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Tacocat

This Mess is a Place

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Si vous êtes fatigués par la résurgence des 80’s (claviers, boîte à rythmes, …), il serait sans doute judicieux de vous plonger dans le catalogue de Sub Pop. De manière générale, le label mythique de Seattle privilégie la formule classique guitare/basse/batterie plutôt que la synthétique. Tacocat colle parfaitement à l’étiquette du label. En effet, depuis 2007, la troupe principalement féminine (trois filles pour un garçon), originaire de cette plus grande ville de l'État de Washington et du Nord-Ouest des États-Unis, propose un pop/punk décomplexé. Après avoir gravé deux elpess chez Hardly Art, le groupe vient de publier son premier, sur Sub Pop.

Tout au long de “This Mess is a Place”, Emily Nokes et sa troupe nous réservent des morceaux qui agrègent énergie punk contagieuses et mélodies aussi sucrées que colorées. Le combo yankee structure ses compos suivant la formule refrain/couplet, sans jamais aller plus loin. Une recette qui a cependant fait ses preuves… Si la guitare domine le sujet, les plages sont parfois enrichies de chœurs, à l’instar de “The Joke of LIfe” ou encore de quelques notes de clavier, comme sur “Grains of Salt”. Si le climat général se révèle bon enfant, certaines pistes sont davantage vindicatives, et en particulier « Hologram », titre qui ouvre le long playing… 

Enfin, si le quatrième LP de ce band américain est très susceptible de vous communiquer un bon coup de boost à l’approche de l’automne, pour l’originalité, il faudra repasser. M’enfin, c’est certainement le moindre des soucis de la formation… 

Tacocat

Lost time

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Tacocat est une formation fondée en 2007 par Emily Nokes (chant/guitare), Bree McKenna (basse), Lelah Maupin (batterie) et Eric Randall (guitare). Soit trois filles et un garçon. Et sa musique colle parfaitement au catalogue du label Hardly Art. Une subdivision créée à cette époque par Sub Pop, pour héberger des groupes de punk/garage, à l’instar de Protomartyr, La Luz, Hunx & His Punx ou encore K-Holes.  

« Lost time » constitue déjà le troisième elpee du quatuor. Qui n’a pas changé une formule qui gagne, puisque l’opus propose douze plages de rock/garage qu’on pourrait qualifier de décalées. Un décalage parfaitement illustré par la pochette de l’album, mais aussi par les paroles. Dommage d’ailleurs qu’elles ne figurent pas au sein du booklet, car elles ne manquent pas d’humour. Sans quoi les Américains nous balancent des mélodies sculptées dans des riffs de guitares, mélodies très susceptibles de devenir contagieuses, à l’instar de « Talk ».

Loin d’être révolutionnaire, Tacocat perpétue une tradition rock/garage cultivée dans la région de Seattle. A lors ne perdez pas de temps, car si ce « Lost Time » est capable d’ensoleiller vos vacances d’été, je doute très fort qu’il ne s’impose dans la durée.