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Sven Zetterberg

Hollerin' up a storm

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Sven est considéré comme le BB King suédois. Pas trop difficile, dès lors, d’imaginer la popularité dont il jouit, chez lui, en Scandinavie. Ce vieux briscard affiche déjà 56 années à son compteur. Il y a déjà plus de trois décennies qu'il fréquente l’univers du blues. Avant d’opter pour la musique à bouche, cet artiste s’était forgé une solide réputation de chanteur, de guitariste et de compositeur.

« Hollerin' up a storm » constitue son tout premier elpee exclusivement consacré à l'harmonica ; un instrument pour lequel il s’est passionné au début des années 60, à l'écoute de Sonny Boy Williamson II et de Big Walter Horton. Sa première formation répond au patronyme de Telge Blues. Elle a été fondée en 1972. Et est responsable d’un premier opus. Paru en 1975. Il a ensuite sévi chez les Blue Fire. Puis les Four Roosters, un combo impliquant Knut Reiersrud. On leur doit "Chicago Blues meeting". En 1983. Un disque enregistré au sein des studios Chess à Chicago. Au cours des années 90, il milite chez le Blues Express. Une aventure ponctuée par l’enregistrement de plusieurs elpees. Sa carrière solo, il la guide depuis une dizaine d'années. De sa discographie récente, on retiendra cependant la compile "Soul of a man", une synthèse de son œuvre. Un opus édité en 2004. Tout comme "Moving in the right direction". Et puis "Southern soul agenda", millésimé 2006.

Pour enregistrer cet elpee, Sven a bénéficié du concours d’une fameuse brochette de musiciens. Et notamment le guitariste Anders Lewen (NDR : il a sévi chez Knock Out Greg & Blue Weather), le pianiste Frederik von Werder, le bassiste Urban Hed et le drummer Johan Svensson. En résumé, tous les invités sont suédois.

La voix de Sven est excellente. Elle est aussi bien taillée pour chanter le blues que le R&B. Elle est puissante, chaleureuse, ample et modulable. Dès les premiers accords de "Judgement", la puissance de feu libérée par l'ensemble impressionne. A cause des accès jump de Lewen. Des accords de piano sautillants dispensés par Von Werder. Du chant autoritaire aussi. Mais surtout des interventions irrésistibles à l’harmo. Une emprise naturelle. Qui s’est forgée au fil de l’expérience. Une expérience acquise en se produisant, pendant de nombreuses années, dans les salles, joints, cabarets et clubs suédois. La cohésion du combo est remarquable. Inspiré par Sonny Boy Williamson I, "Too old for the city" en est une parfaite illustration. Sven explore des tas de styles différents. Et sa compétence n’est jamais mise en défaut. Signé par son ami Allen Finney, "Ain't no hurry to go home" nous entraîne au cœur de la Louisiane. Sax ténor et baryton illuminent un style cher à Guitar Slim. Les rythmes syncopés, proches de la Nouvelle Orléans, agitent le titre maître. Le piano est étincelant et la guitare d'Anders sublime. "Middle ground" libère une fameuse dose d’émotion. Le chant est grave, intense, passionné ; mais semble mu par une force tranquille. Seule sa guitare soutient l’expression sonore. Un hommage évident à John Lee Hooker! Brève plage instrumentale, "The shoeshine" est empreint de réalisme. Autre fragment de west coast jump, "Close talker" suinte de swing. Un nouvel élan de bravoure procuré par les cordes de Lewen, pendant que la patte de Rice Miller pénètre dans le jeu de Sven. "Why don't you like your job" est inspiré par le R&B californien. Celui de Jimmy Mc Cracklin et Johnny Guitar Watson. Les cuivres apportent de l’épaisseur à l’expression sonore. "Fallin' apart" lorgne vers le Chicago blues classique. Celui d’Eddie Taylor et de Jimmy Rodgers, pour être plus précis. Au menu simplicité et efficacité ! Anders Lewen est toujours dans le coup ! Il se met dans la peau de T-Bone Walker pour affronter le nerveux et cuivré "Parade square Jamboree". De toute grande classe, cet opus s’achève dans une ambiance digne du Paul Butterfield au sommet de son art. Le relief manifesté dans le jeu de l'harmo ainsi que les interventions aux cordes et au piano en sont les plus belles illustrations…