Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

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Tim Christensen

Honeyburst

Tim Christensen n’est pas connu chez nous, et pourtant c’est une rock star au Danemark, son pays d’origine. Depuis dix ans il écume les charts scandinaves de ses chansons pop-rock joliment troussées, construites en général sur un gimmick simple mais accrocheur, une mélodie « facile à chanter » où les sentiments priment. Avec son deuxième album solo, le Danois espère maintenant conquérir de nouveaux marchés, à coups de tubes certifiés or qui titillent gentiment l’oreille. A l’instar d’un Damon Cough (Badly Drawn Boy) en moins lo-fi, d’un Elliott Smith en moins suicidaire, d’un Neil Finn en moins ringard, Tim Christensen se fait l’apôtre fidèle de la cause pop-rock (folk), n’hésitant pas à presser la touche lacrymale si le besoin s’en fait sentir (« Right Next to the Right One », ballade beatlesienne en tête des hit-parades maritaux au Danemark, comme « Angels » de Robbie Williams en Angleterre). Mais le Danois sait aussi renverser la vapeur et durcir le ton (« Jump the Gun », « Isolation Here I Come », le poussif « Don’t Leave Me But Leave Me Alone », limite Incubus), parce qu’il faut donner son lot de rock pépère à la ménagère. Il n’empêche que question mélodies, Christensen est loin d’être un manchot : « Honeyburst » s’écoute avec plaisir, malgré ses tics romantiques, ses refrains rock ampoulés, ses montées de fièvre en total décalage (« No Easy Key », joli jusqu’à l’arrivée des guitares). A écouter au compte-gouttes, et selon l’humeur du moment.