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The Bloody Beetroots

Wasted Hours

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Bloody déroute. Le bordel annoncé n’a pas eu lieu. Ce mercredi, soit à peu près 3 ans après avoir fait trembler les murs de l’AB une première fois, Simone Cogo aka ‘Bob Cornelius Rifo’ et ses acolytes masqués de Bloody Beetroots revenaient sur les lieux du crime. Et autant dire que le second passage des Italiens sur la grande scène de l’Ancienne Belgique a plutôt eu l’effet d’un pétard mouillé.

Il est 21h lorsque les trois betteraves sanglantes se présentent sur les planches, pour un ‘vrai’ live. L’ambiance est à ce moment électrique. Il faut dire que les fans attendent beaucoup de la formation italienne, tant elle avait laissé l’assemblée sur les genoux lors de leur passage en 2010. Mais en lieu et place de l’explosion de BPMs et de riffs electropunk que The Bloody Beetroots avait servi en rafale à son public belge il y a trois ans, ce grand Cornelius s’est illustré par un manque flagrant de conviction tant sur scène qu’au niveau de la setlist.

Celle-ci était principalement, et bien évidemment, axée sur de nouveaux morceaux. Des morceaux d’une fadeur accablante (dont cet horrible single « Chronicles Of A Fallen Love »), très loin des beats tapageurs et putassiers dégoulinants de testostérone qui ont forgé le succès de l’homme et de sa bande. Au rayon vieilleries, les trois musiciens enchaînent même des versions tout aussi fadasses des extraits de « Romborama ». Comme ce « Talkin’ In My Sleep » complètement saccagé. Dans sa version originale, « Talkin’ In My Sleep » est une compo rageuse au sein de laquelle une Lisa Kekaula (The Bellrays) au top de sa forme use de toute sa puissance vocale pour faire trembler les conduits auditifs de son auditoire. Mais ce soir, la force des basses et du gosier de la demoiselle sont tant mis en sourdine qu’il est difficile d’y trouver un quelconque intérêt.

Le sursaut de BPMs purulents a bien eu lieu, en milieu de parcours, lorsque le trio a balancé son grand classique « Warp ». Probablement le seul morceau de la setlist qui a bien produit l’effet escompté, malgré sa fin charcutée. Heureusement, l’AB compte deux bars, de quoi noyer sa déception, un grand verre à la main et se rendre à l’évidence : The Bloody Beetroots s’est un peu trop assagi…

(Organisation : Live Nation)

 

The Bloody Beetroots

Best Of… Remixes

Écrit par

Les ‘kids’ ne jurent plus que par eux, un peu comme la ‘Jilted Generation’ ne jurait que par Prodigy. The Bloody Beetroots, les nouveaux héros des fans d’électro en manque de beats putassiers, terrorisent les planches du monde entier depuis bientôt deux ans, sans relâche. Après le délirant « Romborama », un premier LP publié en 2009, les Italiens masqués proposent une nouvelle déflagration de BPM sous la forme d’une compile de leurs meilleurs remixes. Bob ‘Cornelius’ Rifo et Tommy Tea ravalent la façade de 17 morceaux choisis qu’ils gonflent d’une bonne mesure de testostérone. L’exercice ne fonctionne pas à tous les coups. Ainsi leurs versions des « Who Are You ? » de Proxy, « Stomp Da Roach » de U-God, « Baseball Bat » de Hervé ou « Pistols & Hearts » de Captain Phoenix sont aussi explosifs que des pétards mouillés. Et les orignaux de titres tels que « Dissolve » des Chemical Brothers et « Escape » de The Toxic Avenger se suffisaient largement à eux-mêmes.

Par contre le duo se révèle infaillible lorsqu’il enfonce son bistouri en plein dans les tripes de morceaux de Sound Of Stereo, Goose, Robyn, MSTRKRFT ou Vitalic. The Bloody Beetroots refaçonne les tubes de ces victimes à leur image et y injecte une dose d’adrénaline à faire trembler les murs des clubs. En guise de bonus, les deux enragés du dancefloor proposent la version collaborative du « Welcome » d’Etienne de Crécy qui apparaissait sur le « Welcome EP » de ce dernier (2010). « Best Of… Remixes » possède quelques atouts parfaitement étourdissants et tapageurs mais les travaux originaux des deux hommes en noir demeurent leurs arguments les plus persuasifs.

