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The Dynamite Blues Band

Kill me with your love

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Le chanteur/harmoniciste/pianiste Wesley Van Werkhoven, le drummer Neils Duindam et le guitariste JJ Van Duijn militaient au sein de Big Blind, un trio qui enregistrait pour le label Cool Buzz. En février 2013, ils recrutent le bassiste Renzo Van Leeuwen, et transforment leur patronyme en Dynamite Blues Band. Le quatuor batave publie son premier elpee, "Shakedown & Boogie", en 2014. Les sessions d’enregistrement de "Kill me with your love", se sont déroulées à Amsterdam.

De puissants riffs de guitare préludent "Even if you want to" ; mais l’harmonica de Wesley débarque rapidement. Une plage bien très rythmée, mais un rien trop courte à mon goût. Le Dynamite BB se complait dans une attaque très rythmique de ses compositions. "Dirty minded" s’inscrit très bien dans ce style, permettant à la guitare de JJ de se libérer très vite ; une piste qui bénéficie d’arrangements impeccables de voix et de cuivres. Des arrangements tout aussi parfaits dont jouit également "Trash and rumours", le sommet de cet opus. Le tempo est vif. Réverbérée, la gratte concède des accents ‘surf’ surprenants. La section rythmique et parfaitement huilée. Et le tout baigne dans une ambiance orientale. "Kill me (with your love)" rappelle le style du regretté Lester Butler. Van Duijn en profite pour, une fois encore, exécuter une sortie imparable sur ses cordes. Ballade indolente, "Strong love" est parfumé de R&B. La voix de Wesley est soignée. JJ s’autorise une nouvelle sortie chargée de sensibilité et tout en subtilité. Et elle est bien marquée, avant que Wesley ne prenne le relais à l’harmo, dans un climat qui révèle une grande complicité entre les musiciens. La gratte attaque en force "Dynamite Momma", un rock’n’roll au cours duquel elle est constamment à l’avant-plan. "The Big unknown" est balisé par la section rythmique, un shuffle qui sert de rampe de lancement à Van Duijn pour sortir à nouveau de sa réserve ; et il se distingue sur ses cordes, à travers une tonalité étonnante, très susceptible de rappeler Jimmy Vaughan. "Too busy" est toujours bien rythmé. La plage replonge dans l’univers de Lester Butler et des Red Devils. L’ambiance y est propice. Et la voix y contribue. La connivence entre les deux solistes est manifeste, en l’occurrence entre la slide de JJ et l’harmo du frontman. "No cent" nous transporte dans le jump. Il y a de la rage dans la voix, du swing ; et le piano, bien à l’avant-plan, soutient parfaitement les cordes en folie! Du tout bon! Majestueuse, "Two sides" est une nouvelle ballade, dont l’intro cuivrée émarge au r&b. "This ain’t over" est un blues/rock au cours duquel JJ se fait à nouveau plaisir sur ses cordes en leur administrant des tonalités particulièrement originales. Stimulé, Wesley signe alors son meilleur envol à l’harmonica. "Misery", morceau final, est plus paisible. Les cordes sont discrètes alors que la musique à bouche entretient un climat de tristesse.

 

The Dynamite Blues Band

Shakedown & Boogie

Écrit par

Le blues a toujours été populaire chez nos amis du Nord ; et depuis les 60’s, ils ont toujours donné naissance à des artistes talentueux. La scène y est particulièrement vivace et le nombre de jeunes formations y est important. Les Hollandais possèdent un son, qui a été cultivé et exploité par le label Cool Buzz depuis ses débuts en 1998. Sur cette écurie, la formation Big Blind a pondu un excellent album en 2009, "Circus left town". On se demandait ce qu’elle était devenue. Et bien on a la réponse, puisque le chanteur/harmoniciste Wesley Van Werkhoven, le guitariste JJ Van Duijn et le drummer Niels Duindam ont décidé de monter un nouveau combo en février 2013, le Dynamite Blues Band. Seul changement au sein du line up, la présence de Renzo Van Leeuwen qui a repris le poste de bassiste à Dirk, le frère de JJ! Et le résultat tient la route. Du blues franc, direct, dynamique et original. Les quatre musiciens signent les treize plages.

Dès les premières notes de "Howlin", nous sommes plongés au cœur de cet univers blues typiquement batave ; un ancrage bien personnel, même si le tout est épicé de saveurs empruntées aux Red Devils de Lester Butler. La voix de Wesley n'est pas très puissante, mais harmonieuse, elle se fond bien dans l’ensemble. Subtil, original, le jeu d'harmonica intervient assidûment. Une formule qu’on retrouve sur "Reset", une des meilleures plages de l’opus. Le rythme s'emballe sur "Boom boom boom". La rythmique puissante et le chant caustique me rappellent les Pretty Things à leurs débuts. Butler hante également "Doin' okay". L’harmoniciste vide pour la circonstance ses poumons. La voix est vivace. "Anna Lee" nous entraîne dans l'univers texan des frères Vaughan, et tout particulièrement celui de Jimmie. A cause du style incisif de JJ sur les cordes. "Rebound" opère une première incursion dans le boogie. Un tempo également adopté par le brillant "Boogie through the night" et lors de la finale, "Shakedown & boogie". "Rebound" évolue sur un rythme indolent, lancinant, hypnotique même, dans l’esprit de Howlin' Wolf ; une piste au cours de laquelle JJ se concentre sur la slide. Van Duijn tire son épingle du jeu tout au long de "Movin", un West Coast jump qui libère une swing léger, tout en évoquant la crème du genre, comme Hollywood Fats ou Junior Watson. Le long playing recèle également deux pistes rythmées et explosives ; en l’occurrence, "TNT" et "Dynamizer", un instrumental sur lequel Wesley pourrait rivaliser avec les meilleurs souffleurs contemporains. "Black magic" est la compo la plus lente, une chanson empreinte de mélancolie qui reflète un certain de mal de vivre…