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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Thee More Shallows

More deep cuts

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Deuxième album pour cet ensemble californien, de San Fancisco très exactement, dont le line up a été réduit à un trio depuis le départ d’un des leaders, Tadas Kieselius. En 2002, « A history of sport fishing » avait valu au groupe, des critiques élogieuses de la part de la presse insulaire et américaine, certains médias ayant même qualifié leur musique de parfait croisement entre Neil Young et Mogwai. Pour enregistrer « More deep cuts », Thee More Shallows a invité une bonne dizaine de collaborateurs dont un violoniste, des choristes, et quelques instrumentistes insolites (notamment un joueur de cor d’harmonie et un préposé à la scie). Toute une panoplie de musiciens qui apportent une nouvelle amplitude aux compos de cet elpee. Lorsque les orchestrations épousent un profil fragile, mélancolique, ou s’élèvent presque dans la symphonie, on ne peut s’empêcher de penser à Mercury Rev. Mais lorsqu’elles glissent vers le bruit blanc, on pénètre alors dans un univers post rock hypnotique, digne de Dreamend (la conjugaison entre ligne de guitare et le xylophone sur le baroque « 2 AM »), de Godspeed You ! Black Emperor et bien sûr de Mogwai. Mais en général, la solution sonore baigne au sein d’un univers climatique fragile, délicat, brumeux, caressé par le timbre vocal confident, vulnérable, souvent chuchoté de Dee Kessler, responsable de textes narrant des histoires de paranoïa, de solitude et de rituels funéraires… Un superbe album !