Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Smokestack Lightnin' + The Seatsniffers

Roadmasters (Split cd)

Écrit par

Les deux formations s’estiment. Et parfois se permettent des apparitions dans les studios de leurs amis. Ce split Cd n'est donc qu'une demi-surprise. Trio teuton, Smokestack Lightnin' réunit le chanteur/bassiste Bernd Batker, le guitariste Frieder Graef et le drummer Michael Kargel. La discographie du combo est conséquente, tant en singles qu’en albums. Et lors de la confection de cette plaque, les Allemands de Smokestack Lightnin' étaient manifestement aussi motivés que les Belges de Seatsniffers.

L’expression sonore de Smokestack Lightnin' est plus propre, moins primaire. A la limite, elle me fait penser au rock'n'roll accessible de Dave Edmunds voire de Chris Isaak. Encore que, balayé par la pedal steel de l'invité Oliver Stangl, "Carter Cain" nous plonge dans l’univers de Johnny Cash. Plus rock, "Home in my hand" est soutenu par une rythmique tenace et répétitive, pendant que Peter Hoppe tapisse discrètement la trame sonore de son orgue. Graef est passé à la mandoline pour le folk blues rythmé "Leaving Louisiana in the broad daylight". Lugubre, "Lonely moon" constitue le meilleur moment consacré à Smokestack Lightnin'. Blafarde, la lune se reflète dans les marais louisianais. Issu des profondeurs de ces swamps, l’écho réverbère le chant de Trinah… Les percus sont dignes de la formation hollandaise T99 ; et elles excellent lors de la finale "The thunder rolls". Cet ensemble particulièrement original est sur le point de sortir un nouvel opus sur le label Hazelwood. Il s’intitule(ra) "Heads of agreement".

Les Seatsniffers ont toujours la pêche. La machine est parfaitement huilée. Dès l'ouverture, le "Treat her right" de Roy Head sert un subtil cocktail de R&B et de rockabilly, secoué par le sax hurleur de Roel Jacobs et la guitare déjà bien en verve de Walter Broes. Le traitement de la cover du "I'm a long gone daddy" de Hank Williams vaut un bon vieux rock'n'roll à la Chuck Berry. On imagine même Walter exécuter les pas de canard, sur les planches ! Quatorze années que les Seatsniffers suent sur les routes du rock'n'roll. Ce qui facilite les rouages. La formation anversoise a le bon goût de nous faire revivre l’époque des vieux juke-boxes. Ceux des fifties. En épinglant une version du "Envy" de John Loudermilk, une adaptation de "Weekend on Mars", en hommage à Lux Interior (NDR : le chanteur des Cramps, décédé en février dernier) et une cover insolente du "Belle amie" d'Art Neville, profilé à la manière du "Somethin' else" d'Eddie Cochran. Un peu de douceur quand même lors d’un "She's a yum yum" tapissé par la section rythmique à la fois solide et métronomique des frères De Houwer. "Black Jack David" clôt l’elpee. Un morceau traditionnel qui célèbre la rencontre entre le R&B convulsif et le country alternatif. Dommage que les albums des Seatsniffers soient toujours aussi courts !

 

The Seatsniffers

Turbulence

Écrit par

The Seatsniffers est un groupe de roots rock. Belge, de surcroit. Et surtout excellent. Leur mélange de r&b et de rockabilly est percutant et énergique. Le guitariste Walter Broes et le saxophoniste Roel Jacobs mènent la barque. Ils sont soutenus par une section rythmique en béton assurée par les frangins De Houwer : le drummer Piet et le bassiste Dierk ‘Bop’. Paru en 1997 sur le label belge Rowyna (NDR : où es-tu Jeroen?), leur premier elpee était éponyme. Au sein de la discographie des Sniffers, on inventorie de nombreux singles et même un vinyle d’un diamètre de 25cm intitulé "R&R covers". Depuis 2003, ils sont passés chez Sonic RendezVous, une écurie pour laquelle ils ont gravé le ‘live’ "Flavor Saver", l’elpee studio "Let's burn down the Cornfield full" et réédité leurs trois premiers opus.

