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St Paul & The Broken Bones

La nouvelle épître selon St Paul Janeway…

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Le Botanique affiche une nouvelle fois complet pour le concert de St Paul & The Broken Bones. Révélé il y a un peu plus d’un an par la sortie de son excellent premier elpee "Half the City", le groupe a rapidement acquis une notoriété en ‘live’. Une expérience accumulée au fil des tournées, à laquelle le chanteur, Paul Jenaway, un fameux showman, a plus que largement contribuée. Faut dire qu’il a commencé à chanter au sein d’une chorale gospel, dans une église perdue au fin fond de l'Alabama. Aujourd’hui, dans un autre contexte, le Sudiste continue à propager la bonne parole. Et son discours est tellement impressionnant, qu’à l'issue du concert, il est parvenu à rallier l’ensemble de l’auditoire, à sa cause…

Little X Monkeys assure la première partie. Un groupe belge manifestement endoctriné par la musique américaine traditionnelle. En l’occurrence, le bluegrass, le folk, la country et le blues. Du pain béni donc pour préparer l’arrivée du prédicateur.

Vers 21h15, les Américains –les vrais !– montent sur le podium de la Rotonde pleine à craquer. Il y a donc un petit retard sur l’horaire prévu. Un trompettiste et un tromboniste s’installent à droite de l’estrade. Un barbu se plante derrière un clavier, à gauche. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un batteur. Ils sont tous habillés bcbg. Les musicos sont particulièrement talentueux et ont un dont inné pour rendre leur musique la plus ‘groovy’ possible. Après un tour de chauffe, le fameux Saint Paul rejoint sa communauté sur les planches. Il a un visage de poupon, souligné par un sourire jusqu’aux oreilles. Il est vêtu d’un costard et chaussé de pompes blanches. Il salue la foule et entame son show. Dès qu’il se met à chanter, elle tombe sous le charme. Chaque parole vous flanque des frissons partout. Passionné, l’ancien choriste se livre corps et âme. Il arpente l’estrade de long en large, s’agenouille et n’hésite pas à esquisser un pas de danse. Trempée dans la soul, sa musique est magnifiée par les interventions d’orgue et de cuivres. La setlist est essentiellement composée de titres de son seul opus. Il la complète de quelques nouveautés et de deux reprises, l'une de Radiohead et l'autre de David Bowie (« Moonage Daydream »). Maîtrisant subtilement l’art du crescendo, les Broken Bones parviennent à enfiévrer l’ambiance. Faut dire que le combo semble heureux d’être là ce soir. Saint Paul remercie l’auditoire d’être venu en si grand nombre. Une première, apparemment, pour la formation, en Belgique.

En un seul office, St Paul Janeway est parvenu à évangéliser une assemblée entière. Dans une Rotonde transformée en lieu de culte. Nul doute que de nouveaux disciples vont, à leur tour, prêcher la bonne parole…   

(Organisation Botanique)

The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band

La boucle est-elle bouclée ?

Écrit par

Ce lundi 15 décembre, les couloirs de l'Ancienne Belgique sont fréquentés soit par des passionnés de Bluegrass ou des fans du film « The Broken Circle Breakdown » (également intitulé « Alabama Monroe ») de Félix Van Groningen, paru il y a déjà deux ans. Un long métrage qui avait décroché le César du meilleur film étranger. La formation s’était déjà produite il y a plusieurs mois dans la même salle, et y repassait donc pour plusieurs dates, dont trois sont sold out. Et de nouveau, la troupe est venue nous interpréter une B.O. addictive écrite par Bjorn Eriksson (du duo Eriksson/Delcroix), le moustachu au chapeau de cow-boy caché dans l'ombre des deux acteurs/chanteurs Veerle Baetens et Johan Heldenbergh.

Le moins que l'on puisse dire c'est que la frénésie autour de ce phénomène ne s'est pas estompée. La foule, un mix entre des vieux de la vieille, fans de Johnny Cash ou de Bill Monroe (fondateur du bluegrass), et des jeunes disciples du style, est excitée ; et dès que les sept musicos montent sur l’estrade, soit vers 20h45, les applaudissements et les cris fusent. Dès les premières notes de « Will The Circle Be Unbroken », le public est conquis. Il faut dire que le jeu de scène est particulièrement sympathique. Tous réunis autour d'un micro d'ambiance, chacun à leur tour, les musiciens y vont de leur solo. Ainsi, la mandoline, le banjo, la contrebasse et tous les instruments inhérents au bluegrass se succèdent. Les nombreuses groupies présentes de la salle chantent à tue-tête les titres phares de la BO. Et pour compléter la setlist, le groupe reprend des classiques du country/folk américain comme « I Think Twice, It's Alright » de Bob Dylan ou le superbe « Go to Sleep Little Babe », chanté a cappella.

L'ambiance est enfiévrée. Les deux chanteurs, Veerle Baetens et Johan Heldenbergh, outre leur talent à maîtriser leur organe, sont de fameux entertainers. Avant de se lancer dans la musique, Johan Heldenbergh a certainement dû exceller dans l'art de l'impro. Entre chaque morceau, il se lance dans des monologues interminables qui font mouche  à chaque reprise. Aussi, quand le concert est terminé, on se rend seulement compte qu’il a duré plus de 2h.

Un spectacle parfait au cours duquel les références au film ont été nombreuses. Mais, hormis, les chansons issues de la BO, seules des reprises ont été jouées et donc... rien de neuf à l’horizon. Aussi, plusieurs questions me taraudent l’esprit. Quel sera le futur de The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band ? L’écriture de nouveaux titres est-elle envisageable ? Et dans la foulée, l’organisation d’une nouvelle tournée ? Ou alors la boucle est-elle bouclée ?

(Organisation AB)

Voir aussi notre section photos ici

 

The Broken Family Band

Jesus Songs

On pourrait croire, au vu du titre, que ce quatuor de Cambridge voue un culte sans bornes à Jésus. Sur les sept chansons qui composent cet EP, trois portent d’ailleurs le même titre, « Walking Back To Jesus », une autre s’intitule « Mother O’Jesus ». Mieux que Will Oldham, Johnny Cash et Jim White réunis, The Broken Family Band pourrait donc être un groupe de bigots, remerciant chaque matin le seigneur de lui donner la chance de faire de la musique. Heureusement, à bien écouter les paroles, on se rend compte qu’il s’agit plus d’un prétexte à chanter l’amour, la perdition, la trahison… Toutes ces choses qui nous pourrissent l’existence tout en la rendant si supportable. La mauvaise nouvelle, c’est la musique : une pâle resucée de Saint Thomas et de Belle and Sebastian, bref de la country/pop sympatoche mais pas exceptionnelle. O doux Jesus, illumine-les de ton inspiration divine, « ils ne savent pas ce qu’ils font »…