La terre fissurée de Daffo

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Threatmantics

Upbeat love

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Threatmantics est un drôle de trio. Il y a bien un guitariste, répondant au nom de Ceri Mitchell (NDR : il est issu du Hertfordshire); mais surtout deux frères : Heddwyn et Huwe Davies (NDR : ils sont nés à Cardiff (au Pays de Galles), respectivement chanteur/violoniste (un alto !) et drummer/claviériste. Et ce line up insolite propose une musique qui ne l’est pas moins. Hormis, sur le morceau final, « Lonely heart », une ballade sentimentale, qui aurait pu relever du répertoire de Lambchop, le tempo oscille régulièrement entre post punk aride et tranchant, blues viscéral et hypnotique, folklore gaélique ou amérindien (« NDR : sur James Lemain », on a presque envie d’entamer la danse du scalp). Encore qu’à l’instar du prog, une même compo est capable de varier plusieurs fois de style. « High waister » notamment. Une plage à la fois complexe, sinistre, mélancolique et séduisante, dont les harmonies vocales se muent presque en chœurs. Et si les riffs de guitare sont tour à tour puissants, sismiques, malsains, éraflés, distordus ou rampants, c’est l’alto qui apporte la coloration originale à leur solution sonore. Tantôt grinçants, rageurs, mélodiques ou aventureux, ses accès font constamment la différence. Quelques traces de basse circulaire et de claviers subtils enrichissent cette solution sonore balayée par le timbre vocal fragile d’Heddwyn, qui chante des textes à la fois sombres, intelligents, cyniques ou sarcastiques, lorsqu’il ne les déclame pas en gallois (« Don’t care »). Bref un remarquable premier opus pour cette formation dont la musique aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre The Fall, Mekons, Birthday Party, Dirty Three, les Pogues, Super Furry Animals et O’Death. Enfin ce n’est qu’une hypothèse qu’il serait judicieux de vérifier sur les planches…