Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

The Blueskins

Word of Mouth

Après un EP furibard, voici enfin le premier album des Blueskins, jeunes rockeux bien dans leur perfecto, la coupe de cheveux sans doute savamment négligée, à peine vingt ans au compteur et déjà la classe. Si l’on croyait d’abord que ces quatre garçons dans le vent pratiquaient un rock garage rageur mais en rien inventif, force est de constater que tout au long de cet opus, les Blueskins font preuve d’un indéniable éclectisme. Si « Bad Day » sonne comme du Soledad Brothers pur jus (ce genre), la suite voit se bousculer au rayon des influences The Wildhearts (« Love Boat » et son riff punk rock neuneu), Led Zeppelin (« Magpie Blues »), voire Supergrass (« My Love is Law ») et The Coral (« Go »). The Blueskins n’est donc pas qu’un gang de petites frappes nourris aux mamelles de Meg White : même si ça cartonne pas mal, tout n’est pas ‘simplement’ rock’n’roll. Ces mecs ont du talent, de la morgue et de l’allant. Ils pourraient devenir grands… A moins que d’autres rockeurs du même genre ne piquent leur place dans les six mois. Jusque-là, on dira que les Blueskins sont un groupe à suivre, et que leur album est à écouter à fond les ballons.

The Blueskins

Magic Road (Ep)

Ces quatre garçons dans le vent (le plus jeune a 17 ans !) font pas mal de boucan, parce qu'à cet âge on préfère emmerder les parents en jouant de la guitare dans sa chambre que faire ses devoirs. Pourtant, rien de vraiment puéril dans ce rock garage tendu comme le fil d'un rasoir : juste de la hargne pubère, et une innocence qui fait plaisir à entendre. Ces quatre jeunes rockeurs empoignent leur guitare comme si leur vie en dépendait, et comme si le rock était pour eux un truc nouveau, découvert il y a peu par les White Stripes et les Soledad Brothers. De cette naïveté face à l'instrument, de cette inspiration dénuée de toute référence, les Blueskins ont mis au monde un rock urgent et direct, comme un uppercut. Le chanteur/guitariste, Ryan Spendlove, est justement un ex-boxer. Autant dire qu'à l'écoute de cet ep frondeur, on préfère ne pas trop lui chercher des noises : un coup est si vite parti… Et puis de toute manière, qu'irait-on leur reprocher, à ces gamins à la moue boudeuse ? De copier leurs aînés, de profiter du rock'n'roll revival pour nous refourguer leurs " 1, 2, 3, 4 " à la noix ? Pfff, ce n'est pas notre genre : on adoooore le garage-blues-machin-chouette. C'est comme une cure de jouvence. Un tigre dans notre moteur. Une manière de ne jamais vieillir. De vider nos nerfs. La suite pour de nouvelles aventures, la semaine prochaine. Jack et Meg se remarieront-ils ? VV et Hotel (The Kills) troqueront-ils leur nihilisme pour l'intégrale des Beatles ? Kings of Leon se raseront-ils la moustache ? Julian Casablancas (The Strokes) arrêtera-t-il de se croire incompris ? Et surtout, quand viennent chez nous les Stooges ?