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Steve Baker & Dick Bird

King Kazoo

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Steve est un harmoniciste qui jouit d’une certaine notoriété au sein des milieux branchés. Né à Londres, il vit aujourd'hui à Hambourg. A la fin des années 70, il avait déjà séjourné en Allemagne, en compagnie de son jug band, Have Mercy. Au fil du temps, il a acquis une solide réputation. Faut dire que sur son instrument de prédilection, c’est un crack ! Si le blues est manifestement la source principale de son inspiration, il n’hésite pas à la colorer élégamment de folk, jazz, country, funk et soul. Il se produit régulièrement sur scène, outre-Rhin, flanqué du groupe Blues Culture et du guitariste Abi Wallenstein. Il a longtemps partagé un duo avec le guitariste Chris Jones. Ensemble, ils ont d’ailleurs commis quatre albums chez Acoustic. Malheureusement ce gratteur américain est décédé en 2005.

Pour ce nouvel opus, Baker a constitué un nouveau tandem. Il a choisi pour partenaire Dick Bird, un autre chanteur/guitariste. Ils se connaissent depuis trente ans et ont partagé l’aventure Have Mercy. L’elpee privilégie essentiellement l’acoustique. La paire est régulièrement soutenue par Martin Röttger. Il joue des drums sur une plage. Et par le bassiste Martin Wichmann. Vieux pote, Henry Heggen participe à deux plages. Il a aussi été impliqué dans l’aventure du Have Mercy. Ce Floridien s’est établi, il y a bien longtemps en Allemagne, où il s'est éclaté dans de fort bonnes formations comme les Blammers et B Sharp! Il milite aujourd’hui chez les Crazy Hambones.

Notre duo débute en force par "I'll never let you go", un blues tonique imprimé sur un rythme très enlevé. Une reprise d’un des pionniers du Delta blues, Tampa Red. Baker et Bird interprètent dans un même style le "Cool operator" de Tampa Red. Plus de 6' de bonheur! Steve signe "Glad I got you", une fort jolie ballade empreinte de douceur. Dick chante passionnément cette plage soulignée par une ligne musicale tracée par des accords d’harmonica de toute grande classe. Un régal ! Leur ancienne formation, Have Mercy, renaît en quelque sorte de ses cendres lorsque Steve, Dick et Henry Heggen empruntent les accents d'un jug band sur l’entraînant "King Kazoo". Impossible de résister à cette musique simple, directe, destinée à être jouée au cœur même du public. D’ailleurs, on en a des fourmis dans les jambes. Au début des années 70, la formation britannique Mungo Jerry s’était illustrée en pratiquant un style très semblable. Souvenez-vous d’ailleurs de leur hit "In the summertime". Le message passe aussi bien la rampe, quand ils s'attaquent au répertoire des bluesmen originels d'avant-guerre. A l’instar du "Fishing blues" d'Henry Thomas. Bird est irrésistible sur ses cordes acoustiques. Du "Hair parted in the jungle" de Washboard Sam, également, exécuté en jug band, bien sûr. Et enfin de la cover du "Sliding delta" de Mississippi John Hurt. Slow blues classique, "Too long" opère un trait d’union entre le delta blues et Chicago. Une rencontre exaltante entre la musique à bouche et le bottleneck. Martin Wichmann ramène sa basse près des caisses de Rottger pour soutenir notre duo, qui chante le "Nine pound hammer" de Merle Travis, à tue-tête. Mais leurs compositions tiennent tout autant la distance. Et "No doubt about it" en est une belle démonstration. Instrumental redoutable, "Harmonica stomp" met en exergue la virtuosité de Baker à l'harmonica. L’opus s’achève tout en douceur, par un arrangement de "Great dreams from heaven", une compo écrite par Joseph Spence, un guitariste légendaire issu des îles Bahamas.

 

Chris Jones & Steve Baker

Gotta look up

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Steve Baker est né au sud de Londres. En 1953. Dès la fin des sixties, il se met à jouer de l'harmonica, en s’inspirant essentiellement de Paul Butterfield et de l'anglais Duster Bennett. Il s’intéresse ensuite au folk et au country blues. En 1975, il rejoint les harmonicistes Henry Heggen et Rory Mc Leod auprès de Have Mercy (Jug Band). Véhiculant une étiquette de ‘rocking harmonica blues band’, la formation a l’opportunité de se produire en Allemagne. Et notamment à Aix-la-Chapelle et à Hambourg.
 
En 77, Have Mercy commet son premier opus : "Boodlam". Après avoir partagé un duo en compagnie de Tom Shaka, il décide de suivre Franz Joseph Degenhard, un chanteur politique allemand. Une aventure qui va durer près de 12 ans. La suivante subsistera une bonne décennie. Avec Tony Sheridan pour partenaire. A cette époque, Hohner (NDR : manufacture d'harmonicas) l’engage pour promouvoir l’utilisation de l'instrument diatonique. Un contrat qui débouchera par la sortie d’un Harp Handbook, en 1990. Trois ans plus tard, il relance Have Mercy pour concocter un nouvel elpee. Il sera éponyme et paraîtra chez Crosscut. Les expériences suivantes vont le conduire à prendre pour coéquipier, un guitariste. Et notamment l'Allemand Abi Wallenstein ainsi que Chris Jones. En compagnie de ce dernier cité, il grave quelques opus : "Slow roll" en 95, "Everybody's crying mercy" en 98 et enfin "Smoke & Noise" en 2002. Tous les trois chez Acoustic Music.
 
