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Stolen Hearts

Dirty Southern Soul – vol 1

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Stolen Hearts est un couple sur scène comme dans la vie. Issu de la Caroline, il partage la passion pour le blues et la soul. Le duo s'est formé en 2014. Pam Taylor et Robert Johnson Jr. se consacrent aux vocaux et à la guitare. Multi-instrumentiste, ce dernier joue également de la basse, la mandoline et la guitare. C’est un homonyme du légendaire chanteur du Delta Blues ; mais il n’existe aucun lien de parenté. Il est aussi blanc que la légende issue du Mississippi était de couleur noire. Pam et Robert signent leur répertoire, dans un style qu'ils qualifient de dirty southern soul, c’est-à-dire du folk rock aux accents blues et jazz. Auparavant, Pam drivait son propre blues band qui avait d’ailleurs gravé un elpee baptisé "Hot Mess".

Le premier LP de Stolen Hearts a été enregistré au sein de différents studios, sis au sein des Etats de Caroline, Nord et Sud. Pour la circonstance, le couple a reçu le concours d’un tas d’amis et autres connaissances.

Très offensive et tonique, "The dream" ouvre l’elpee. Tous les instruments sont bien en place. Si la guitare s’impose, le saxophone de Mike Taylor et la voix puissante de Pam ne manquent pas de présence. Robert Jr chante d’une voix très expressive "Carolina days", un folk roots au cours duquel Jason Atkins siège derrière l’orgue. Les grattes sont bien mises en exergue et les répliques vocales particulièrement soignées. Faut dire que la mise en forme y est certainement pour quelque chose. Sa voix domine encore le sujet sur "Do you no harm", un blues roots sculpté dans les sèches. Blues classique, "All I got left" évolue sur un tempo indolent. Miss Taylor se consacre au micro sur cette piste au cours de laquelle les cordes de Kyle Phillips et le saxophone de Mike Taylor tirent leur épingle du jeu. "Werewolves (Make lousy boyfriends)" se signale par sa construction et ses arrangements plus complexes. La voix de Robert se révèle plus autoritaire sur cet excellent morceau de rock, caractérisé par une gratte plus aventureuse. "Bring you love" est imprimé sur un tempo lent. Les sonorités d’orgue dispensées par JoJo Starr servent d’écrin aux excellentes interventions des cordes acoustiques. Et elles illuminent encore "My Johnny" (NDR : en y incorporant celles de la mandoline) une ballade folk roots que chante Pam d’un timbre limpide. Toujours aussi nonchalant, "C'mon baby (I got your shoes)" met en exergue les percussions de Michael Rone et les cordes de Joe Miller. Excellent blues, "Ain't no man" est proche du Delta. Les sonorités de la Resonator sont métalliques tout au long de ce morceau plus rythmé. Chargée de feeling, la voix de Johnson est rejointe par les chœurs. Et après s’être détachée, elle est relayée par les sonorités dispensées par le bottleneck ainsi que l’harmo. Sans aucun doute, une des meilleurs compos de l’opus ! Le disque recèle deux bonus tracks. Tout d’abord "Already alright". Cristalline, soutenue par les cordes acoustiques, la voix de Pam est impressionnante. Superbe ! Et enfin la finale. La seule et unique reprise. Soit le hit d’Etta James, "I'd rather go blind", le succès d'Etta James. Enrichi par l’orgue Hammond de James Pace et le sax de Taylor, la version, tout en dirty southern, soul, s’étale sur près de 9'…