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The Moles

Tonight’s music

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The Moles est une formation australienne qui a sévi au cours des nineties. A l’époque, elle avait publié trois Eps et deux elpees. Drivée par un certain Richard Davies, elle disparaît alors des radars, en 1996. Il y a bien deux compiles. L’une parue en 2003 et l’autre en 2014, mais elles semblent surtout servir d’anthologie. Quoique, suite à la publication de ce dernier recueil, Davies a eu envie de relancer la machine. En entraînant un ex-Sebadoh, un ex-Sugar et un membre de Woods, dans l’aventure. Soit respectivement Bob Fay, Malcolm Travis et Jarvis Taveniere. Sans oublier Dion Dania, le leader de Free Time. Faut dire que Richard vit aux States depuis pas mal de temps. Où il a sévi surtout chez les Cardinals, outre un projet solo réalisé en compagnie de Robert Pollard, le leader de Guided By Voices.

Bref, The Moles s’est mitonné un répertoire conséquent, qui va finalement se retrouver sur « Tonight’s music », un opus réunissant la bagatelle de 24 morceaux. Certains sont purement expérimentaux et même parfois totalement déconcertants, bruitistes, truffés de samples ou de collages. On a même l’impression de retrouver des bribes de sons empruntés à Harrison et peut-être à McCartney sur « Room temperature ». Mais au sein d’un fouillis indescriptible. Ou alors à une rencontre entre Hendrix et Wire (« Stray dog »). Bref, on ne peut pas reprocher à The Moles un manque d’audace et de recherche, c’est une certitude. Les plages acoustiques sont tour à tour minimalistes ou alors carrément psychédéliques, un peu dans l’esprit –délirant– d’un Syd Barrett. Mais le plus intéressant procède des pistes les plus pop. Et certaines sont tout bonnement remarquables. A l’instar de « Space fever », de « Red Carpet », hanté à la fois par Westerberg et Bruce Springsteen. De « Chills », dont la mélodie sculptée dans les cordes de gratte chatoyantes évoquent… la bande à Martin Philipps. Des très électriques « Hand painted carved imported oil painting » et « Needle and thread », une plage imprimée sur un mid tempo, sur laquelle on a inconsciemment envie de taper du pied. Du rollingstonien « K.B.O. », dont le riff rappelle « Jumping Jack Flash ». Et le reste a de quoi nourrir l’histoire du rock en références. Des noms ? Guided By Voices « Head in the speakers », Teenage Fanc Club (« Dreamland”), TV Personalities (le vulnerable et envoûtant « Beauty Queens of Watts »), Grandaddy (NDR: ces synthés sur « Imperial blues »), Wilco (« Out of thin air ») et en grattant davantage, il est évident que d’autres spectres vont faire leur apparition. Bref, il y a de quoi faire un ‘Quizz’, tout en prenant du bon temps. Une chose est sûre, si ce retour est réussi, on attend une suite qui soit un peu moins branque mais quand même toujours aussi originale. C’est trop rare de nos jours pour ne pas être souligné !