Membre du fameux collectif américain Elephant 6 (NDR : réunissant des groupes conséquents issus de la scène indie américaine), Apples in Stereo nous propose son septième elpee depuis sa formation en 1991. Décrit par le leader du groupe, Robert Schneider (également le seul membre fondateur encore présent dans la formation), comme ‘rétro-futuriste’, cet album conceptuel a été composé tel une ‘capsule de temps’ pour les auditeurs du futur ; un pari qui, grâce à l’éclectisme radiophonique du groupe, est plutôt réussi.
Tout comme leur précédent opus « New Magnetic Wonder », qui avait vu le jour après un hiatus de cinq années, Apples in Stereo assure un bon équilibre entre rock alternatif de la vague Pavement et électro-rock qui envahit nos ondes depuis quelques années (MGMT).
Le public des deux dernières décennies leur reconnaissait des influences puisées chez les Beatles et les Beach Boys. Si cet esprit est toujours latent, le groupe originaire de Denver a agrémenté certaines pistes de quelques clins d’œil issus de la même époque mais d’un autre registre. Et en particulier les chœurs de Queen (« Dream about the future ») voire les riffs des Rolling Stones (« Dignified Dignitary »).
Et aujourd’hui, les nouvelles oreilles leur trouveront instantanément des similitudes avec la fraîcheur Phoenixienne (« No One In the World ») ou encore l’allégresse des Scissor Sisters (« No Vacation », « It’s Alright ») : une sorte de ‘space disco’ efficace promettant certains titres plutôt sexy (« Dance Floor » et « Hey Elevator »).
Avec l’application de sa ‘gamme non pythagoricienne’ (notamment dans « C.P.U »), que Schneider avait inventée pour son album précédent, le songwriter intello sait ce que signifie un album abouti. Les fans de Phoenix comprendront que ce n’est pas eux qui ont inventé la légèreté du rock pop optimiste et entraînant : le son de « Travellers in Space and Time » est extrêmement frais pour un groupe actif dans le métier depuis 20 ans.