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The Lovely Savalas

Pornocracy

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Manifestement ce « Pornocracy » est une œuvre anachronique. Surtout en 2011. Serions-nous en présence d’une resucée moderne des Stone Temple Pilots ? Ou à un retour inopiné du rock californien estampillé ‘90’s’? Probablement, même si à ce revivalisme, il faut y ajouter une bonne louche de Queen of the Stone Age. Du ‘Stone-pop’ en quelque sorte ! Cependant, étrangement, les membres de The Lovely Savalas ne nous viennent pas de l’Ouest des States, mais d’Italie.

« Pornocracy » constitue leur premier opus. Ces Azzuris dégainent des riffs inspirés par Josh Homme dès « All The President’s Girls », probablement dédié à ce coquin de Silvio B. Un titre que l’on croirait chanté par Scott Weiland ! Moins convainquant, « Dive » singe Incubus alors que l’horrible « Trust No One » semble carrément pompé aux non moins ringards Lit. « Fashion Girl » est de toute bonne facture. Un single rock n’ roll qui rappelle les meilleurs moments de Millionnaire. Certains titres sont accablés de riffs lourds et imprimés sur un tempo carré alors que d’autres épousent un format plus conventionnel (la ballade « Desert of December ») ou s’adressent carrément à la bande FM (« Shine on me Tonight »). Les références sont éclectiques. Parfois un peu trop. Pourtant, l’elpee recèle l’une ou l’autre bonne surprise. A l’instar de l’excellent « Armadillo, un excellent stoner, parcouru par un solo de saxophone plutôt curieux. Ou encore « Effet Domino », une chanson bourrée de charme, nonobstant ses paroles ridicules chantées dans la langue de Molière. Deux moments de folies salutaires qui rompent cet hommage parfois un peu trop conventionnel rendu aux Deserts Sessions et au rock californien des nineties. Vous ne serez, en outre, pas étonnés d’apprendre que lors des sessions d’enregistrement de cette livraison plus opiacée que nature, le band avait reçu le concours de grosses pointures, et notamment de Martyn LeNoble (Porno For Pyros, Jane’s Addiction), Nick Olivieri (Kyuss, Queens of the Stone Age, Mondo Generator) ainsi que Massimo Pupillo (Mike Patton et ZU).