Attachez bien vos ceintures, "Turbulence" nous invite pour un nouveau voyage au cœur des années 50. Walter Broes signe la majorité des titres. Il se charge, en outre, du mixing et de la production. La machine s'envole dès les premiers accords de "Git'r done". Walter chante, talonné de près par le souffle de Roel. "She's mine" est sculpté dans le rock'n'roll le plus pur. Il aurait même pu alimenter un jukebox de la fin des fifties. "Bangkok" est une compo signée Alex Chilton (NDR : dans une autre vie, il a drivé les Box Tops, avant de militer chez Big Star). Ce r&b sauvage est alimenté par des bruitages insolites. Une technique plutôt inhabituelle chez nos amis anversois. Blues rocker bien rythmé, "I'd wait all over" déborde d’enthousiasme. Les solistes en profitent pour se mettre en évidence, tout en prenant soin de ne pas trop s’écarter d’une ligne de conduite parfaitement tracée. "Woman is her name" marque un retour au rockabilly. La section rythmique est bien mise en évidence. La basse acoustique de Bop est très alerte. Bernd Batke est de nationalité allemande. Il a été invité à partager un duo au chant en compagnie de Walter. Pour "Boat", un morceau qui emprunte le rythme du twist. Bernd sévit également au sein d’une formation country : le Smokestack Lightnin'. Il partage avec Peter Hoppe un projet répondant au patronyme de Slackwax. Ce duo est notamment responsable d’un drôle de mélange entre blues, country et électronique. Et a commis une version originale du "On the road again" de Canned Heat! Mr Broes prend la liberté de pincer ses cordes à la manière du maître, Albert Collins. "(You need a) Checkup from the neck up" nous invite à suivre les traces du pub rock. Celui du Dr Feelgood originel. Broes y joue même le rôle de Wilko Johnson. Pas de saxophone pour la cover du "Dark in my heart" de Lee Hazlewood. Un titre plus pop/rock. L'étau rythmique ne desserre jamais l’étreinte. Un regret ? La brièveté des morceaux. Bien sûr, ils sont efficaces ; mais cette « Turbulence » nous laisse un peu sur notre faim. Faut dire que si elle est dédiée à la mémoire de James Brown, Link Wray et Ike Turner, elle ne dure que moins de 30'...  

 

The Seatsniffers

Let´s burn down the cornfield

Écrit par
Les Seatsniffers comptent déjà sept années d’existence. Des ex-musiciens du Dizzy Dave Band qui avaient opté pour ce roots rock tellement personnalisé, lorsque Big Dave avait tenté l'aventure des Electric Kings. Depuis, six albums ont vu le jour, dont "Flavor Saver". Leur précédent. Un live ! Et sur leur nouveau label : Sonic Rendez-Vous. Le line up est identique : Walter Broes au chant et aux guitares, Roel Jacobs aux saxophones, Piet de Houwer aux drums et Luc Houben à la basse. La formation est à nouveau au sommet de son art. Sa croustillante fusion de R&B, de blues, de rockabilly, de soul, de ska et de surf music déborde d’une même énergie ; et vous invite en permanence à investir la piste de danse. Impossible de ne pas remuer les doigts de pieds ! La majorité des plages sont rythmées. Difficile d’en monter une en épingle, tant l’ensemble tient la route. Mais certaines sont véritablement irrésistibles.
 
Quelques notes de guitare parsèment "I want to know". La basse acoustique suit le mouvement. Puis la machine à rythme embraie pendant que le sax et la guitare se conjuguent à l'unisson. Rien ne semble pouvoir arrêter cette formation unique en son genre. Bienvenue dans le monde du rock’n roll : "Make like a rocket and fly", "Gimme gimme", "We're gonna rock" en sont d’excellents témoignages. Du rock'n'nroll et du boogie. Des compos au cours desquelles la sonorité métallique est accentuée par la guitare. Quelques accords country préludent à "Crush". Une ambiance agréable qui persiste tout au long d’"It'll never come to light". A cause de la réplique vocale féminine de Nathalie Delcroix et de l’indispensable pedal steel de René van Barneveld. Les Seatsniffers version 2004 semblent apprécier la fibre country. "Depression's got me again" en est une nouvelle démonstration. Une plage pour laquelle, ils ont reçu le concours des Bluegrass Boogiemen, une formation néerlandaise de country et bluegrass, au sein de laquelle banjo et mandoline ont une place de choix. "Gimme more sugar" emprunte des accents musicaux à la surf music pour colorer cette compo de nouveau très rock. Le titre maître est une reprise assez blues du 'Let's burn down the cornfield" de Randy Newman, mise à la sauce Sniffers. Pratiquement sans rivale sur notre continent, la formation sent bon le parfum des années 50. "Sticks and stones" agrège R&B, blues et rock. Le saxo de Roel Jacobs y est incomparable ; mais le combo a ici reçu la collaboration du guitariste et leader de T99, Mischa den Haring. Fameux ! "You got it all mixed up" renoue avec l'esprit des riffs et accords chers à Chuck Berry, tandis la finale "Get high" épouse le beat de Bo Diddley. Quelle ambiance !

The Seatsniffers

Flavor Saver Live

Écrit par

Spécialisé dans le black rock'n'roll et le black R&B, les Seatsniffers figurent parmi les meilleures formations belges. Fondée début 1995, autour de Walter Broes (guitare et chant), Roel Jacobs (saxophones), Luc Houben (basse) et Piet De Houwer (drums), elle compte déjà plusieurs albums et singles à son actif.

