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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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The Burning Hell

Garbage island

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« Garbage island » constitue déjà le 9ème long playing de ce trio canadien réunissant les multi-instrumentistes Ariel Sharatt, Jake Nicol et Mathias Korn. Auteur-compositeur, ce dernier assure également le lead vocal. Pour enregistrer cet album, le groupe a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se consacrent également à toute une série d’instruments. Une équipe qui se partage synthés, harmonium, saxophone, flûte, lap steel, bouzouki, steel drum, percus insolites ou pas, et la liste est loin d’être exhaustive. Sans oublier les backing vocaux féminins qui apportent un chouette contraste au baryton profond de Matthias, sorte d’hybride entre ceux de Kevin Ayers, Kurt Wagner (Lambchop), Matt Berninger (The National) et Bill Callahan.

Concept album, « Garbage island » s’inquiète de l’état de notre planète en proie à une grave crise climatique, mais également qui croule sous les déchets. En fait, le thème de cet opus est venu à l’esprit de Mathias, lors de ses promenades quotidiennes jusqu’au rivage, lorsqu’il observait des oiseaux qui survolaient les tas de débris de plastique échoués sur les rochers. Ce paysage lui a rappelé la fameuse île aux ordures, le vortex du Pacifique Nord. Et pour accentuer ce sentiment de malaise, le band a fait appel à Emmie Tsumura afin de réaliser l’artwork de la pochette, concoctée à l’aide d’éclaboussures de couleurs aléatoires issues de chutes utilisées à l’usine de pressage. Dans le même esprit, l’opus s’achève par « The end of the end of the world », une plage dont le titre est suffisamment significatif.

Une œuvre qui ne souffre d’aucune faiblesse, mais qui recèle 12 pistes bien distinctes, dont on épinglera l’ouverture « No peace », pimentée par des touches de piano allègres et des sonorités de gratte surf, un « Nigel the gannet » dont les paroles se réfèrent au « Making plans for Nigel » de XTC, la douce sérénade « Dirty microphones », bercée d’élégantes cordes de sèche, le punchy « Empty world », traversé d’un saxophone débridé, le champêtre « Minor characters », le fringant « All I need » qui lorgne vers les Pogues (ton badin, sifflotements, tempo guilleret) avant de s’achever dans un chaos électrique ou encore le funky (Beck ?) titre maître.

Un album qui s’écoute d’une traite sans jamais souffrir d’un seul moment de lassitude…

The Burning Hell

Public Library

Écrit par

Mathias Kom est un compositeur prolifique. Et à l’inspiration débordante. Depuis 2006, il a publié 8 albums, un Ep et deux cassettes. Sous le patronyme de The Burning Hell, son projet. Faut dire que son backing group est à géométrie variable. On ne compte d’ailleurs plus les musiciens qui se sont succédé au sein du line up. Et ce au fil des idées qui foisonnent dans l’esprit du Canadien. Cependant, un album de The Burning Hell s’écoute autant qu’il ne se décrypte. Et « Public Library » ne déroge pas à la règle. Faut dire aussi que son titre…

Ce troubadour des temps modernes nous invite donc à pénétrer au sein de son univers loufoque et coloré. Chaque piste de cet opus raconte une histoire. Celle de « The Stranger » évoque un meurtre qui met en scène un gorille et d’autres personnages imaginaires. Dans un style musical proche de Pavement voire de Silver Jews, « The Road » traite de la vie d’un groupe lors d’une tournée. « Fuck the Gouvernement, I Love You », chanson chantée en duo avec Ariel Sharratt (NDR : elle avait déjà participé à l’enregistrement de précédents long playings), évoque une rencontre amoureuse vécue lors d’une soirée bien arrosée. Et « Give Up » établit un parallèle entre son existence et celle de Melville. Si Kom se consacre, entre autres, à la guitare, au trombone et à l’harmonica, il bénéficie de la participation d’excellents musicos. C’est à souligner ! Ce qui explique, sans doute, pourquoi les lyrics sont parfaitement orchestrés. Enfin, oscillant entre rock et folk, sa musique est très susceptible de rappeler celle de The Leisure Society. A cause de la richesse instrumentale ; et puis de l’énergie positive libérée par les compos de cet LP. 

Bref, on ne s’ennuie jamais à l’écoute de ce « Public Library » ; en outre, si vous prenez le temps de vous attarder sur les textes, il ne serait pas étonnant que vous esquissiez un sourire, et peut être même davantage…