Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Miossec simplifie…

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The Telescopes

Exploding head syndrome

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11ème album pour The Telescopes, un groupe fondé par Steven Lawrie en 1987. Responsable d’une musique psyché/noise/shoegaze/space rock, la formation britannique nous entraîne, tout au long de « Exploding head syndrome », au cœur d’une atmosphère brumeuse hantée par le murmure de Steven, une atmosphère traversée de convulsions sonores, de distorsions électroniques, de tourbillons mélodiques, de bourdonnements lancinants, de couches de fuzz et de rythmes hypnotiques. Orgue vintage, sonorités de guitare saturées, maracas, ligne de basse menaçante et bruitages technologiques alimentent cet univers pulsant et fluide qui au fil des plages finit par ensorceler. De cet elpee, on épinglera cependant « Until the end » coécrit par Chris Plavidal (Slumpston) et dédié au regretté Nevada Hill (Bludded Head »), ainsi que « Everything turns into you », une piste qui mène directement au « Saucerful of Secrets » du Floyd, une compo hypnotique, alimentée par une sonorité d’orgue dont Richard Wright était particulièrement friand à cette époque…  

The Telescopes

As light return

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Pour enregistrer « As light return », John Lawrie a de nouveau reçu le concours du band écossais St Deluxe. Mais si le précédent opus, « Hidden fields », se distinguait par son sens mélodique, « As light return » s’enfonce profondément dans le bruit blanc. Hormis le morceau qui ouvre l’elpee, les 4 autres plages atteignent et dépassent même les 7 minutes, le final « Handful of ashes » franchissant même le cap des 17 minutes. Expérimentale, ténébreuse, sonique, tentaculaire, blême, sinistre, l’expression sonore se nourrit de drone, de cordes torturées voire déchiquetées, de feedback et de machinerie électronique. Des vagues électriques ondulatoires qui évoluent, le plus souvent, en boucles. Finalement le 9ème long playing de Telescopes s’apparente davantage au « Metal Machine Music » de Lou Reed. Tout un symbole ! Il y a parfois des voix. Mais elles ressemblent plutôt à des incantations plaintives, hantées, qu’à du chant. A ne pas mettre entre toutes les oreilles !

 

The Telescopes

Hidden fields

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The Telescopes est une formation insulaire de shoegazing/psyché/space/noisy/rock qui a d’abord sévi de 1988 à 1992, publiant dans le style, deux opus incontournables (« Taste » et un éponyme) avant de se reformer en 2002. Dans l’intervalle, le chanteur Stephen Lawrie et la guitariste Joanna Doran ont sévi chez Unisex. Depuis cette reformation, le groupe en a gravé 5 autres, dont 4 bien moins shoegaze, mais davantage ouvert au trip hop, post rock et à l’électro ambient, avant d’en revenir à ses sources, grâce à « Hidden fields ».

Si ce nouveau long playing ne compte que cinq titres, le final « The living things » s’étale sur plus de 15 minutes. Une plage tentaculaire, viscérale, cathartique, sinistre, malsaine, rampante, marécageuse, transique, qui doit autant à My Blooody Valentine, Loop, Spacemen 3 que Jesus & Mary Chain. Si vous êtes accros au shoegazing, c’est sans doute le rêve ultime du bruit blanc. Sans quoi les autres pistes, qui vont le plus souvent au-delà de 5 minutes, valent leur pesant de noisy. Mais en moins post-apocalyptique. Disons qu’il servent de discours préparatoire, même si la voix de Lawrie est toujours aussi laconique et discrète, mais quand même bien présente. Mon feedback ? Impressionnant !

 

The Telescopes

Taste

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« Taste » est le tout premier album de The Telescopes, une formation insulaire, qui est considérée, à l’instar de The Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine, Loop et Spacemen 3, comme un des fondements du mouvement noisy. Fondée en 1987 par Stephen Lawrie, elle s’est séparée en 1994, avant de se renaître de ses cendres, en 2002. Et d’enregistrer, dans la foulée « The Telescopes #4 », en 2005 et « Hungry Audio Tapes en 2006. Un ‘live’ a même été publié l’an dernier.

Paru en 1989, « Taste » est manifestement l’elpee le plus difficile, le plus sauvage et le plus aventureux du combo. En puisant leurs influences chez les Stooges et Syd Barrett, le groupe y propose une musique qui privilégie une solution sonore torturée, frénétique, saturée de fuzz et de feedback. Peu de moments plus planants ou atmosphériques, ici préfigurant le shoegazing, à l’instar de la suite de sa discographie. Pourtant, si le combo se nourrit essentiellement d’électricité malsaine, filandreuse et bruitiste, elle n’hésite pas à y incorporer des cuivres, même s’ils ont le plus souvent noyés dans la masse tumultueuse. Un peu comme les vocaux, d’ailleurs. Dommage, car sous un aspect purement expérimental, cet elpee est absolument remarquable et a dû, plus que probablement, lorsque la mélodie devient enfin palpable, influencer un groupe comme The Warlocks, par exemple…

Réédité, « Taste » est enrichi de trois bonus tracks.