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Sygo Cries

In outside places (single)

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Trois titres sensiblement différents sur le nouvel single de Sygo Cries, une formation gantoise drivée par le chanteur Mika Goedrijk. Encore que tout au long de « Avez-vous (déjà) », il cède le micro à la Lilloise Sandra Lilidollrage. Une plage qui navigue quelque part entre Clan of Xymox et Vive la Fête, les inflexions sensuelles de la voix féminine rappelant vaguement celles d’Els Pynoo.

Plus léger, malgré son tempo tribal, « Out of this (world ») baigne dans une forme de dark wave proche de Siglo XX, malgré le timbre plus clair de Mika et le recours à des sonorités acoustiques qui se mêlent à l’instrumentation synthétique et à la ligne de basse cold.

Le disque s’achève par un remix électro de « Surrender », compo qui figurait sous sa forme originelle sur l’Ep « Talking about walls »

Sygo Cries

Talking about walls (Ep)

Écrit par

Sygo Cries est une formation issue de la région de Gand, en Belgique, qui pratique une musique particulièrement influencée par la cold wave et le post punk. Fondée au début des 90’s, elle ne compte plus comme membre fondateur que le chanteur Mika Goedrijk.

Sur les 5 plages de « Talking about walls », dont un bonus track, seul « The parting glass » emprunte un mid tempo avant de se muer en valse. Offensives et dansantes, les quatre autres plages réveillent en notre for intérieur les souvenirs de Red Zebra, Siglo XX et The Names. A cause de cette basse ténébreuse, qui emprunte même un riff à Simon Gallup, sur « Surrender », lorsqu’il provoque une rupture de rythme. Vindicative et parfois provocatrice, la voix de Mika colle parfaitement à l’expression sonore illuminée par des accès de guitare à la fois subtils et tintinnabulants si caractéristiques dans le jeu de Gary McDowell (Modern English) voire de Richard ‘Dik’ Evans (Virgin Prunes).

De cet Ep, on épinglera cependant l’excellent « End of a century », un morceau qui vous incite à faire la danse du scalp autour de la table. Enfin, bien ancré dans les eighties, le plus électro « Ship of friends » adopte même un profil hymnique.