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Twin Temple, amants maudits ?

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The Gris Gris

The Gris Gris

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The Gris Gris est un trio drivé par le jeune Greg Ashley. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Texan vit à Oakland, en Californie. Ce qui explique sans doute pourquoi sa section rythmique est issue de la baie de San Francisco. Une chose est sûre, la musique des Gris Gris est influencée par le psychédélisme. Et en particulier par le 16th Floor Elevators de Rocky Erickson. A cause de ce climat spectral, presque vaudou, qui règne tout au long de cet opus. Et « Best regards » qui tressaille et siffle tel un exorcisme en est la plus belle démonstration. Un climat qu’il parvient à entretenir sur les compositions acoustiques ou semi acoustiques. Un peu à la manière d’un Syd Barrett. A l’instar de « Mary #38 » ou de « Medication #3, plages au cours desquelles on a l’impression qu’il vient d’exhumer la guitare de Woodie Guthrie. Du final « Winter weather » également. Un blues countryfié, soutenu de backing vocals falsetto, réminiscent du « Let it bleed » des Stones. Ou encore de la ballade « Me queda um bejou », nonobstant son début plus expérimental. Une face expérimentale qu’il développe sur l’instrumental « Plain Vanilla », un peu dans l’esprit de « More » du Floyd. Ou encore de « Raygun », synthèse de toutes ses références, qu’il sature de feedback. L’opus éponyme laisse bien évidemment une place au garage. « Necessary separation » aurait ainsi pu figurer sur des compiles « Nuggets » aux côtés des Standells. Tout comme « Everytime », un fragment rogné de claviers poussiéreux, caverneux et imprimé sur un tempo tribal. Encore que cette exploration ténébreuse s’achève dans un délire électrique que n’aurait pas renié un certain Erik Braunn, lorsqu’il sévissait chez Iron Butterfly.