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Three Second Kiss

Tastyville

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Originaire de Bologne, Three Second Kiss est né au début des années 90. Déjà, à l’époque, ces Italiens ne juraient que par la musique étasunienne. Issue de deux villes en particulier : Chicago et Washington D.C. Leurs premiers albums trempent au sein d’un noise/rock énergique, largement inspiré de formations telles que Shellac ou Fugazi. Le trio a d’ailleurs rencontré un petit succès, puisque plusieurs de ces elpees sont parus sur le mythique label Dischord. Ce qui lui a sans doute permis d’ouvrir les concerts de groupes comme Shellac ou encore Shipping News. Leur précédent long playing, « Long Distance » remonte à 2008. Il avait également été enregistré sous la houlette de Steve Albini.

« Tastyville » constitue leur sixième essai, un disque qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit de leur discographie. Les compos reposent (?) sur une structure guitare-basse-batterie. Rien de neuf à l’horizon, donc. Pourtant, les neuf morceaux de la plaque ont le bon goût de ne pas régurgiter la même solution sonore. « Tastyville » possède ses propres caractéristiques. Three Second Kiss pratique un math-noise-rock atmosphérique et mélodique, malgré ses brisures et ses fluctuations de rythme, mais aussi la complexité des riffs de guitare et de basse. Le plus étonnant procède cependant du vocal, qui reste impassiblement monocorde, malgré les variations de tempo. Une recette singulière illustrée remarquablement par « A Catastrophe outside ». Planante au départ, la compo monte paisiblement en intensité, sans jamais réellement exploser.

Si le genre est actuellement bien encombré, il faut reconnaître que Three Second Kiss parvient parfaitement à tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui la formation transalpine ne se contente plus de regarder outre-Atlantique, elle s’est forgé sa propre identité…