, vaut toujours mieux que celui prêché par les kadors gangsta d’MTV Cribs. Listener on t’écoute, même si ta musique fout les boules. « You’re so underground », but we like it.

Tim Christensen

Honeyburst

Tim Christensen n’est pas connu chez nous, et pourtant c’est une rock star au Danemark, son pays d’origine. Depuis dix ans il écume les charts scandinaves de ses chansons pop-rock joliment troussées, construites en général sur un gimmick simple mais accrocheur, une mélodie « facile à chanter » où les sentiments priment. Avec son deuxième album solo, le Danois espère maintenant conquérir de nouveaux marchés, à coups de tubes certifiés or qui titillent gentiment l’oreille. A l’instar d’un Damon Cough (Badly Drawn Boy) en moins lo-fi, d’un Elliott Smith en moins suicidaire, d’un Neil Finn en moins ringard, Tim Christensen se fait l’apôtre fidèle de la cause pop-rock (folk), n’hésitant pas à presser la touche lacrymale si le besoin s’en fait sentir (« Right Next to the Right One », ballade beatlesienne en tête des hit-parades maritaux au Danemark, comme « Angels » de Robbie Williams en Angleterre). Mais le Danois sait aussi renverser la vapeur et durcir le ton (« Jump the Gun », « Isolation Here I Come », le poussif « Don’t Leave Me But Leave Me Alone », limite Incubus), parce qu’il faut donner son lot de rock pépère à la ménagère. Il n’empêche que question mélodies, Christensen est loin d’être un manchot : « Honeyburst » s’écoute avec plaisir, malgré ses tics romantiques, ses refrains rock ampoulés, ses montées de fièvre en total décalage (« No Easy Key », joli jusqu’à l’arrivée des guitares). A écouter au compte-gouttes, et selon l’humeur du moment.