La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Tiger Saw

Blessed Are The Trials We Will Find

“Sing!”, le troisième album de Tiger Saw, est sorti en 2005, dans l’indifférence générale. Il s’agit pourtant d’un bon groupe de slowcore/country, le trait d’union parfait entre Low et les Cowboy Junkies. Collectif à géométrie variable, ces souffreteux du Massachusetts aiment donc les ambiances de fin de soirée, quand tout le monde est bourré et qu’arrive l’heure du spleen, avant la gueule de bois. C’est un peu l’heure du loup, sauf qu’ici c’est un tigre, et qu’il se sent patraque : d’où ces chansons à l’étirement relax, pleines de voix qui caressent nos tympans et de guitares qui bavent, sur l’édredon. A l’instar de Galaxie 500 ou de Bedhead, Tiger Saw raconte ses rêves comme on compte les moutons : les yeux mi-clos et le corps en position foetale, à l’abri du danger et des heures qui filent. “How to be Timeless Tonight”, c’est même le titre d’un morceau... Ca tombe bien : la réponse est (dans) le disque.

Tiger Saw

Sing!

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Dignes héritiers d’un univers plaqué sur les cordes de Dylan, de Cohen ou du Velvet, Tiger Saw explore une délicate plage indie au bord de laquelle il est de bon ton de chantonner, siffler ou simplement psalmodier des airs faussement heureux. « Sing ! », troisième disque du collectif de Los Angeles, agrémente ainsi une veine de musique folk, allongée sur une confortable paillasse de cordes acoustiques. Au chant, Jason Anderson se voit régulièrement soutenu par les voix de ses muses, Nikole Beck et Juliet Nelson, à l’instar d’un Léonard Cohen. Les vagues de ce disque ne se briseront certainement pas sur nos côtes. Pas d’ouragan Tiger Saw en vue sur nos contrées. Mais peu importe, l’océan de quiétude dégagé par la musique du groupe donne envie de s’abandonner aux activités les plus intimistes. Ne le cachons pas, ce disque s’adresse avant tout aux radins de la chanson délicate, avare notoire des belles mélodies qui, seuls dans leur chambrée, s’enferment, montant le volume pour se noyer égoïstement dans ces eaux claires. L’appel du large, des grandes étendues, autant de représentations transportées par des compositions affranchies de toute règle. « Sing ! », « For Adrian » et « The Sea » resteront certainement les plus beaux souvenirs de cette traversée bucolique. Et puis, ces impressions s’effaceront. Pour un jour, peut-être, remonter à la surface.