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Thornetta Davis

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Thornetta Davis est issue de Detroit, dans le Michigan. Elle est considérée comme la 'Detroit’s Queen of the Blues'. Elle déjà remporté pas moins de 30 ‘Detroit Music Awards’. Thornetta avait entamé sa carrière dès 1957, au sein de soul bands locaux, comme chez le Lamont Zodiac and the Love Signs, qui a ensuite opté pour le patronyme Chisel Brothers. Intitulée "Sunday Morning Music", sa première œuvre personnelle remonte à 1996. Dès 2001, elle est reçue au sein du ‘Detroit Hall of Fame’. Elle vient d’enregistrer l’album qu’elle rêvait de graver depuis vingt ans. Elle en signe douze des treize titres et assure la mise en forme. 

Les sonorités de cordes réverbérées dispensées par la guitare de Roscoe White nous introduisent dans le monde de Thornetta. Sa sœur, Félicia, a écrit et récite le texte de "When my sister sings the blues". Les références sont prestigieuses. Et pour cause, elles ciblent Bessie Smith et Sippie Wallace, deux chanteuses qui ont marqué le blues et le jazz des années 20 ! Kim Wilson se fend d’une intervention remarquable à l’harmo sur "I gotta sang the blues", une plage qui libère une puissance exceptionnelle. Envoûtante, autoritaire et excellente, la voix de Thornetta domine "That don’t appease me", une compo réminiscente du grand Willie Dixon. Brett Lucas en profite pour opérer une sortie remarquée sur ses cordes. Des voix masculines et féminines épaulent celle de Miss Davis sur "Set me free", un excellent R&B que tapisse le talentueux Chris Codish de son orgue (NDR : cet ex-Brothers Groove est établi à Detroit), alors que Larry McCray transperce l’ensemble de ses cordes. Les parties vocales de Thornetta sont bien mises en exergue sur les morceaux imprimés sur un tempo lent. A cause de la réserve de puissance qu’elle peut thésauriser. Et elle le démontre tout au long d’"Am I just a shadow", une jolie ballade soul. "I need a whole lotta lovin’ to satisfy me" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Le roulis de piano exécuté par Phillip J. Hale et l’intervention à la trompette de James O’Donnell nous y guident. La voix de Thornetta est bien évidemment taillée pour le blues. A l’instar d’"I’d rather be alone", une piste au cours de laquelle elle et ses choristes entrent en dialogue, face à ses musiciens particulièrement inspirés. "I believe" est bercé par les rythmes endiablés tramés par les chœurs gospel et spiritual des Special Anointing (NDR : l’ensemble vocal est également originaire de Detroit) et déchiré par la slide acérée de Brett Lucas. "Sister Friends indeed" s’enfonce davantage dans le boogie gospel, le bottleneck acoustique apportant sa couleur roots. Et jusqu’à la fin du long playing, l’opus va encore nous réserver de solides compositions au cours desquelles les guitaristes Paul Carey et Brett Lucas vont tirer leur épingle du jeu. "Can we do it again" campe un dernier blues. Majestueux, teinté de jazz, il constitue une belle carte de visite pour cette nouvelle Reine du Blues de Detroit, tout en rappelant à notre souvenir, une ancienne souveraine, Alberta Adams.