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The Sea And Cake

Runner

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Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

The Sea And Cake

The Moonlight Butterfly

Écrit par

Seize années déjà que la formation chicagolaise roule sa bosse. Il y a bien eu une interruption entre 2004 et 2007, mais cette pause a permis au combo de se ressourcer. Valeur sûre dans l’univers de l’indie, The Sea and Cake, n’a cependant jamais rencontré le succès à la mesure de son talent. Faut dire que la musique développée par les Américains ne s’adresse pas aux hit-parades, le groupe privilégiant plutôt les longues compositions climatiques.

“The Moonlight Butterfly” constitue leur neuvième opus. Et apparemment, Sam Prekop et ses potes en sont revenus à leurs premiers amours. Les six compos de cet elpee ont été écrites lors d’une tournée accomplie en compagnie des Canadiens de Broken Social Scene. Des plages inévitablement copieuses, mais trempées dans une pop douce, brumeuse et mélancolique, traversées de passages instrumentaux aux accents jazz ou krautrock, à l’instar du morceau maître. Une seule piste plus rythmée: « Up on the North Shore ».

La nouvelle œuvre du quatuor est de toute bonne facture. Mais, encore une fois, elle ne s’adresse pas au grand public. Perso, cette situation ne me dérange pas. D’ailleurs, souvent un groupe préserve bien mieux son identité à l’abri des regards et des oreilles. Et vu sa longévité, The Sea and Cake en est un parfait exemple.

 

The Sea And Cake

Glass

Quelques mois seulement après la sortie de l'excellent " One Bedroom ", les Chicagolais sont de retour avec cet EP aux inédits solides, plus trois remixes qui valent leur pesant de cacahuètes. D'abord " To The Author ", étalé en deux versions sensiblement différentes : une ligne de basse à la Peter Hook, une boîte à rythmes, des synthés, puis cette guitare aérienne qui vient renforcer la mélodie, tandis qu'un léger battement électronique en rajoute encore une couche… Enfin, la voix de Prekop, qui survole délicatement cette matière sonore : on reconnaît dans cette complexité pop tout l'intérêt (et le talent) de The Sea and Cake… Le deuxième inédit (" Traditional Wax Coin "), avec ses ruptures de rythmes et son piano délétère, fait un peu pâle figure après tant de classe… Mais " An Echo In ", une miniature pop servie dans un écrin post-rock, remet les pendules à l'heure. Puis viennent les remixes : Stéréolab rajoute des synthés à " Tea and Cake " et Broadcast des bruits et des beats vintage (" Interiors "). Leur travail, c'est du papier carbone : en apposant leur lourde empreinte sur les vignettes en apesanteur des quatre Américains, Stéréolab et Broadcast les dénaturent. Faute d'idées, de temps ou de talent ? Leur exercice de style s'avère d'une suffisance crasse. Seul Carl Craig semble avoir compris l'intérêt d'un remix : en rajoutant des BPMs aux mélodies volages de Prekop, il pousse le groupe sur le dance-floor, pas fâché pour un sou. Moralité : pour éviter l'ennui, faut pas être trop poli… Surtout que Sam en singlet sous la boule à facettes, ça vaut vachement le détour !

The Sea And Cake

One Bedroom

Autant les Américains de The Sea and Cake s'avèrent pénibles en concert, autant leurs disques se révèlent de délicieux écrins post-pop à savourer lentement, mais sûrement. Avec ce sixième album, Sam Prekop (chanteur-guitariste) et sa bande (Archer Prewitt à la guitare et au piano, Eric Claridge à la basse et John McEntire, éminence grise de Tortoise, à la batterie) prouvent encore une fois qu'exigence et sophistication peuvent rimer avec légèreté et décontraction. Leur pop aérienne et mille-feuille, construite comme un Rubik's Cube aux multiples facettes (rock, électro, jazz), s'apprivoise pourtant difficilement : certains étroits d'esprit pourraient la trouver trop précieuse, voire ‘intello’… Mais une fois domptée, passés ces clichés qui ternissent son éclat bien réel (‘Du Tortoise pop’, ce genre), elle dévoile alors ses charmes avec insistance, et touche à la grâce. Comme en apesanteur. Plus que jamais mélodieux (" Four Corners ", " Left Side Clouded "), voire assurément dansant (" Hotel Tell " et ses boucles enivrantes), ce " One Bedroom " d'une beauté immaculée assure la place de The Sea and Cake au firmament pop. Et lorsque retentissent les premières notes sibyllines du dernier titre, une reprise tubesque du " Sound and Vision " de David Bowie, c'est au septième ciel que nous sommes hissés, gentiment béats. Parce que " One Bedroom " et les trompettes des anges, en fin de compte, c'est du pareil au même.

The Sea And Cake

Oui

Écrit par

Sam Prekop est un perfectionniste. Pour enregistrer le cinquième opus de The Sea and The Cake, il a d'abord enregistré ses compositions au Soma Electronic Music de John Mc Entire. Soit dans un des studios les plus à la pointe de la technologie moderne. Et bien évidemment Mc Entire (NDR : une des têtes pensantes de Tortoise) lui a aussi filé un coup de main. Il n'est pas le seul. Puisqu'on retrouve également le bassiste Eric Claridge et puis surtout Archer Prewitt, un musicien qui a autrefois bossé pour Brian Wilson des Beach Boys. Difficile de faire mieux au niveau du talent des instrumentistes ! Lorsque Sam a enfin eu terminé ses démos (NDR : on ne peut imaginer la somme de travail qu'il a consacré à cette tâche), il les a remises à Paul Mertens. Qui les a enrichies d'arrangements de cordes et de cuivres. Musiciens en chair et en os à l'appui ! Paul se réservant même les différents saxophones et clarinettes. Retournées à l'expéditeur, Sam a de nouveau reciselé les épreuves afin de produire un son hybride et fluide en même temps. Et " Oui " constitue le résultat de ce travail minutieux. Un résultat tout à fait étonnant, bien moins artificiel que j'aurais pu le craindre. Un disque raffiné et complexe, c'est une certitude. Mais qui ne manque pas de sensibilité. Et cette forme de prog pop éthérée, légèrement jazzyfiante, caressée par la voix diaphane de Sam me rappelle même un certain Caravan. En particulier son elpee " In the land of grey and pink ". Un disque qui remonte quand même à 1971. Comme quoi la Canterbury school fait encore et toujours des émules. Même aux States…