Chris Jones est né en 1958. A Reno, dans le Nevada. En 1976, il entre à l’US Army et est envoyé en Allemagne. A Wiesbaden très exactement, où il est caserné. Depuis, il n'a plus guère quitté ce pays. Excellent guitariste, il est surtout réputé pour sa technique du picking sur l'instrument acoustique. A ce jour, il est responsable de cinq albums solos, dont le dernier, "Roadhouses Automobiles", remonte à 2003.
 
« Gotta look up » a été enregistré en juillet dernier à Hambourg. Chris chante et se réserve toutes les guitares. Steve se consacre à l'harmonica et Martin Röttger (un invité !) les percussions. La plaque s’ouvre par "Damn good run", une ballade atmosphérique et relaxante. Nonobstant sa conception particulièrement folk, "Elena's smile" maintient ce climat intimiste. Plus rythmé, "U get what U pay" lorgne davantage vers le blues. Baker en est le principal responsable. Il joue ici une partie fort intéressante, à partir de quelques phrases de base… "One word" marque un retour à l’ambiance cool. Une nouvelle ballade empreinte d’une grande tristesse. "Coal tatoo" se révèle bien plus intéressant. De timides percussions commencent à balayer cette indolence sonore. La mélodie est excellente. Le climat entretenu par le trio nous entraîne sur les pistes poussiéreuses du Sud des Etats-Unis. Une plage très roots signée Billy Ed Wheeler. L’harmonica communique ici un tel sentiment de nostalgie, qu’il en approche la notion du beau. Et ce n’est pas accident de parcours, car l’instrumental "Doublecrossed" suscite une sensation semblable : à en pleurer! Le scénario se reproduit lors de la cover du "Vigilante man" de Woody Guthrie, un fragment empreint d’une grande sensibilité. Ballade country roots, "Goin' down that road feelin' bad" opère un retour dans le Sud. Cet opus ne rencontre guère d’éclats ni de grandes prouesses techniques, mais il en émane quelque chose de troublant qui ne peut laisser indifférent…

Chris Jones & Steve Baker

Smoke and noise

Écrit par

Acoustic Music est un label allemand qui accorde un soin tout particulier à la qualité de ses enregistrements. Etablis en Allemagne, le chanteur/guitariste Chris Jones et l'harmoniciste Steve Baker ont décidé d'unir leurs talents. Baker est tout juste âgé de 50 ans. Il est originaire du sud de Londres. Ses premières influences, il les a puisées chez Paul Butterfield ainsi que chez Duster Bennett (NDR : ce compatriote disparu enregistrait pour Blue Horizon). En 1975, il rejoint Have Mercy (Jug Band), un groupe de folk blues composé de quatre harmonicistes : Henry Heggen, Rory McLeod, John Echols et Steve. Le groupe émigre à Hambourg l'année suivante et récolte un certain succès. Vers 1980, Steve partage un duo en compagnie de Tom Shaka, puis de Tony Sheridan. Un peu plus tard, il transite par Tough Enough, une formation destinée ( ?!?!) à rivaliser avec les Fabulous Thunderbirds... En 1993, il commet un album en compagnie de Have Mercy (NDR : sur Crosscut) et deux autres avec Chris Jones, "Slow roll" en 95, et "Everybody's crying mercy" en 98. Chris Jones compte 45 ans balais au compteur. Il est originaire de Reno, dans le Nevada. Après avoir effectué son service militaire à Wiesbaden, il décide de rester en Allemagne. Nous sommes alors en 1976. Il est l'auteur d'une multitude d'albums, enregistrés en solitaire ou en duo.

Les sessions de cet elpee ont été immortalisées live au "Backstage" de Fulda et au "Manufaktur" de Schorndorf, en avril et mai 2002. Au programme : une musique intimiste faite de blues, de folk et de ballades. Chris Jones est responsable de l'écriture d'une bonne partie des titres. Dont le très doux "Soul storm comin'" qui ouvre les hostilités. Leur reprise du "Bourgeois blues" de Leadbelly met en exergue le jeu d'harmonica de Baker. Au sein de cette ambiance dépouillée, son exercice de style est brillant. Cependant, il ne faut pas négliger les qualités de jeu en picking de Chris Jones. Cette plage en est la plus parfaite démonstration. Au sommet de son art, le duo est vraiment excitant tant il vit sa musique. Les deux musiciens sont très complémentaires. Ils le démontrent tout a long de "God moves on the water" et du remarquable "If walls could talk" de Bobby Miller. Baker y signe une intervention remarquée et remarquable. La reprise de "Willing" de Lowell George est très poignante. Il est vrai que Jones est un vieux fan de Little Feat et en particulier de son regretté guitariste. Chris Jones possède également un talent tout à fait évident de compositeur ; mais ses chansons relèvent davantage du folk. A l'instar de "Roadhouses & automobiles", de "Long after you're gone" et de "Cold creature", ponctué d'une dernière intervention de très haut niveau signée Baker. L'album s'achève par une longue version du classique "St James infirmary". Une adaptation exécutée avec une sensibilité débordante, émaillée de délicats échanges entre les instruments.