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Thomas Dutronc

Live is Love

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Fruit de l’union passionnée entre Françoise Hardy et Jacques Dutronc, Thomas a hérité de la fibre artistique, mais il n’en affiche pas moins sa propre personnalité.

« Comme un manouche sans guitare », son premier opus, avait permis au fils Dutronc d’être nommé aux 23ème Victoires de la musique dans les catégories ‘artiste révélation du public’ et ‘album de l'année’ ; et dans la foulée d’obtenir une consécration fort méritée.

En gravant « Live is Love », disponible chez Blue Note, le label jazz d'Universal, l’homme s’est livré à un condensé d’une cinquantaine de concerts intimistes à travers la France, accompagné de ses musiciens, Les Esprits Manouches.

En tout et pour tout, quinze titres ont donc été couchés sur un disque qui fait la part belle à l’esprit de Django Reinhardt.

L’album recèle des inédits pour une moitié environ (« Mademoiselle », « Rocking Chair », et l’autre propose une (re)lecture intéressante de véritables standards (« J’aime plus Paris », « Comme un Manouche sans guitare »).

Les arrangements, subtils, font revivre à l’auditeur toute la richesse d’une prestation vive en émotions comme s’il y était.

Les chansons se vivent plus qu’elles ne s’écoutent et se libèrent des diktats radiophoniques, tout en étant ponctuées d’interventions cocasses telles que ‘j’ai dû quitter ce pays pour des raisons fiscales’ sous les rires d’un public hilare avant d’entamer franc battant « Nastdaq ».

Bref, à 43 ans, junior livre un ouvrage qui se dessine et se construit lentement à travers ses sillons, entre simplicité, tendresse et richesse, saupoudré ici et là de variétés ciselées et jazz pointu.

Sans doute à mettre uniquement entre les oreilles, d’un public averti…