Live, leur nouvel opus inaugure leur nouveau contrat signé chez le label hollandais Sonic RendezVous. Et c'est bien sur une scène que nos quatre lascars s'expriment le mieux. Leur savoureux cocktail de rockabilly, de blues, de R&B, de country & western et de surf, libère une énergie permanente, tout en véhiculant une attitude quasi punk.

Le concert s'ouvre par les accents d'une rythmique boogie, bien huilée par le tandem De Houwer/Houben. La guitare de Walter épouse un profil rockabilly à la limite de la country. Les percussions sont denses et la machine à rythme s'emballe. Mais paradoxalement, cette agitation reflète une forme de solitude. Que brise le sax hurleur de Roel au bout d'une bonne minute. Il se défoule comme un beau diable sur ce "Shake it", devenu un titre de référence par excellence. Le public est déjà à point. Il répond aux invitations à se manifester. La tonalité surf de la guitare réverbère tout au long de ce "She's a fox" complice. Sous l'impulsion de Piet De Houwer derrière sa caisse, les Sniffers accélèrent encore le tempo et embraient par un 'Shakedown", au cours duquel Roel laisse éclater une joie d'une grande limpidité. "This must be the bottom" est sculpté dans du rockabilly pur et dur. Walter laisse glisser ses cordes huileuses tout en les secouant au service du rythme. "Taggin' along" est un blues lent sans complication, mais très efficace. Walter et Roel y chantent en duo. Insatiables, les Sniffers reviennent au boogie hypnotique pour "Don't gimme that". La guitare rythmique emprunte le riff cher à John Lee Hooker. Le son est sale, primaire. Il va droit au but recherché : celui de faire bouger. Proche d'une composition de Leiber et Stoller, "Get it" ouvre une parenthèse de calme. Et inévitablement le tempo ralentit la cadence tout au long de ce morceau né d'un savant dosage de blues et de rock ; un titre qu'aurait apprécié Little Charlie Baty ou encore les Paladins de Dave Gonzales. Cette plage est également la plus longue de l'album. Elle permet à Walter Broes de s'exprimer en développant un superbe solo. Pour aborder "Make my dream come true", le guitariste est complètement libéré. Il entretient sa furie dans une saveur tex-mex, avant de nous plonger au sein d'une ambiance futuriste (NDR : bruitages à la clé) chez l'éclatant "UFO". Pris de court, le public n'a pas le temps de reprendre son souffle que le rythme repart de plus belle, contaminant tour à tour le rocker "Assembly line", un "Since my baby left me" caractérisé par son riff découpé au couteau et l'instrumental gloussant "Run chicken run", parcouru par une guitare qui rocke et rolle. Le concert s'achève par une plage cool, baptisée "Sleep". Un tout bon album !

 

The Seatsniffers

Born again

Écrit par

Le troisième album de nos Seatsniffers est curieusement axé sur le gospel ; et franchement, je ne m'attendais pas à cette célébration divine de nos Anversois. Curieux aussi de voir Walter Broes serrer la Bible entre ses mains. Mais, place à la Musique!

L'ouverture "The river of Jordan" est imparable. Du pur Seatsniffers, avec cette rythmique métallique à l'acier éprouvé. Walter est secondé par Luc Houben à la basse et Piet DeHouwer à la batterie. Tout les autres chantent, en effet, dans un style gospel qui s'inscrit sur nos fronts. "Born again" expérimente donc les voix à l'unisson. Elles sont de nouveau mises en avant sur "There's a higher power" des Louvin Brothers. La guitare est bien entendu très présente dans le décor rythmique. Mais le son est encore plus sale que celui de Dave Gonzales. Ils se lancent ensuite dans un reprise pas possible de "Backwoods preacher man" de Tony Joe White, un peu comme si le titre avait été créé par Sam the Sham, avec une partie de guitare sérieusement déjantée à la Vestine. Maintenant, quand j'entends la suite "Kneel at the Cross", "Pure religion", je me demande s'ils n'en font pas trop. La démarche est-elle si sincère? Au moment où j'allais lancer un avis de recherche pour le saxophone de Roel Jacobs, le voici qui apparaît dans une version ska de "Jesus died for me" de Hank Williams. Et les Sniffers de replonger dans leur gospelbilly avec un "Jubilee" intéressant, curieux, inattendu et surprenant. La production sans reproche est de Thomas Yearsley (ex-Paladins) qui actionne également la pedal steel sur la belle finale, "Taggin' along". Ceci dit, Roel, mériterait un peu plus de temps libre au sein de cet espace sonore...