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Susana Baca

Travesias

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Pour son quatrième album, la chanteuse péruvienne est restée fidèle à son habitude d’adapter l’oeuvre d’autrui. Mais il est peu question de folklore africain ou péruvien sur « Travesias » ; on a plutôt droit à un tour du monde de la chanson. Du classique napolitain « Luna Rossa » à l’haïtien « Merci Bon Dieu » en passant par les textes de Pablo Neruda et de Manuel Scorza jusqu’à une reprise de Maxime Le Forestier, beaucoup de continents sont représentés.

« Travesias » est une œuvre mélancolique et acoustique réalisée en compagnie des complices habituels que sont Marc Ribot (guitare électrique), Sergio Valdeos (guitare classique) et Juan Medrano Cotito (percus). On commence (bien) par « Né quelque part », une adaptation très mélancolique de Maxime Le Forestier qui décolle rapidement grâce à un arrangement très soul et des chœurs crépusculaires. « Una copla me ha cantado » est entièrement porté par la voix d’or de Susana Baca. Une comptine d’enfants signée par la chanteuse chilienne Violeta Parra. Maître haïtien de la guitare classique, Frantz Casseus (NDR : il prodigua en son temps des cours de son instrument à…Marc Ribot) a composé « Merci Bon Dieu » ; et l’adaptation ici est très réussie. Plus mièvre, « Estrela » est une jolie mélodie chantée en compagnie de Gilberto Gil ; mais elle souffre d’un excès de sucre largement imputable aux cordes de l’ensemble Tosca Strings. Poème de Pablo Neruda, « Estrela » recentre le propos lors d’un flamenco basé uniquement sur les percus et une guitare classique. L’accent de Susana Baca trébuche un peu sur le dialecte napolitain du sombre « Luna Rossa ». Elle ajoute dans le refrain une dimension plus sentimentale qui n’existait pas dans l’original, déforçant ainsi quelque peu le couplet. L’album s’achève par une touche très (trop ?) mélancolique administrée au « Volcano » de Damien Rice. Le seul authentique faux pas de cet album qui réveille le fantôme de (nooooonnnnn !) Mecano (Une femme avec une femme). A l’arrivée on obtient un album oscillant entre pure magie (surtout le début) et sentimentalisme exacerbé ; une œuvre qui rebutera plus d’un mélomane, mais sûrement pas les amoureux, pour lesquels cet opus emble avoir été conçu.

Susana Baca

The Best Of

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Cette chanteuse péruvienne connaît enfin les honneurs d’un premier ‘best of’, le résumé d’une première partie de carrière internationale commencée tardivement. Susana Baca s’est spécialisée dans l’adaptation de traditionnels issus du répertoire des descendants péruviens d’esclaves africains. Cette galette présente un résumé fidèle de l’évolution du style de la chanteuse. On passe par les débuts caractérisés par un dépouillement instrumental extrême. Une guitare et quelques percus qui illustrent des chansons mélancoliques où surnage la voix magnifique de Susana. Le passage sur le label de David Byrne est marqué par une plus grande sophistication instrumentale, un propos qui ne renie pas la légèreté et le passage d’invités prestigieux comme Marc Ribot. Dans l’ensemble, les morceaux plus festifs semblent bien falots comparés à la mélancolie vénéneuse qui se dégage de certaines compositions. A noter l’ajout de deux remix « lounge », dont le plus réussi est celui d’ « Afro-Blue ». A l’arrivée, cette compilation constitue un point d’entrée parfait pour entrer dans l’univers de cette interprète d’exception.