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The Harpoonist & The Axe Murderer

Apocalipstick

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Après avoir publié le très prometteur elpee "A real fine mess", en 2014, le duo de Vancouver nous propose son second, "Apocalipstick". Pour l’enregistrer, le chanteur/harmoniciste Shawn Hall, alias The Harpoonist, et Matthew Rogers, aka The Axe Murderer, préposé à la guitare, à la basse et aux synthés, ont reçu le concours de quelques musicos, dont le producteur John Raham, aux drums et percussions. Originale, la musique se caractérise par ses arrangements complexes, ses recherches sur les sonorités et un travail constant sur les voix. Faut dire que pour la circonstance, Shawn est entouré par pas moins de sept autres vocalistes. Le résultat est plutôt coloré, à l’instar de l’illustration de la pochette, qui reproduit des lèvres multicolores. Coloré voire psychédélique, car le climat est propice à l’aventure et au voyage. Bien sûr, l’opus n’est pas englouti sous un flot de guitares acides, mais balayé par une folie orchestrale sonore…

D'ailleurs, des tonalités chiadées, dispensées par les synthés de Matthew, ouvrent la voie à "Get ready", une piste dont la rythmique bien marquée rappelle le Bo Diddley beat. John Raman déverse de solides percus. Une rythmique qui se révèle bien nerveuse sur "Nancy", un morceau dominé par l'ensemble vocal. Et si les sonorités de la guitare sont découpées au rasoir, le refrain adopte un profil accrocheur, pop même. Un riff rythmique appuyé balise "Forever fool". La voix de Harpoonist s’y révèle autoritaire. Des cordes réverbérées introduisent "I'm back", un blues contemporain, caractérisé par des harmonies vocales élaborées. Mr Hall chante nerveusement "Pretty please", un rock singulier au cours duquel harmonica débridé et percus sont à l’offensive. Et d’une voix pure, "Treat me kind", une jolie ballade roots enrobée de chœurs et découpée dans les cordes acoustiques. L’opus nous réserve encore toute une série de brèves compos complexes et bien fignolées qui explorent judicieusement les parties vocales. A l’instar de l’allègre "Marianne". Souligné par les brefs jaillissements d’harmo, la voix s’impose sur "Father's son", un morceau au cours duquel la guitare trafiquée de Matthew prend son billet de sortie, en entraînant dans son élan les claviers de Geoff Hilhorst. La finale est excellente. Le chant slalome entre percussions et synthés, à la rencontre des autres voix. Mystérieuse et éclatante, cette aventure psychédélique est décidément peu ordinaire !

 

The Harpoonist & The Axe Murderer

A real fine mess

Écrit par

Issu de Vancouver, ce duo réunit l’harmoniciste Shawn Hall et le gratteur Matthew Rogers. Les deux Canadiens se sont rencontrés en 2006 et ont alors découvert qu’ils partageaient de mêmes affinités musicales. Ils décident donc de s’associer, afin de pratiquer du folk et du blues. Et au fil du temps, s’intéressent au blues électrique. Ils publient "The blues can kill", un elpee autoproduit, en 2007, l’éponyme "The harpoonist and the Axe murderer", en 2008, et "Checkered past", en 2012. Shawn et Matthew signent l’ensemble de leur répertoire.

Sur ce nouvel opus, Shawn chante et souffle dans son harmonica. Matthew se réserve la guitare, la basse, les pecus au pied et circonstanciellement des claviers. Pour concocter ce long playing, ils ont reçu le concours de musiciens locaux ; et notamment l’organiste Tom Heuckendorff, une section de cuivres ainsi que des chœurs

"Black and blues" est amorcé par des accords rythmiques. Douce, contagieuse, troublante, la voix de Shawn concède des intonations quasi-enfantines. Pourtant, la structure de la composition est plutôt complexe. L'harmonica sort enfin de sa tanière. Mélodieuses, ses interventions séduisent face aux rythmes fiévreux développés par les cordes acoustiques. Une guitare à la coloration particulièrement blues introduit "Do watcha", une piste paradoxalement conventionnelle et personnelle. La voix frêle et douce envoûte, alors que guitare et harmonica tissent une trame hypnotique. "Ter for two" baigne au sein d’une ambiance funky. Matthew double guitare et basse, alors que choristes soutiennent Hill. Diligente, la rythmique épouse un format rock, tout au long de "Mama's in the backseat". Shawn y souffle parfaitement, dans un style toujours aussi singulier. "Closer to death" baigne au sein d’un climat oriental et exotique, une plage curieuse, funkysante, enrichie par les interventions de Heuckendorff à l’orgue Hammond. Imprimé sur un mid tempo, "Feel me now" concède des intonations pop. A cause de la voix. Et puis du sens mélodique. Un morceau enrichi de chœurs et de cuivres. La musique pratiquée par le duo est vraiment originale. Pas facile de lui coller une étiquette. Bien sûr la voix est douce, mais particulièrement expressive. Et puis les interventions à l’harmo sortent tout à fait de l’ordinaire. Le titre le plus singulier est certainement "Don't make 'em like they used to". En général les plages sont assez brèves. Ou plus exactement ne tirent jamais en longueur. "My paradise" trempe dans la soul. Un morceau sobre, léger, au cours duquel la voix, qui s’intègre dans les chœurs féminins, semble dans son élément. Des vocaux qui se rencontrent sur un subtil Bo Diddley beat, lors d’"In and out of love". Le duo apprécie le soul funk percussif. Invitation à se secouer, Sweat this pain" en est une belle illustration. Les vocaux trament habilement "Cry a little", une piste au cours de laquelle la guitare met le nez à la fenêtre, sur un riff qui se répète à l'infini. "In the end" adopte la cadence du galop afin de créer une ambiance boogie, que colore de country blues, l’harmonica. "Act your age" bénéficie d’excellents effets rythmiques et sonores. Dommage que le duo n’ait pas mieux exploité ce créneau. Car, finalement, leur pop explorée tout au long d’« A real fine mess » est fort semblable à celle dispensée aujourd’hui par les Black Keys. Quant à la finale, "A real fine noise", elle constitue la synthèse parfaite du style exécuté par le tandem canadien...