The Bloody Beetroots

Born To Be Wild

Écrit par

Depuis 2007, deux hommes masqués sèment la terreur sur les dancefloors du monde entier. En 2009, décidés à prouver à la planète que le paysage musical italien ne se limite pas à des Zucchero, Ramazotti et autres Pausini, The Bloody Beetroots publient « Romborama », un premier album alliant puissance et férocité. Après avoir mis le public du festival I Love Techno sur les genoux en novembre dernier, le duo a réuni une foule de masochistes sous le toit de l’AB pour un concert chaud boulette.

Ce qui est certain, c’est que The Bloody Beetroots attire un public jeune. Très jeune. Début des vacances de Pâques oblige ? Quoiqu’il en soit, le parterre, d’une moyenne d’âge de 17 ans tout au plus, bouillonnait comme jamais. Après quelques bons beats électro dispensés par Highbloo, en première partie, la scène de l’AB est prête à accueillir les terroristes du BPM. Et dès les premières notes de l’intro de « Domino », leur nouveau single, les premiers rangs sont secoués d’un mouvement de foule comparable à celui qu’aurait pu provoquer un Rage Against The Machine (!!!) Impressionnant ! Les petits jeunes, manifestement surexcités, vont, l’espace d’une petite heure, en avoir pour leur argent.

Derrière leurs masques, Bob Cornelius, Tommy Tea et leur batteur doivent certainement étouffer tant l’atmosphère est moite et l’ambiance, survoltée. Tout à leur honneur, The Bloody Beetroots propose un vrai ‘live’. Un contraste rafraîchissant, comparé aux artistes coincés derrière leur laptops. Ici, la gratte en prend pour son grade, les synthés s’affolent et la batterie est à deux doigts de l’implosion. Le climax du set sera atteint lors de l’énorme hymne rave « Warp 1977 » qui, l’espace de 3 minutes à peine, parviendra à retourner l’ensemble de la salle. « Talkin’ In My Sleep », « I love The Bloody Beetroots », « Romborama » et autres « Have Mercy On Us » achèveront brillamment le travail des maestros.

Après en avoir pris plein les oreilles, le constat est irrévocable, The Bloody Beetroots sont, sans aucun doute, les nouveaux Prodigy. Ou, pour être tout à fait précis, les Prodigy des moins de 18 ans. Mais peu importe votre âge, si vous êtes en possession d’un ticket pour Rock Werchter 2010, il s’agira assurément de l’un des concerts du festival à ne rater sous aucun prétexte.

(Organisation : Live Nation)  

The Bloody Beetroots

Romborama

Écrit par

Derrière The Bloody Beetroots se cache Bob Cornelius Rifo, producteur et DJ nourri à la musique classique. Ce qui se sent à plein nez sur sa première œuvre, les notes de synthés de « Romborama » se rapprochant souvent des travaux de grands maîtres du genre. Une manoeuvre qui le distingue de Justice, auxquels il emprunte parfois trop de gimmicks. Mais « Romborama » opère aussi dans le beat suintant, crade, dégoulinant de BPM. Bref, de l’électro bourru comme il se doit. The Bloody Beetroots compense même l’absence navrante des terribles « Rombo » et « Ezekiel Eats Red Hoodie » par des morceaux presque aussi ravageurs (« Cornelius », « It’s Better A DJ on 2 Turntables », « Anacletus », « House n°84 »,…) et des collaborations bien senties.

Ainsi, The Cool Kids viennent poser un poil courbé de Hip Hop sur un « Awesome » qui fait honneur à son titre. Lisa Kekaula se permet une petite infidélité aux Basement Jaxx en conférant une pointe de volupté au bestial « Talkin’ In My Sleep ». Steve Aoki, lui, s’autorise une incursion tapageuse au cœur de « Warp 7.7 » et un « Warp 1.9 » à réveiller les morts. Seul Vicarious Bliss parvient à calmer les ardeurs de son camarade sur le tendrement hivernal « Little Stars ». Beta Bow tente de faire de même sur un « Second Streets Have No Name » ‘autotuné’, mais le résultat est légèrement moins convaincant.  

Flanqué de Tommy Tea dans sa mouture live, The Bloody Beetroots s’est donné une mission et touche à son but en ne tirant que sur deux ou trois ficelles. Moins cérébral que les travaux de Justice, plus énergisant que ceux Data et aussi survitaminé qu’un Crookers, « Romborama » est une valeur sûre en terme d’ambiance sur les dancefloors. Des betteraves sanglantes à mordre à pleines dents.

The Bloody Beetroots se produira en concert ce 24 octobre dans le cadre du festival ‘I Love Techno’.