Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Tohpati Bertiga

Riot

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Surnommé ‘Bontit’, Tohpati Ario Hutomo est originaire de Jakarta. Il est aujourd’hui âgé de 42 ans. Il a appris très tôt à jouer de la guitare. Mais dans des styles en constante évolution. Ainsi, il est passé de la musique classique au rock, avant d’atterrir dans l’univers du jazz. Il a fondé le Tohpati Band, en compagnie de ses deux frères. Il a enregistré ses deux premiers elpees, "Tohpati" en 1998 et "Serampang Samba" en 2002, sous sa propre identité. Depuis, il a milité au sein de différentes formations, et notamment Simak Dialog ainsi que Trisum.

Sous son nom, il publie encore "Tohpati Ethnomission". En 2010. Et enfin ce "Riot", il l’attribue à Tohpati Bertiga. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées en Indonésie. Il a reçu le concours de musiciens locaux, en l’occurrence le bassiste Indro Hardjodikoro et le drummer Adityo Wibowo. Immortalisé live, mais en studio, cet opus était d’abord sorti en 2011, sur le label indigène Demajors. Il vient donc d’être réédité sur l’écurie américaine, Moonjune! Sa musique est le fruit d’une fusion entre jazz, rock et musique ethnique.

Dès les premiers accords d’"Upload", la guitare de Bontit est largement amplifiée. Il boute littéralement le feu à la compo. L’artiste indonésien est un brillant technicien et il aime nous en mettre pleine la vue (NDR : les oreilles ?). L'amplification est importante, car elle permet de multiplier les artifices. Sa vitesse d'exécution sur le manche est assez prodigieuse. Pendant près de 8’, son attaque est quasi permanente. Mais il s’exprime ici dans un registre davantage plus rock que jazz. Le dialogue de cordes opéré tout au long d’"I feel great" lorgne davantage vers le jazz, moderne bien sûr, même si l’esprit rock est toujours bien présent. A cause de ces changements de rythme et d'échelle qui plairaient sans aucun doute à Robert Fripp. Sur le titre maître, Bontit semble lancer des phrases sans véritable liaison entre elles. Cette forme décousue est sans aucun doute voulue, mais pas forcément facile à suivre pour la section rythmique. Adityo cherche à combler les espaces libres, à l’aide de ses percussions. "Middle East" est certainement la plage la plus remarquable. La guitare est constamment sur l’offensive. La rapidité reste primordiale. Les segments de connexion sont impeccablement combinés. Les motifs sont utilisés comme les groupes de jazz rock progressifs issus des 70’s, capables de faire sonner la guitare comme un orgue, dans l'esprit du jeu de David Greenslade chez Colosseum, par exemple. "Pay attention" mêle jazz plus classique et arrangements davantage ethniques via les percussions. Une liberté totale d’action est laissée au bassiste Indro, autonomie à nouveau accordée sur "Absurd". Quoique superbe exercice de style, "Rock camp" est un peu trop court à mon goût. Tout en développant son aspect rock, cette piste adresse quelques clins d'œil appuyés à Robert Fripp, Allan Holdsworth et Ollie Halsall. Quelques gadgets électroniques introduisent "Disco Robot". Une atmosphère s’installe, mais les parties de synthé ne sont pas ma tasse de thé. Je préfère la sagesse de "Lost in space", un morceau caractérisé par des interventions de guitare plus accessibles, proche de Jeff Beck et parfois de Bob Fripp, surtout dans la progression des climats. La finale "Bertiga" nous ramène dans leur style fusion, plus rituel chez ce trio. 

 

Tiga

Ciao !

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Tiga a une fâcheuse tendance à concocter des disques sur lesquels figurent des tueries destinées au dancefloor, mais aussi de belles daubes electro-pop adressées aux radios grand-public. Il nous avait déjà fait le coup sur « Sexor », son premier recueil ; et ne manque pas de réitérer l’affront tout au long d’un « Ciao ! » mi-figue mi-raisin. Le second ouvrage du Canadien recèle donc de véritables bombes euphorisantes, propices à de nombreuses chutes de tension sur les pistes de danse. Parmi les titres exemplaires, les fans du DJ peuvent se régaler de la présence des hypnotiques « Mind Dimension 2 », « What You Need », « Love Don’t Dance Here Anymore » et ses accents à la Moroder, le frémissant nouveau single « Beep Beep Beep » ou encore l’apaisante pépite « Gentle Giant », coécrite par James Murphy et à laquelle il prête des chœurs discrets en compagnie de Jake Shears des Scissor Sisters

Par contre, le pote aux frères Dewaele (qui cosignent la majorité des morceaux) aurait pu épargner à son public des futilités comme l’extra-plat « Overtime » ou les atrocement irritants « Luxury » et « Turn the Night On ». « Ciao ! » ne surprendra donc certainement pas celles et ceux qui diffusaient des morceaux choisis de « Sexor » en boucle il y a trois ans. A écouter très sélectivement…

The Instigators (Sweden)

Volume Two

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Les Instigators nous viennent de Suède, de Göteborg plus précisément. Göran Svenningsson en est le leader. Un adepte de Johnny Guitar Watson qui se réserve le chant et la guitare. Leur premier opus s'intitulait "Rock & Bowl!". Une formation qui pratique un Chicago Blues très 50s. Ce qui n'est guère surprenant. Mais enrichi par une touche de jump blues. Toujours cet axe Chicago-L.A. !

Véritable brûlot, cet elpee s'ouvre par "Boogie D.D". Un jump blues dévastateur qui met en exergue la guitare de Göran, largement inspirée par Jr Watson. L'autre soliste est le chanteur harmoniciste Stefan Dafgard. Il s'y entend pour sonner comme Little Walter voire Sonny Boy Williamson II. "One of these mornings" plonge dans le répertoire de Little Walter. Lorsque Göran gratte comme Jimmy Vaughan, tout en jouant de la pedal steel (NDR : grâce aux vertus du re-recording), il élargit sa palette ; mais son esprit se rapproche surtout du Texas, et en particulier celui des Fab Ts de Kim Wilson. Et "What's on your mind" en est le plus bel exemple. La face Chicago blues est largement exploitée. Et chaque fois avec le même bonheur. Une perspective illustrée par "Cool cool blues" et "Cool disposition" de Sonny Boy, "Stuff you gotta watch" de Muddy Waters, le bouillant "Done something wrong" d'Elmore James, caractérisé par la slide qui ronronne, "You can't judge a book by its cover" de Willie Dixon ou plus exactement de Bo Diddley, et le célèbre "Be careful" de John Brim, un Chicago shuffle qui nous donne le tournis. L'univers californien nous revient dès "Sometimes". Göran a décidément tout compris des plans de la guitare west coast. Les Instigators doivent être (NDR : et Glenn Goddyn de Blues 4U2 le confirme) une machine bien huilée pour la scène. Ils conjuguent les verbes bouger et remuer à tous les temps. Comment résister à leur "Don't you want a man like me", si proche d'Elmore ou encore de Hound Dog Taylor ? Ce type de groupe nous envoûte et ne nous libère plus l'esprit avant que la dernière note s'éteigne. Göran et Stefan, les deux solistes sont étincelants. Constituée de Magnus Lanshammar à la basse et de Erik Qvick à la batterie, la section rythmique les soutient efficacement. Et en finale, les Instigators nous réservent une composition issue de la plume de Juke Boy Bonner, "Running shoes"…